‹ Précis de technique microscopique et histologiqueChapitre 27 sur 108 · OCULAIRE · texte numérisé non relu

OCULAIRE

nous de dire que les constructeurs sont parvenus à réaliser aujourd'hui des objectifs avec un angle d'ouverture suffisamment grand et cependant avec une distance focale presque double de celle qu'on leur donnait autrefois.

B. Oculaire. — L'oculaire est théoriquement représenté par une simple lentille, qui joue le rôle de loupe pour examiner l'image réelle fournie par l'objectif, et en donner une image virtuelle à l'œil placé au-dessus du microscope. Mais cette lentille unique ne permet qu'imparfaitement d'examiner les parties les plus excentriques de l'image réelle fournie par l'objectif; avec elle, on ne verrait de la préparation examinée qu^une étendue très-petite, la partie centrale.

C'est pourquoi on a ajouté à l'oculaire primitivement simple une seconde lentille, placée plus bas, sur le trajet même des rayons qui ont traversé l'objectif, lentille qui rapproche ces rayons, les fait s'entre-croiser plus tôt, concentre la lumière et permet à la lentille supérieure de donner à l'œil une image plus lumineuse, plus nette et plus étendue de la préparation. La figure 4 fait facilement comprendre les avantages de cette disposition :

FiG. 4. — Marche des rayons lumineux dans le microscope composé (avec [lentille de champ) (*).

(*) 1° Détails du microscope. — xy, Objectif achromatique formé de trois lentilles faites chacune avec deux verres. — DD, Diaphragme placé

• au-dessus du cône du microscope et arrêtant les rayons qui divergent trop immédiatement au-dessus de l'objectif. — 6C,Le tube oculaire, dans le corps du microscope ÔCD. — ce, Le verre ae champ. — b. Partie supérieure du tube oculaire, soutenant la lentille oculaire proprement dite. — dd, Diaphragme placé dans le tube oculaire.

2° Marche des rayons lumineux. — ii, Objet placé un peu au delà du foyer de l'objectif xy. — n , Ima'^e réelle de cet objet, renversée et grandie par l'objectif, telle qu'elle se formerait s'il n'y avait ni diaphragme, ni verre de champ. — i'i', image réelle (du même objet îï), renversée et telle qu'elle est réduite par l'action du verre de champ. \'\., Image virtuelle de l'image l'éclle i'i\ telle qu'elle est donnée à l'œil par la lentille oculaire proprement dite et telle qu'elle est reportée (par le phénomène de perception visuelle) à une certaine distance. — D'après Ch. Robin).

VERHE DE CHAMP. 35

La flèche II (dans l'intérieur du tube oculaire) représente l'image réelle de l'objet i (image renversée et grandie par l'objectif), telle qu'elle se formerait s'il n'y avait pas de lentille sur le trajet des rayons lumineux; il est facile de voir que la lentille supérieure (au niveau de b) ne laisserait examiner qu'imparfaitement la périphérie de cette image. Or, grâce à l'interposition de la lentille CG, cette image est réduite en l'image i'i' que la lentille supérieure (au niveau de b) saisit dans son entier, et dont elle donne à l'œil une image virtuelle F F, renversée, et reportée à une certaine distance par les centres nerveux visuels. On voit donc que la lentille inférieure^ dite lentille collective (ou veiTe de champ) n'ajoute rien au grossissement, mais seulement à l'étendue de la partie visible de la préparation, kVQiQwàiiQ&wchamjj dumicroscope, d'où le nom de veiTc de champ qui lui est d'ordinaire donné, tandis que la lentille supérieure conserve seule le nom de verre oculaire.

C. Tube du microscope. — C'est ce qu'on appelle proprement le corps du microscope (fîg. 4, Db ; fig. 5, 00), formé par un tube terminé inférieurement par une pièce conique^ sur laquelle on visse l'objectif (fîg. 4, Z>^) et largement

ouvert en haut pour recevoir à frottement doux le tube de laiton qui forme l'ensemble de l'oculaire (verre oculaire et verre de champ, fig. 4,

L'intérieur du tube du corps du microscope est enduit d'une couleur noire pour empêcher la réflexion de la lumière qui y pénètre, et il présente de plus à sa partie inférieure (fig. 4, DD) au-dessus du cône, un diaphragme arrêtant les rayons qui divergent trop immédiatement audessus de l'objectif. — Ce tube esî; ordinairement double, c'est-à-dire qu'il est formé de deux tubes, le supérieur rentrant dans l'inférieur, de telle sorte qu'on peut éloigner plus ou moins l'oculaire de l'objectif : au plus grand éloignement correspond le grossissement le plus considérable. Dans les tableaux des grossissements donnés par les diverses combinaisons d'oculaire et d'objectif, les constructeurs ont l'habitude d'indiquer pour chaque combinaison d'oculaire et d'objectif une double série de grossissements, selon que le tube oculaire est tiré ou abaissé au maximum (tube fermé ou tube ouvert).

Le tube du microscope est reçu dans un collier (fig. 5, C) où il glisse à frottement doux; c'est en produisant ce glissement qu'on opère

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