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III. ANOMALIES DES DENTS

Anomalies de forme, de volume et de nombre. — Anomalies de siège, transposition simple des dents ; hétérotopies par migration; hétérotopies par genèse. — Anomalies de direction d'éruption et de disposition.

Après avoir lu le traité de M. Magitot, sur les anomalies du système dentaire, nous n'avons pas songea suivre un autre ordre que celui qu'il a adopté dans l'exposé de ces questions. Nous verrons donc successivement les anomalies de forme, de volume, de nombre, de siège, de direction, d'éruption et de disposition des dents.

Anomalies de forme. — Ce sont les diverses modifications de forme qu'éprouvent les dents, soit dans leur totalité, soit, partiellement, dans leur couronne et dans leur racine.

Ces anomalies de forme, quand elles portent sur la couronne, consistent surtout en modifications dans le nombre et la disposition des tubercules ; elles se caractérisent aussi par un retour au type conoïde, ce qui constitue alors un phénomène de réversion. — Sur les racines ce sont des convergences, des divergences, des courbures et des torsions qui modifient la forme.

Anomalies de volume. — Les anomalies de volume sont en plus ou en moins, c'est-à-dire qu'il est possible de rencontrer, dans chaque catégorie de dents, une ou plusieurs d'entre elles présentant des dimensions supérieures ou inférieures aux dimensions normales.

Anomalies dénombre. — Les variations numériques des dents sont très fréquentes citez l'homme et

chez les animaux. Chez une même espèce on peut trouver des écarts considérables dans la formule dentaire, surtout dans les espèces où les variations de longueur de la face sont les plus grandes, comme chez le chien par exemple. Cependant, si les variations dans le nombre des dents sont fréquentes, leur absence totale est très rare et justement contestée.

Les cas à! absence partielle ne se comptent plus; ils peuvent s'observer sur tous les groupes de dents, mais chez l'homme c'est la dernière molaire, ou dent de sagesse, qui manque le plus souvent et, chose intéressante, cette absence est d'autant plus rare qu'il s'agit de racesplus inférieures. Nous rappellerons que, chez les individus dontle corps est couvert de poils épais et abondants, la dentition est presque toujours défectueuse ; ainsi les sujets de la famille velue, observéeparCrawfurt, offraient un développement tardif et très incomplet des dents; celles -ci ne dépassaient pas la dizaine. M. Magitot a constaté le même fait sur Y homme -chien.

L'augmentation dans le nombre des dents se constate ordinairement sur les incisives, mais peut porter aussi sur les autres groupes; on en trouve de nombreux exemples chez l'homme, chez le cheval, le chien et les autres animaux domestiques.

Chez l'homme, on trouve particulièrement des cas où le nombre des incisives était de 5 ou 6, au lieu de 4 ; on a même vu dans cette anomalie, un fait de réversion et quelques anthropologistes, parmi lesquels Bertram Windle et John Humphreys, prétendent que les ancêtres de l'homme avaient primitivement 6 incisives. La reapparition de ce caractère serait donc pour eux un phénomène atavique.

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