CHAMBRES HUMIDES
salamandre, axolotl), nous donnerons la descripiion d'une chambre humide extrêmement simple, que chaque observateur peut lui-même disposer, et avec laquelle peuvent être faites même des études très-délicates. Sur une plaque de verre (dite plaque porte-objet) on place une lamelle circulaire de sureau, lamelle dont la partie centrale a été enlevée, de telle sorte qu'il n'est resté au définitive qu'un anneau de moelle de sureau : cet anneau est imbibé d'eau. On dépose alors une goutte de sang ou de lymphe de batracien à la face inférieure d'une lamelle de verre dont on recouvre cet anneau de sureau : mettant alors au foyer du microscope la face inférieure de cette lamelle, on peut y observer les éléments anatomiques contenus dans une mince couche de liquide, dont Févaporation est empêchée par l'humidité qu'émet la substance spongieuse du sureau dans le petit espace clos, limité en bas par la lame et en haut par la lamelle de verre.
Le sang de l'écrevisse est plus favorable encore que celui des batraciens à ce genre d'observations^ car il présente des globules blancs de dimensions très-considérables et à mouvements relativement très-actifs. C'est ainsi qu'on constate que des leucocytes qui, au début de Fob-
servation, présentaient une forme plus ou moins régulièrement sphérique, se déforment en donnant naissance à des prolongements plus ou moins ramifiés ; ces mouvements ont été, avec raison, comparés à ceux que présentent certains organismes monocellulaires appelés amibes.