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V. l'hermaphrodisme au point de vue physiologique

Observation douteuse de Daleschamps. — L'hermaphrodisme physiologique pariait n'existe pas chez les mammifères. — Infécondité des hermaphrodites. — Conclusions de M. Debierre relativement à l'état moral des hermaphrodites et à la situation qui devrait leur être faite dans la Société.

Au moyen âge, Daleschamps a écrit :

« J'ai cogneu un hermaphrodit, lequel estoit du sexe obséquieux des femmes, occasion pour laquelle il fust marié à un homme, auquel il engendra quelques fils et

filles, et ce nonobstant il avait accoustume de monter sur les chambrières et engendrer en icelles. »

Voilà un cas qui, s'il était authentique, tendrait à faire croire qu'un même individu peut, comme certains animaux inférieurs, jouir d'une double puissance procréatrice et jouer alternativement le rôle de mâle et le rôle de femelle, ce qui constituerait alors un hermaphrodisme physiologique parfait.

En réalité il n'en est pas ainsi, et si nous admettons sans réserve l'hermaphrodisme anatomique complet, nous ne pouvons croire à un fonctionnement normal du double appareil sexuel, quand il existe.

Une des deux espèces de glandes, testicule ou ovaire, est toujours plus ou moins atrophiée, et d'ailleurs, en admettant que ces glandes puissent fonctionner ensemble et produire à la fois des œufs et du sperme, les malformations concomitantes des voies génitales correspondantes à chacune d'elles, voire même les imperfections des organes génitaux externes, s'opposent à l'accomplissement des différents actes de la reproduction.

Par conséquent, à part certains cas d'hermaphrodisme apparent, les sujets mâles ou femelles atteints de ces anomalies graves des organes reproducteurs sont inféconds.

Ceci enlève déjà une grande partie de l'intérêt que l'on pourrait ajouter à l'étude de l'hérédité de l'hermaphrodisme.

A ces considérations, nous joindrons quelques-unes des conclusions du Dr Debierre, relativement à l'état moral des hermaphrodites et à la situation qui devrait leur être faite au point de vue social et civil.

« Au point de vue physiologique, dit-il, l'herma-

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