‹ Précis de technique microscopique et histologiqueChapitre 61 sur 108 · Liquides aelditioniiels ou iudiJTérents · texte numérisé non relu

Liquides aelditioniiels ou iudiJTérents

On avait, jusque dans ces dernières années, l'habitude de procéder à la dissociation des éléments anatomiques dans une goutte d'eau, et même d'eau distillée : c'est là une pratique fâcheuse, car l'eau, et surtout l'eau distillée, al-

Vôi MANIPULAÏIOINS IllSTOLOGIQUES.

tère rapidement par imbibition tous les éléments un peu délicats : les globules sanguins s'y gonflent et s'y décolorent rapidement ; les cellules à cils yibratiles ne peuvent même pas y être observées : à peine déposées dans l'eau, elles s'y gonflent, les cils perdent leurs mouvements, et, l'imbibition continuant à se produire, les cellules ne tardent pas à éclater sous les yeux de l'observateur. On a donc pensé à employer comme liquides additionnels des liquides absolument sans action sur les éléments anatomiques, des liquides dans lesquels des cellules épithéliales vibratiles, déposées à l'état vivant, pussent se maintenir dans cet état, c'est-à-dire présenter encore pendant un temps plus ou moins long les mouvements caractéristiques de leurs cils. Il était naturel de s'adresser dans ce but aux liquides mêmes de l'organisme, à ceux au milieu desquels les éléments anatomiques sont normalement plongés : c'est ainsi qu'on a employé le sérum sanguin, privé de ses globules par la coagulation de la fibrine, \ humeur aqueuse extraite de l'œil d'un animal récemment mis à mort, la sérosité céi^ihalo-rachidienne , le liquide amniotique. En ajoutant un petit morceau de camphre à ces liquides animaux, on

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