C0UBINA.IS0N DES ÉLÉMENTS. 77 PART,E
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Lorsqu'il y a des colonnes à l'extérieur des édifices, on peut pratiquer des croisées ou des portes dans tous les entre-colonnements, ou simplement d'un en un. La première combinaison convient plus particulièrement aux édifices dont les colonnes sont très-espacées, et la deuxième à ceux dont les colonnes sont très-rapprochées. Il en est de même des niches.
Telle est la manière simple et naturelle dont se trouvent disposés les colonnes, les murs, etc., dans les plus beaux édifices de l'Egypte, de la Grèce et de Rome, dans les plus intéressantes productions des Palladio, des Scamozzi, des Serlio, etc., enfin dans les édifices bâtis ou projetés par les meilleurs architectes de nos jours.
Dans la plupart des édifices modernes, on voit des colonnes combiuatadossées, engagées, accouplées ou même jumelées ; des pilastres «Jen«e». plies, tronqués, ébrasés, etc., et des murs qui, â* tout moment, quittent leur direction naturelle pour se replier de mille manières, en avant-corps, en arrière-corps, le tout pour la déco- mkkk* de ration. Mais quelle différence entre ces dernières combinaisons et celles dont nous avons parlé plus haut ! On peut aisément se faire une idée du grand effet que produisent celles-ci, et de reflet pitoyable qui résulte de celles-là.
D'après ce que nous avons dit de la disposition horizontale, Manière on voit que rien n'est si simple que cette partie de la corn* prau*!**. position. Après avoir tracé des axes parallèles, équidistants, et coupé perpendiculairement ces axes par d'autres axes éloignés les uns des autres autant que les premiers, on place, à la distance d'autant d'entre-axes qu'on le juge convenable, les murs sur les axe*, et les colonnes, les pilastres, etc. , sur les intersections de ces mêmes axes; ensuite on divise en deux les entre-axes, et sur les nouveaux axes donnés par cette division., on place les portes, les croisées, les arcades, etc.
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Au-dessus et au-dessous des plans d'édifices que nous donnons pour exemples de la manière dont on doit combiner , disposer horizontalement les colonnes, les pilastres, les murs, les portes et les croisées , nous avons placé des coupes et des élévations, quoiqu'il ne soit encore question que de disposition horizontale; en agissant ainsi, notre objet a été de rappeler aux élèves la manière tout à la fois simple et grande, prompte et correcte, avec laquelle- on doit dessiner l'architecture : de les habituera l'avance, par cette manière d'opérer simple, à la simplicité qui doit régner dans la composition de tous les édifices; de leur faire connaître de bonne heure la méthode que l'on doit naturellement suivre, lorsque ayant conçu, soit l'ensemble d'un édifice, soit quelques-unes de ses parties, soit ■même une simple combinaison verticale jointe à quelque combinaison horizontale, on veut fixer ses idées, et leur donner en quelque sorte un corps en les jetant sur le papier. Accoutumés de bonne heure à tracer le plan ayant tout, à en voir naître la coupe, à ne considérer une élévation que comme la projection d'un édifice déjà entièrement composé, ils ne courront jamais le risque de faire comme les personnes qui, parce que dans l'architecture elles ne voient que décoration, commencent un projet par la façade, et ajustent ensuite comme elles peuvent le plan et la coupe avec l'élévation, manière de composer faite pour éloigner non-seulement du but de l'architecture, mais même de celui que se propose l'architecte lorsqu'il cherche à décorer. En effet, tous les édifices ou projets d'édifices conçus dans un tel esprit se ressemblent plus ou moins, et, malgré leur grand nombre, ils n'offrent que trois ou quatre combinaisons difîérenles; tandis que ceux dans la composition desquels on a suivi la marche qu'indique la nature, c'est-à-dire, où l'on s'est occupé d'abord du plan, puis de la coupe, et dont l'élévation n'est que le résultat de l'un et de l'autre, offrent une
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I" !>ECTIO*.
si grande variété, qu'une même décoration ne s'y reproduit pas deux fois. C'est ce dont on peut se convaincre, en jetant seulement les yeux sur les élévations représentées dans la planche 2 : dans l'une des élévations de cette planche, on a ajouté quelque chose au produit des dispositions; et cette addition, vu que c'est de la sculpture, doit ajouter et ajoute effectivement à la beauté de la décoration, qui, au contraire, aurait infailliblement perdu, si , au lieu de représenter quelque objet de la nature, on avait ajouté quelqu'un de ces prétendus membres d'architecture, membres aussi insignifiants qu'inutiles.
Les combinaisons verticales sont tout aussi simples que les horizontales dont on vient de parler, vu qu'il n'en est aucune de celles-là qui ne naisse naturellement de celles-ci. Mais PUnfh ' comme chaque disposition horizontale peut engendrer plusieurs dispositions verticales, celles-ci sont un peu plus nombreuses que les autres.
Lorsqu'un édifice a deux étages, il peut avoir deux rangs de portiques l'un sur l'autre (fig. 1), ou seulement un portique au rez-dc-chaussée (fig. 2) ; ce portique peut être pris aux dépens de l'épaisseur du bâtiment (fig. 3), ou être en saillie, de manière à former terrasse (fig. 4); ces différents portiques peuvent être ouverts par des entre-colonnemenls. ou bien par des arcades.
Les deux étages de l'édifice peuvent être égaux (fig. 5), ou Dero,on|lM bien l'un des deux être plus élevé que l'autre : dans le premier c*«
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cas, les colonnes supérieures n auront que les cinq sixièmes de ™' n ^'" , J "
la hauteur des colonnes inférieures (fig. 5) ; si l'étage supé- ^ ,e « rieur est le plus haut (fig. 3 et i), les colonnes auront une hauteur égale ; enfin, si c'est l'étage inférieur qui est le plus élevé (fig. 6\ les colonnes d'en haut n'auront que les trois quarts de celles d'en bas.