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CHAPITRE III

une sphère aplatie formée d’une membrane blanche et résistante (la sclérotique), enfermant des milieux réfringents (l’humeur aqueuse, le cristallin et le corps vitré), qui projettent sur une surface nerveuse (la rétine) une image du monde extérieur.

C’est, en fait, une petite chambre noire dont la partie essentielle est la plaque sensible.

La rétine correspond à cette plaque. Le nerf optique perce la surface bombée de la sclérotique et irradie des fibres sur sa paroi intérieure dans toutes les directions, formant ainsi une pellicule mince et transparente (fig. 3, réline). Ces fibres passent dans un appareil compliqué de cellules, de granulations et de fibres de soutien (fig. 4), pour se terminer enfin par les cônes et les bâtonnets (fig. 4, 9) qui sont les organes spécifiques destinés à recueillir l’action des ondes lumineuses. Chose étrange, ces organes terminaux ne se dressent pas vers la lumière qui arrive à travers

globe oculaire. Saisissez avec des pinces les deux bords opposés de la sclérotique et de la choroïde, en laissant de côté la rétine. Soulevez l’œil avec les pinces ainsi appliquées et secouez-le doucement jusqu’à ce que le corps vitré, le cristallin, la capsule, le ligament, etc., tombent de leur propre poids, séparés de l’iris, des procès ciliaires, de la cornée et de la sclérotique qui restent dans les pinces. Examinez ces dernières parties ; considérez le muscle ciliaire qui apparaît comme une ligne blanche quand, avec la brosse de poil de chameau et le scalpel, la choroïde a été détachée aussi complètement que possible de la sclérotique. Étudiez maintenant les parties qui adhèrent au corps vitré, et, en particulier, l’anneau clair qui entoure le cristallin, et, s’irradiant autour de lui, les empreintes laissées par les procès ciliaires avant qu’ils ne fussent détachés du ligament suspenseur. A l’aide d’un mince tube capillaire vous pourrez gonfler l’anneau clair juste au-dessous de la lettre p (fig. 3) et montrer le ligament suspenseur lui-même.

Toutes ces parties peuvent être vues en coupe dans un œil gelé ou durci dans l’alcool.

LA VUE

la pupille ; ils se renversent vers la sclérotique, de sorte que les ondes lumineuses ont à traverser d’abord la couche transparente des fibres nerveuses, puis les

Cornée

Nerf optique

Fig. 3.

couehes granulaires et cellulaires, avant d’atteindre enfin les bâtonnets et les cônes. (Cf. fig. 5.)

Le point aveugle. — Les fibres nerveuses optiques doivent donc être insensibles à l’action directe de la lumière. En fait, la place où entre le nerf est entière-

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