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DÉFINITION ET DIVISIONS PRINCIPALES

« La monstruosité est une anomalie congénitale très .grave, rendant difficile ou impossible l'accomplissement ild'une ou plusieurs fonctions, et produisant, chez les iindividus qui en sont affectés, une conformation vicieuse apparente à l'extérieur, très différente de celle que pressente ordinairement leur espèce. » (I. G. -S. -H.)

Seuls, les êtres affectés d'une anomalie présentant ttous ces caractères doivent être qualifiés de monstres.

La distinction que Geoffroy-Saint-Hilaire a définitivement consacrée, en séparant l'étude des anomalies de U'étude des monstruosités, doit être conservée, alors rmême qu'il y a dans cette division une question d'apprê- .ciation.

11 ne faudrait pas, en effet, revenir aux errements lanciens et fondre ensemble toutes les anomalies légères ou graves, portant sur un même organe ou ayant la même cause.

Pour la raison qu'il existe des anomalies plus

graves que celles que l'on qualifie de monstruosités et sous le prétexte que certaines monstruosités ne sont que l'exagération d'anomalies de même nature, on pourrait évidemment, pour simplifier les choses, étudier dans un même chapitre et successivement toutes les anomalies graves ou légères pouvant atteindre un même organe.

Anatomiquement et embryologiquement, cela paraît plus logique; mais cependant, étant données l'acception et la signification du mot monstre, il importe de bien distinguer les cas dans lesquels on peut l'employer.

Il est difficile d'admettre que le qualificatif monstre puisse être appliqué a un individu atteint de becde-lièvre, de pied bot, d'une hémitérie cardiaque, d'ectrodactvlie, de brachydactylie, d'atrophie du cerveau sans déformation crânienne, de spina bifida, etc.

Quelques-unes de ces anomalies sont graves, mais elles ne possèdent pas tous les caractères que nous attribuons ordinairement aux monstruosités et ne doivent pas être confondues avec elles, même dans une étude méthodique.

La définition et la classification qu'Isidore Geoffro}- Saint-Hilaire a données des monstruosités sont satisfaisantes, il y a peu à modifier. D'autre part, comme la classification surtout est adoptée par la grande majorité des tératologistes français, nous tenons à la conserver, en y introduisant toutefois les modifications devenues nécessaires par suite des découvertes récentes.

Dans cette classification, on distingue : 1° les monstres unitaires ou simples ; 2° les monstres composés.

Les monstres unitaires sont ceux dans lesquels on ne trouve que les éléments complets ou incomplets d'un seul individu.

MONSTRES UNITAIRES 3i3

Les monstres composés sont ceux qui réunissent en eux les éléments complets ou incomplets de plus d'un individu.

Suivant le nombre des individus qui entrent dans la formation du monstre composé, celui-ci est dit double ou triple.

L'existence de monstres quadruples est plus que douteuse et il ne reste, comme preuves de l'apparition possible de monstruosités plus que triples, que des faits vagues et merveilleux, dont le caractère fabuleux est trop évident pour qu'on puisse les considérer comme authentiques et les prendre au sérieux.

Chacune des classes de monstres établies par Geoffroy- Saint-Hilaire est subdivisée en ordres, tribus, familles et genres que nous tâcherons de présenter le plus simplement possible '.

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