els d'or, acide osmique, etc
Le chlorure d'or, le chlorure double d'or et de potassium sont employés en solution de 1 /4 à 1 /2 pour 100. On y plonge la préparation jusqu'à ce qu'elle prenne une teinte jaune-paille , ce
qui, d'ordinaire, a lieu au bout de quinze à vingt minutes, parfois seulement au bout d'une heure. On retire alors la préparation, on la lave et on la place dans de l'eau acidulée par l'acide acétique. Là elle passe successivement du jaune au gris, puis au violet et enfin au rouge. C'est, d'après Conlieim, dans cet état qu'il faut examiner les éléments cellulaires du tissu conjonctif, et ce mode de préparation est, en effet, excellent pour étudier les éléments de la cornée, tant à l'état normal qu'à l'état pathologique. Mais cette coloration violette ou rouge n^est généralement atteinte que le deuxième ou troisième jour; pour hâter la réduction à laquelle elle est due, Hénocque a conseillé de chauffer légèrement le liquide (l'eau aiguisée d'acide acétique) . C'est par ce procédé qu'il a étudié la terminaison des nerfs dans les muscles lisses.
Le chlorure de palladium a été employé pour l'étude des muscles lisses. Nous ne saurions insister ici sur ce réactif et sur quelques autres dont l'usage est trop peu général. Indiquons cependant que Ranvier a fait usage de l'acide oxalique pour faire apparaître, as^ec l'aide du carmin, les noyaux dans les tissus imprégnés d'abord par le nitrate d'argent; que la plupart des réactifs que
ACIDE OSMIQUE. 233
nous avons étudiés, au point de vue du durcissement des tissus, sont aussi précieux pour colorer certains éléments cellulaires; qu'à ce double titre, on a parfois recommandé le perchlorure de fer, etc.
Nous ne nous arrêterons plus que sur l'acide osmiqiœ ou hyi^erosmique. Cet agent porte essentiellement son action sur les corps gras qu'il colore en noir très-intense; aussi, outre son action sur les cellules nerveuses auxquelles il donne une apparence fibrillaire, son application principale porte sur les tubes nerveux à moelle qu'il colore en noir : on peut, grâce à cette coloration, découvrir et poursuivre les tubes nerveux dans les divers tissus jusque très-près de leurs terminaisons. On se sert de solutions del/5àl/10 pour 100.
Décoloration des tissus. — On peut aussi avoir besoin de décolorer des pièces et des coupes qui auraient acquis une couleur trop foncée par une longue macération dans les réactifs durcissants. Luys s'est particulièrement appliqué à décolorer les coupes de tissu cérébral colorées par l'acide chromique. Dans ce but, il faisait successivement agir sur elles une solution concentrée de soude caustique, puis une solution d'acide chlorhydri-
234 RÉACTIFS DÉCOLORANTS.
que (2/3), et enfin il procédait à un lavage à l'eau simple. A moins qu'il ne s'agisse de coupes trop épaisses, on ne voit pas la nécessité de décolorer les tissus durcis dans l'acide chromique : des coupes minces sont destinées soit à être colorées par le carmin, soit à être montées sans coloration : dans le premier cas, enleyer la teinte jaune produite parla macération dans l'acide ou les sels chromiques est chose inutile; dans le second cas, chose fâcheuse, parce qu'alors la pièce devient trop transparente et ne permet plus, par exemple pour l'étude du système nerveux^ de prendre, avec un faible grossissement, une vue d'ensemble de la distribution des substances grises et blanches.
Pour décolorer des tumeurs mélaniques ou des tissus, tels que la choroïde, dans lesquels l'abondance de pigment noir rend l'observation très-difficile, G. Pouchet nous a indiqué un procédé très-efficace et en même temps très-simple : il a recours à la macération dans de la glycérine à laquelle il a mêlé quelques gouttes (5 à 6 gouttes dans un verre de montre plein de glycérine) d'eau oxygénée. L'eau oxygénée qu'il employait parfois est très-simple à se procurer; elle n'est autre que ce liquide connu sous le nom