‹ Précis de tératologieChapitre 9 sur 211 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

nombre de mémoires spéciaux et de travaux étrangers

que je signale d'ailleurs dans le cours du livre.

Je ne connais pas d'ouvrage élémentaire traitant

exclusivement delà science des monstres. C'est la lacune ique j'ai voulu combler.

Ce faisant, j'ai employé des classifications qui me .paraissent fort simples et, afin de ne pas bouleverser lies idées ayant cours en France, je me suis astreint à

conserver les cadres fixés par Isidore Geoffroy-Saint- I Hilaire.

J'ai intercalé les quelques genres importants signalés après lui; mais pas tous, car je trouve que la liste est assez belle. Du reste il n'est pas difficile de l'allon- .ger; il suffit d'avoir vu quelques monstres pour être convaincu qu'il en est peu qui répondent exactement jà un type bien déterminé. Les êtres anormaux ne se -ressemblent jamais complètement; quand on examine U'un deux on peut toujours trouver quelques particularités qui diffèrent plus ou moins des descriptions Jdu genre où l'on voudrait le caser. Cependant on est iforcé de reconnaître que les caractères dominants sont aassez nets, et point n'est besoin alors d'inventer des noms -spéciaux pour qualifier des formes dérivant en réalité <ld'un type déjà décrit. Les auteurs ont mieux à faire, je crois, pour donner de l'originalité à leurs travaux. La tératologie, passablement riche en familles, genres et noms de monstres, n'a pas besoin d'être surchargée encore, c'est le meilleur moyen de la rendre difficile et •d'amener le découragement et la confusion dans l'esprit : de ceux qui veulent l'apprendre.

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A mon avis, il serait à désirer que toutes les personnes qui s'occupent des monstruosités pensent ainsi, et, étant donné que la classification de Geoffroy-Sain t- Hilaire est la meilleure et la plus connue, on pourrait l'adopter définitivement. Comme le dit très judicieusement M. Dareste, c'est une œuvre achevée, il y a peut-être à la modifier légèrement, mais c'est tout ce que l'on doit faire. La multiplication des termes aurait fatalement la même conséquence que la multiplication des langues; celui qui songera a jeter les bases d'un édifice taxinomique par trop nouveau aboutira à l'édification d'une tour de Babel.

Si j'insiste sur cette particularité, c'est que moi-même j'ai été souvent embarrassé par la diversité des noms et des classifications, et parce que, actuellement, on voit la tendance dont je parle persister encore, dans quelques travaux fort remarquables d'ailleurs.

Je dois déclarer, maintenant, que je parlerais contre mon sentiment si je n'avouais pas que quelque chose me rassure déjà sur le sort de mon précis. M. le professeur Camille Dareste à bien voulu l'honorer d'une préface; c'est une marque de sympathie de sa part et une recommandation bien précieuse. Qu'il me permette de lui adresser ici mes remerciements les plus vifs et l'expression de ma reconnaissance.

Je dois adresser aussi à M. le professeur Lesbre, l'expression de toute ma gratitude, pour les conseils autorisés qu'il m'a donnés et le concours amical qu'il m'a prêté dans la retouche des épreuves.

Je ne saurais oublier de remercier M. Marchand,

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élève de quatrième année, qui a dessiné, sur les pièces, quelques figures nouvelles qui illustrent le livre.

D'ailleurs, à ce propos, j'ai essayé de rendre le volume intéressant en donnant un nombre assez considérable de figures, qui toutes représentent des exemples typiques des principales anomalies et monstruosités.

Enfin, je tiens à le répéter encore, mon but étant bien limité, je n'ai pas eu la prétention d'être complet ; je me suis simplement proposé de faciliter et de vulgariser un peu la connaissance et l'étude des sciences tératologiques.

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