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AI IC II O S COI’I

de la lentille, et 011 a de la sorle une lumière blanche ou très légèrement bleuâtre, qui se prête très bien à l’examen microscopique.

Pour éviter d être incommodé par la chaleur de la lampe, on interpose enlre elle et le microscope un grand écran noir. C’est du reste une pratique recommandable pour l’observation microscopique que de se placer derrière un écran. Ce dernier arrête en effet les rayons lumineux venus du dehors qui pourraient se réfléchir sur les parties brillantes du microscope, et gêner l’observateur qui doit travailler, on le sait, les deux yeux

ouverts.

$ 5. — Mise au p 0 1 n t

Après b îs détails que nous avons donnés, la question de la mise au point esl fort simplifiée, puisqu'on sait déjà comment se forment les images et comment il faut éclairer les préparations.

La mise au point consiste à amener l'objectif aune distance telle de la préparation qu'un ou plusieurs points «le cette dernière apparaissent à l’observateur de la façon la plus nette. Pour cela il faut approcher l’objectif de la préparation à une distance qui varie suivant le grossissement et la portée de la vue. Avec des objectifs très faibles, comme le numéro 1 de Stiassnie, la distance entre eux et la lamelle est très grande (4 centimètres environ) et de plus, comme ce sont des objectifs très pénétrants, la mise au point n’est pas délicate ; il y a toujours une marge assez large pour que l’on puisse légèrement monter ou abaisser l'objectif sans cesser d’avoir une image nette. Avec les forts grossissements, au contraire, la distance entre la lamelle et la lentille frontale est en général moindre d'un millimètre, et il faut bien prendre garde en abaissant l’objectif de ne pas dépasser cette limite et de venir heurter la préparation. Pour cela 011 commence par approcher l'objectif de la préparation en se servant de la crémaillère placée en arrière du tube, ou bien en faisant glisser le tube dans son support si le microscope ne comporte pas de mouve-

INSTRUMENTS ET REACTIFS

moiil a crémaillère. Dans ce cas il ne faut pas faire glisser le tube clans son support verticalement, parce qu’on est moins maître de limiter les mouvements que l’on fait dans ce sens, mais il faut l’abaisser en lui imprimant un mouvement de rotation sur lui-même qui le rapproche régulièrement et graduellement de la préparation.

Lorsqu'on a ainsi amené l’objectif dans une position convenable à l’aide des grands mouvements produits par la crémaillère ou le glissement du tube dans son support, on procède à la mise au point définitive à l'aide des petits mouvements de rotation imprimés à la vis micrométrique. Dès que l’on a une image nette, on ne doit pas abandonner la vis micrométrique, mais au contraire continuer à la manœuvrer dans les deux sens, c’est-à-dire pour relever et pour abaisser l'objectif, afin de plonger en quelque sorte dans l’épaisseur de la préparation, de la parcourir de façon à 11e pas laisser un seul point de cette épaisseur inexploré. On s'aidera pour mettre au point convenablement des modifications d’éclairage rendues si faciles

par le diaphragme iris, mais pendant tout le temps que durera l'observation, la main droite ne devra pas abandonner la vis micrométrique, et la manœuvrer constamment dans les deux sens. Outre que cela est indispensable pour avoir de bonnes images, cette pratique a encore pour avantage de ménager l'accommodation de l’observateur qui serait inconsciemment mise en jeu pour mieux voir les points qui, n’étant pas au foyer, sont moins nettement visibles. O11 reconnaît en quelque sorte un histologiste à ce qu’il ne se place jamais devant un microscope sans mettre immédiatement la main sur la vis micrométrique.

De la main gauche posée sur la platine, et tenant la lame par ses bords, on promènera cette dernière dans tous les sens afin de l’explorer complètement. 11 faut éviter de prendre la lame entre les doigts par son extrémité dépassant la platine, parce que l'on a alors des tendances à la soulever et à lui faire heurter l'objectif. Cet accident n’arrive jamais lorsqu’on touche la lame simplement par ses bords, les doigts reposant absolument sur la platine. Sauf quelques cas spéciaux déjà

indiqués et pour lesquels il y a avantage à se servir des platines mobiles, il vaut mieux promener la préparation avec la main, la conscience du mouvement produit pour parcourir toute Fétendue de la préparation soit en largeur, soit en longueur, s’ajoute ainsi aux notions fournies par la vue, et les complète jusqu’à un certain point.

Enfin pour une bonne mise au point il faut encore tenir compte de la longueur du tube

On sait que le tube du microscope est double et formé de deux cylindres emboîtés l’un dans l’autre, qui permettent de faire varier la distance entre l’objectif et l’oculaire.

En éloignant ce dernier, on obtient des grossissements plus considérables, mais il ne faut pas croire que l’on puisse procéder ainsi sans aucun inconvénient. En effet, les corrections diverses que l'on fait subir aux objectifs ne donnent leur plein effet que pour une position déterminée de l’oculaire par rapport à l’objectif, et c’est lorsque l’oculaire occupe cette position qu’on a la meilleure image. C’est à tel point qu’avec les nouveaux objectifs à grand angle d’ouverture, qui sont très sensibles, la mise au point ne peut être effectuée d’une manière entièrement satisfaisante qu’après avoir ramené la longueur du tube à la dimension que comporte l’objectif, et qui se trouve habituellement gravée sur sa monture. La longueur de tube adoptée est généralement, sur le confinent, de 160 millimètres. Des divisions marquées sur le tube intérieur permettent d’obtenir exactement cette longueur par un tirage convenable de ce tube.

§ 6. — Mesure du grossissement

Pour connaître la grosseur des objets microscopiques, on emploie de petits instruments appelés micromètre objectif et micromètre oculaire.

1° Micromètre objectif. — Le micromètre objectif est une lame de métal portant enchâssé à son centre un disque de verre sur lequel est tracé au diamant un millimètre divisé en

INSTRUMENTS ET REACTIFS

cent parties égales à l'aide de la machine à diviser. Lorsqu'on examine avec une combinaison quelconque d’objectif et d’oculaire ce micromètre objectif, on voit quelle est la dimension apparente d'un centième de millimètre à ce grossissement; on constate par exemple que le champ du microscope ne contient à ce grossissement que 55 à 7 0 centièmes de millimètre. Mais la mémoire de ce grossissement ne resterait pas dans l’esprit, et il faut trouver un moyen qui permette de voir constamment dans le champ des divisions répondant à un nombre donné de centièmes de millimètre. Gela serait facile si l’on pouvait porter les préparations sur le micromètre objectif, mais cela ne se peut pas, el l'on a résolu la difficulté à l’aide du micromèlre oculaire.

2 Micromètre oculaire. — Ce dernier consiste en un disque île glace sur lequel sont tracées, à des distances rigoureusement (“gales, un certain nombre de lignes parallèles.

Contrairement à celles du micromètre objectif, ces divisions ne répondent pas à une quantité exactement déterminée; elles ne sont pas une fraction de mètre, mais, comme on va le voir, cela n'a aucune importance. On dévisse la lentille supérieure de l'oculaire et on place le disque sur le diaphragme. Avec une combinaison optique quelconque, oc. 2, obj. 8, Stiassnie, par exemple, on examine le micromètre objectif et on cherche le nombre de divisions du micromètre oculaire nécessaire pour couvrir exactement une division de micromètre objectif, ou inversement le nombre de divisions du micromètre objectif recouvertes par une division du micromètre oculaire. Supposons dans le premier cas qu’il faille deux divisions, chacune d’elles vaudra par conséquent un demi-centième de millimètre. On enlèvera alors le micromètre objectif, et on le remplacera par la préparation contenant les éléments à mesurer, tout élément contenu dans une division oculaire mesurera un demi-centième de millimètre et ainsi de suite. 11 est

assez rare

des rapports aussi simples, et le plus souvent il faut en prendre un certain nombre pour arriver à faire coïncider les deux

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graduations. Dans ce cas on établit la valeur de chaque division du micromètre oculaire par une règle de trois.

Il est bon de rechercher d’avance la valeur d’une division du micromètre oculaire pour diverses combinaisons optiques ; on en dresse un tableau et l’on n’a plus ensuite à se servir du micromètre objectif. On ne devra pas oublier en dressant ce tableau que la valeur d’une division du micromètre oculaire, variant suivant la longueur de tube employée, il est indispensable d’indiquer cette dernière et de s’y tenir. La mise au point des divisions tracées sur le micromètre objectif esl parfois difficile et demande beaucoup d’attention, faute d<* repère indiquant le point où l'ouest à un moment donné el quelquefois aussi à cause d’un excès d’éclairage. On peut la faciliter en modérant ce dernier et en faisant sur la face supérieure du verre une légère marque à la plume. Lorsqu’on est arrivé à mettre celle-ci au point, on n’est, pas loin de voir les divisions du micromètre.

La mesure du grossissement demande beaucoup de soin et d’attention; il faut multiplier les mensurations et être prudent dans ses conclusions, car il y a de nombreuses causes d’erreur.

L'unité de mesure en microscopie est le millième de millimètre que l’on appelle micron et que l'on désigne par la lettre grecque g.

§ 7. — Dessin a la chambre claire

On ne connaît vraiment bien une préparation que lorsqu’on l'a dessinée, et pour rendre ce dessin plus facile on emploie la chambre claire.

La chambre claire se compose en général de deux prismes disposés de telle façon que l’image d’une feuille de papier située à côté du microscope, et sur laquelle la main de l'observateur promène un crayon, vienne se former dans l’œil en même temps que celle de la préparation qu'il s'agit de dessiner. Ces deux images étant vues simultanément, il devient possible de diriger les mouvements du crayon de manière à amener sa pointe à suivre et à tracer sur le papier les cou-

I N S T H U M E N T S ET U É A C T l F S

(ours des objets de la préparation et ceux de leurs principaux détails.

Il existe un grand nombre de modèles de chambre claire, b ne des meilleures est l'ancienne chambre claire de Mil ne

Fig. 12.

Dispositif pour dessiner à la chambre claire.

Edwards, construite par Verick, et employée avec la planchette imaginée par Malassez.

Lorsqu’on dessine avec la feuille de papier placée directement sur la table de travail, comme celle-ci n’est pas perpendiculaire à l'axe des faisceaux de rayons passant par le prisme, il en résulte que l'image est légèrement déformée et en particulier allongée dans le sens transversal; ainsi un cercle prendra sur la table la forme d'un ovale à grand axe transversal. Pour remédier à cet inconvénient, on a construit une planchette composée de deux moitiés, dont l'une supporte le microscope et dont l’autre peut s’incliner d’un angle égal à

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