CHOLÉRA
Les psychoses du choléra, signalées par Rayer (1832), Mul- LER, de Riga (1849), Delasiauve (1849), Woillez (1849), Mesnet (1866), Kraepelin (1881-1882), Ball (1885), etc., présentent tous les caractères des psychoses infectieuses. La torpeur cérébrale est fréquente dans le cours de la première période, pendant la déshydratation générale de l'organisme. D'autres fois, la psychose éclate au moment de la réaction con-
gestive secondaire sous forme d'un délire agité décrit chez les enfantsparFERNET(1865). Elle peutallerjusqu'au délire furieux.
Dans la convalescence, il s'agit habituellement de confusion mentale avec torpeur, dépression, idées déhrantes mélancoHques ou vaniteuses, comme dans un cas de Delasiauve.
Nous devons mentionner surtout la très complète observation de psychose post-cholérique à forme de confusion mentale hallucinatoire stupide, publiée par Séglas en 1893. Andréas a relaté plus récemment une autre observation assez analogue, avec polynévrite, sous le titre de psychose de Korsakoff post-cholérique.
Les ahénés paient habituellement un lourd tribut au choléra. A cet égard et contrairement à ce qui a lieu d'ordinaire, Alomeert-Goget et Cornu n'ont constaté, chez les 108 ahénés de l'asile de Marseille atteints de choléra lors de l'épidémie de 1911, ni délires nouveaux, ni modification des délires anciens (A. M. P. 1912).
ARTICLE IV