‹ Précis de technique histologique et embryologiqueChapitre 42 sur 133 · M E T MODES GE N E H A L E S · texte numérisé non relu

M E T MODES GE N E H A L E S

cette cloche le vase renfermant la paraffine et on porte le tout à l'étuve. Par la tubulure garnie d’un bouchon de caoutchouc on fait le vide au moyen d'une bonne seringue ou même d'un aspirateur de Potain, des bulles s’échappent de la paraffine et l'inclusion se fait assez rapidement.

Inclusion au collodion

Le collodion a été introduit dans la technique histologique par Mathias Duval. Il fournit une bonne matière à inclusion qui possède des avantages particuliers et répond à quelques indications spéciales. Schiefferdecker lui a substitué la celloïdine qui est une sorte de collodion livré sous forme de plaques ou de tablettes, et qui est actuellement très employée ; on peut néanmoins conserver le collodion pour les inclusions, et voici comment on fait ces dernières : Les pièces, au sortir de l'alcool absolu sont placées dans l’éther sulfurique pendant quelques heures, vingt-quatre heures au maximum, puis on les jtorte dans une solution étendue et très fluide de collodion non ricinè dans l'éther ; on les y laisse vingt-quatre à quarantehuit heures, puis on les fait passer dans une solution plus épaisse de la même substance où elles restent vingt-quatre heures ; enfin on les met pendant quelques heures dans du collodion très sirupeux. C’est avec ce liquide que se fait l'inclusion. Pour cela on le verse avec la pièce dans une boite en papier de dimensions appropriées, on laisse le collodion seconcentrer encore un peu par évaporation, et on porte le tout avec précaution dans du chloroforme. Le collodion s’y durcit tout en devenant tout à fait transparent Au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures, le bloc est suffisamment consistant pour être coupé. Si l’on ne veut pas le mettre en coupes de suite, on peut le conserver dans le chloroforme ou bien dans de l’alcool à 80°.

lu Avantages et inconvénients des inclusions au collodion. — Les inclusions au collodion ne permettent pas de faire des coupes aussi minces que celles à la paraffine. En re-

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vanche elles permettent d’employer des pièces de plus grandes dimensions, que l’on ne pourrait pas inclure sans dommages dans la paraffine, parce qu’il faudrait les laisser trop longtemps dans le bain à 53-60°; de plus, elles disloquent moins les lissus que ne le font ces dernières. Elles sont très employées pour l’étude du système nerveux. Elles ne se prêtent pas facilement comme les inclusions à la paraffine à la confection de séries ininterrompues, cependant avec des précautions on peut faire des coupes sériées (voyez p. 161). Elle sont très bonnes pour couper certains objets qui deviendraient trop durs dans la paraffine, tels que l’œil tout entier dont le cristallin prend dans cette substance une dureté très gênante pour les coupes. Enfin le collodion maintient en place les parties qui tendent à se séparer et à ce titre il sera employé avec succès dans les coupes de petits animaux dont les organes ne restent pas toujours en place sur les coupes et peuvent tomber hors des préparations lors des diverses manipulations que subissent ces dernières avant leur montage définitif.

Cette propriété est fort importante pour l’étude des animaux de petite taille ou des embryons, et dans certains cas où les organes mal reliés entre eux ont des tendances à ne pas rester en place dans la coupe à laquelle ils appartiennent, on emploie avec succès la double inclusion au collodion et à la paraffine.

2° Inclusion au collodion et à la paraffine. — On commence d’abord par faire l’inclusion de l’objet dans le collodion. On porte ensuite la pièce du chloroforme où elle se trouve dans le bain de paraffine molle ; le chloroforme étant un dissolvant de la paraffine, cette dernière pénètre parfaitement le collodion, et on fait l'inclusion comme s'il s’agissait d'une inclusion ordinaire dans la paraffine. On obtient un bloc de paraffine que l'on peut couper immédiatement.

§ 4. — Congélation

11 est encore un moyen de durcir suffisamment les tissus pour pouvoir y faire des coupes, c’est la congélation. On prend

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