DÉVELOPPEMENT D1SS ORGANES GENITAUX INTERNES
TABLEAU DES HOMOI.<»il ÏS D!SS 0H8ANES GENITAUX INTERNES
Etat indifférent Type féminin
Glande génitale. . . Ovaire.
Ganalioules, . Organe de Rosen-
millier.
•o [ Canal escrét. Disparu ; canal de Gartner de quelques animaux.
- Partie super. Trompe.
■S Partie infér. . Utérus et vagin.
Type masculin
Testicule.
Tète de l'épididyme : vaisseaux aberrants, organe de Giraldés.
Canal de l'épididyme ; canal défèrent; conduit éjaculateur.
Hydatidj pédiculée de Morgagni (extrémité libre du conduit).
Utricule prostatique.
Fig. 133. — Organe de Rosennuiller (parovaire).
(i. Ovaire ; 6, trompe de Fallope; c, d, eanalicules du corps de Rosenmùller; e, canal excréteur; f, hydatide pédiculée de la trompe; g, cul-de-sac des eanalicules du parovaire (d'après Follin).
Actuellement, il est donc bien établi, et j'aurai l'occasion de revenir sur cette question dans la suite, que l'unisexualité n'est ni primitive ni absolue, et, sans arriver même jusqu'aux faits d'hermaphrodisme, on
comprend comment il se fait qu'à l'état normal la divi—
ternes du mâle (A, côté droit) et de la femelle (B, gauche) **.
*T, Testicule; E, épididyme (vaisseaux efférents et rete leslis) ; W, canal de Wolft' (canal de l'épididyme et canal défèrent); S, vésicule séminale; hydalide sessile du testicule; H, hydatide pédiculée; M, portion du canal de Millier qui disparait; va, utricule prostatique ou vagin mâle; Gi, paradidyme; Re, rein ; R, rectum; V, vessie; a, anus; p, pénis, pr, prostate ; c, glande de Cowper.
"O, OvàirejT, testicule; W, canal de Woltf; chez la femelle il s'atrophie ; chez le mâle il forme le canal déférent. La partie génitale, 1, du corps de WolrT est représentée chez le maie par l'épididyme ; chez la femelle par l'époophore (corps de Rosenmiiller). La partie urinaire du corps de Wolff, 2 forme, chez le mâle le paradidyme (corps de Gh-aldès) et chez la femelle le paroophore (ou parovaire); elle forme de plus chez le mâle le vas aberrant, x. M, canal de Mïil'.er, il disparait chez le mâle. Son extrémité libre qui forme chez la femelle le pavillon P, forme chez le mâle l'hydatide de Morgagni h. Son extrémité inférieure forme chez la femelle l'utérus o et chez le mâle l'utricule prostatique P.
sion des caractères extérieurs des deux sexes est parfois incomplète ; on peut rencontrer des êtx^es mâles
Fio. 141. — Développement des organes génitaux externes de l'homme et de la femme (d'après Ecker).
Etat indifférent. — I, Embryon de 0m,0t6. — II, embryon de 0-,02). — III, embryon de 0™,027.
•/•.//».• féminin. — A, Embryon de 0",031. — B, embryon du milieu du troisième mois ; C, embryon du commencement du sixième mois.
Type masculin. — A-, Embryon de 0"\0j7 (lin du troisième ou début du quatrième mois); B', embryon au milieu du quatrième mois; C, embryon de la fin du quatrième mois.
1, Cloaque; 2, tubercule génital 3, gland; 4, ?illon génital: 5, plis génitaux externes 'grandes lèvres ou plis scrotaux) ; 6, cordon ombilical ; 7, anus; S, extrémité caudale et tubercule coccygicn ; H, petites lèvres; 10, sinus uro-génitalj 11, frein du clitoris; 12, prépuce du gland ou du clitoris; 13, ouverture de l'urètre; l'i, ouverture du vagin; 1?, hymen; 10, raphé scrotal.
ayant des allures féminines, des êtres femelles ayant des allures mâles. — C'est le cas des jeunes efféminés et de la virago, chez l'homme; celui du taureau fémelin et de la génisse taurache, chez les animaux.
Développement des organes génitaux externes. — Pendant que s'accomplit le travail de formation et la séparation de l'orifice anal de l'orifice génito-urinaire, au niveau du cloaquefc/, fig. 135;etl, fig. 141), le mésoderme pousse, au-devant de l'orifice génital, un bourgeon plein qu'on appelle phallus ou tubercule génital (2, fig. 141; etcp, fig. 135).
Ce tubercule génital est bientôt entouré par les replis ou bourrelets génitaux (Is, fig. 135; et5,fig. 141) et se creuse, à sa face inférieure, d'un sillon, sillon génital (4, fig. 141), qui se termine lui-même, en arrière et en bas, au niveau du sinus uro-génital (10, fig. 141).
Le phallus continue à se développer, et son extrémité libre se renfle en une sorte de bouton, gland du mâle (3, fig. 141), sur la face inférieure duquel se prolonge le sillon génital.
A ce moment là, l'embryon est dit indiffèrent; mais il est mieux de dire qu'il est pourvu des attributs extérieurs du sexe féminin. En effet, il est faux de prétendre que l'état indifférent de l'embryon peut évoluer suivant le type féminin ou suivant le type masculin, tandis qu'il est bien plus simple et plus conforme à la réalité, de dire que l'état appelé, à tort, indiffèrent n'est autre chose que le type féminin à l'état embryonnaire.
Les organes que nous venons de décrire n'ont pas besoin d'évoluer pour donner naissance au type féminin; il leur suffit de croître et de se développer, en conservant les rapports qu'ils ont entre eux.