I.cs (rails rouges indiquent direction des coupes
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§ 3. — Reconstruction des e m b r y o n s
11 est parfois difficile de se représenter les formes d'un organe un peu compliqué avec le seul secours des coupes en séries faites dans cet organe. C'est le cas par exemple pour le cœur embryonnaire, pour le cerveau et pour beaucoup d'autres parties.
Pour remédiera cette insuffisance des coupes, on a songé à reconstruire l’embryon tout entier ou l'organe isolément, en se servant de plaques de cire d’épaisseur convenable sur lesquelles on dessine à un grossissement déterminé chacune des coupes et que l'on découpe ensuite en suivant les contours du dessin. En superposant ces plaques, on reforme un embryon grossi d'une quantité connue et sur lequel on peut voir les organes modelés d'après les coupes elles-mêmes. Il va sans dire que, pour donner des résultats exacts, les coupes en séries doivent être d'une épaisseur identique.
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Pour donner une idée suffisante de cette méthode nous emprunterons à Born les détails suivants :
1° Fabrication des plaques de cire. — Los plaques de cire doivent avoir une épaisseur déterminée, correspondant au grossissement adopté. Supposons par exemple que l'on emploie un grossissement de 60 fois et que les coupes aient 1 50° de millimètre, l’épaisseur de la plaque de cire devra être de lmm,20. Pour faire ces plaques, on coule la cire sur de l'eau bouillante placée dans des vases métalliques rectangulaires de dimensions appropriées à celles des plaques. La cire s'étale régulièrement sur l'eau et après refroidissement, la plaque de cire, d’épaisseur uniforme, se détache des parois des vases d’où il est facile de l'enlever. Les dimensions des plaques en largeur et en longueur peuvent être variables, on les détermine suivant les dimensions des dessins qui seront reportés sur elles. Quant à leur épaisseur, qui doit être fixe, on l'obtient aisément en déterminant par un simple calcul le poids de cire qui doit être employé à la confection d<* chaque plaque. On sait en effet que la densité de la cire est comprise entre 0,97 et 0,96 et qu'il est bon de la ramener à 0,95 en ajoutant un peu d’essence de térébenthine. Cette densité fournit, avec le volume connu de la plaque, les éléments du calcul.
2° Dessin des coupes. — Avant de faire les coupes, on commence d'abord à dessiner à la chambre claire le profil de l'embryon à un grossissement connu, afin d'en avoir toujours sous les yeux l’image exacte, puis on dessine une à une les coupes au même grossissement, et, se servant d'un papier à décalquer, on reporte chacune d’elles sur une plaque de cire. Le dessin une fois achevé, on pose la plaque de cire sur une lame de bois tendre et, se servant d'un instrument fin, on enlève la cire en dehors du contour extérieur et dans les cavités internes de l’embryon de telle manière que les organes sont en quelque sorte modelés. Si un organe se trouvait insuffisamment soutenu dans une plaque par ses liens naturels (tel