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III. MONSTRES ACORMIENS

Définition des Acormiens. — Caractères principaux de ces monstres. — Céplmlidie et Hétéroïdie. — Formation de ces deux types tératologiques.

Organisation des Acormiens. — Les acormiens sont presque uniquement composés d'une tête plus ou moins , rudimen taire, sans cou, ni tronc.

A la place de ces parties existe un appendice en forme de sac, renfermant des pièces osseuses irrégulières, informes et des organes viscéraux très réduits et très rudimentaires.

C'est surcet appendice ques'insèrele cordon ombilical, dont l'artère et la veine aboutissent, la première à une espèce de carotide, la seconde à une sorte de jugulaire.

Quand elle existe, la moelle épinière est très courte et se continue avec un cerveau toujours rudimentaire, renfermé dans un crâne fort imparfait.

La face est moins défectueuse, quoique toujours irrégulière ; elle est ornée d'oreilles et d'yeux très atrophiés.

On voit parfois des rudiments du larynx, de la trachée, de l'œsophage et du canal intestinal. Cette monstruosité est excessivement rare.

Céphalidie et Hétéroïdie. — C'est dans les acormiens que nous ci oyons devoir placer deux formes qui, d'après les descriptions que nous en avons trouvées, diffèrent un peu de celles que nous venons de décrire, mais qui s'en rapprochent cependant par les caractères essentiels qu'elles présentent. Ce sont les deux types térato logiques désignés par les noms de céphalidie et d' hétéroïdie.

506 MONSTRES OMPHALOSITES

Les céphalides sont représentés simplement par une tête isolée, sans tronc, ni appendice accessoire, et les hétèroïdes par une tête et une queue rudimentaires, que sépare une masse de matière vivante, comparable à celle que nous trouverons dans les monstruosités anidiqu.es.

Formation des Céphalides et des Hétèroïdes. —

D'après M. Dareste, « le mode de formation des embryons réduits à une extrémité céphalique, ne peut se comprendre que si l'on admet l'apparition d'une couche mésodermique, d'un disque embryonnaire, antérieurement à la formation de la bandelette primitive. La partie antérieure de cette lame mésodermique se développe seule et forme alors une apophyse céphalique qui évolue sans que le reste du corps embryonnaire la suive dans son évolution. » C'est le type de la céphalidie.

Partant des mêmes principes, on explique aussi facilement la formation de Yhétèroïdie. On n'a qu'à admettre que le corps embryonnaire qui fait suite à la tête donne naissance à un appareil vasculaire, qui devient l'origine de la formation delà masse anidique.

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