PÉRIODES DE LA TEMPÉRATURE
L'observation a montré que dans chaque espèce patholo^rique la température tend à suivre un cours particulier et a atteindre une certaine hauteur, ce qui est d'une extrême Importance pour le diagnostic et le pronostic
I^a température morbide présente dans son cours des périodes ou stades qui correspondent aux périodes ou phases 'le la maladie. Trois périodes sont généralement admises ^nns le cours de la température pathologique; ces périodes, Ttii se distinguent par ordre numérique (1*°*®, S**"®, 3*™«) ont "^çu diverses qualifications. La première a été nommée période initiale, période ascendante ou d'ascension, période de ^'Heloppement, période d'augment, période pyrogénétique ; [ seconde, période d'état, période- stationnaire, période culainante, période d'acmé, fastigium; la troisième, période Aq déclinaison, période descendante, période de terminaison, défervescence.
D'après ce que nous avons observé il serait peut-être plus conforme aux faits de diviser le cours de la température pathologique en quatre périodes, que nous appelerions: 1^., n&^'ode d'invasion; 2°., période de progrès ou d'accroisse-
nt; 3^., période culminante, d'apogée ou d'état; 4°., péterminaison. Par abréviation ces périodes pour-^
L'élévation de température qui atteint ou dépasse 38^,5 se lie à une sensation subjective de chaleur, de débilité, de soif, de céphalalgie, quelques fois de fréquence et de vélocité du pouls, et, quand cet état dure plus longtemps, de diminution du poids du corps; c'est la fièvre ardente (Fieberhitze des allemands).
Une grande diminution de la température des extrémités et de la face, avec augmentation ou diminution de la température générale, coïncide fréquemment avec la petitesse du pouls, l'abattement, la dépression de la physionomie et les sueurs; c'est le collapsus*.
Considérées particulièrement dans chaque maladie, les oscillations de température sont ordinairement égales, se répètent de la même manière, et sont comprises dans certain nés limites en général.
Sous le rapport des variations de température, les formes morbides se divisent en trois groupes. Dans l'un les formes pathologiques correspondent à des types de température fixes et bien déterminés (typhus, fièvres eruplives, pneumonie, etc.); dans l'autre les formes morbides n'ont pas de type fixe et déterminé de température, bien que parfois elles s'en rapprochent (pyémie, septicémie, inflammations catarrha- - les aiguës, rhumatisme polyarticulaire aigu, méningite, pleurésie, tuberculose aiguë, etc. ; le troisième groupe comprend les formes morbides dans lesquelles il n'y a pas d'accroissement de chaleur ou qui ne sont pas accompagnées de fièvre (syphilis, choléra, etc.)
Plusieurs formes morbides ont un type unique de température; elles sont monotypiques. D'autres suivent des types divers, et pour cette raison elles sont appelées polytypiques, pu pleotypiques comme les nomme le docteur Wunderlich.
II est bon d'être averti cependant que les types, morbides de température ne suivent pas rigoureusement un ordre in-
* Wunderlich, op. cit.
variable, et De possèdent pas une fixité absolue. Dans des circonstances particulières une forme morbide quelconque, môme parmi celles de type fixe, peut présenter des irrégularités, dues soit à des dispositions individuelles, soit à des influences fortuites. Mais même quand il en est ainsi, ces irrégularités se produisent dans certaines limites, et la thermométrie enseigne à distinguer les cas.