‹ Précis des leçons d'architecture, 1 données a l'École royale polytechniqueChapitre 30 sur 38 · ENSEMBLE DES ÉDIFICES. 9 J II» PARTIE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE DES ÉDIFICES. 9 J II» PARTIE

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diverses parties. Maintenant il s'agit de réunir ces mêmes parties pour en former un ensemble.

En nous occupant des combinaisons primitives, nous avons vu que , d'après les principes généraux de l'architecture, les murs, les colonnes, les portes et les croisées placés dans la longueur ou dans la largeur d'un édifice, devaient l'être sur des axes communs. Il s'ensuit naturellement que les pièces formées par ces murs et par ces colonnes, ouvertes par ces portes et ces croisées, sont de même nécessairement placées sur des axes communs. Ces nouveaux axes peuvent se combiner de mille façons différentes, et donner naissance par leurs combinaisons à un nombre infini de dispositions générales différentes.

"Quatre axes peuvent être disposés de manière à former un carré. De ces quatre axes, on peut en supprimer un ou deux, et l'on aura deux dispositions nouvelles.

Rien n'empêche de diviser en deux un carré par un nouvel axe, et cela, dans un sens ou dans l'autre, et quelquefois dans l'un et dans l'autre sens.

De ces divisions du carré naissent de nouveaux plans; et si Ton supprime quelques-uns des axes, cette suppression donnera de nouveau naissance à des plans différents.

Si la seule division du carré en deux produit tant de dispotitions simples, on voit clairement combien il doit résulter de nouvelles dispositions par la division du carré en trois, en quatre, etc., parles divisions du parallélogramme et du cercle,. Jtrate* qui" *n enfin par les combinaisons de ce dernier avec les deux autres.

La première chose à faire pour 'acquérir de la facilité à TriiU ch0JM composer, c'est de s'exercer beaucoup sur les différentes divi- J£X U Î sions du carré, ainsi que sur les principales combinaisons des £S«o r i." axes des édifices, dont on a représenté quelques-unes, planche 20.

La seconde est d'effectuer les différents plans dont ces com-

"; ,, ; VR11,J - 92 composition.

III" hïCTIO."».

binaisons indiquent la disposition générale, en combinant sur leurs axes les différentes parties des édiûces ; combinaisons dont la planche 1 9 offre plusieurs exemples.

La troisième enfin est de combiner avec chacune de ces dispositions horizontales diverses dispositions verticales, ainsi qu'on l'a supposé planche 20.

S'étanl ainsi suffisamment exercé sur la composition en général, s'étant bien convaincu par le nombre, la variété, la magnificence des résultats que l'on aura obtenus par celte méthode, de l'inutilité de toute recherche, relativement à la décoration; on pourra s'occuper de la composition d'une manière plus particulière.

Marche « Combiner entre eux les divers éléments, passer ensuite dux 'r.'m^.uîîn" différentes parties des édifices, et de ces parties à l'ensemble, q U "ÛSmiM. telle est la marche que l'on doit su ivre, lorsqu'on veu t apprendre à composer; lorsque l'on compose r au contraire, on doit commencer par. l'ensemble, continuer par les parties, et finie par les détails.

Le programme d'un édifice étant donné,

Il faut examiner d'abord,

Si, d'après l'usage auquel est destiné cet édifice, toutes les parties qui le composent doivent être réunies ou séparées, et si, en conséquence, il doit offrir dans son plan une seule masse ou plusieurs;

. Si celte masse, ou ces masses, doivent être pleines, ou évidées par des cours ;

Si l'édifice, quelle que soit d'ailleurs sa disposition, peut donner sur la voie publique, ou s'il doit en être éloigné par une enceinte ;

Si toutes ces parties sont destinées à des usages semblables ou différents, et si, conséquemment, elles doivent èïre trailées d'une manière semblable ou différente ;

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III» S>tCTl05.

Examiner, dans le second cas, quelles sont les parties principales, et quelles sont celles qui leur sont subordonnées ;

Établir quel doit être le nombre des unes et des autres, et quelles doivent être leur grandeur et leur situation respectives;

Reconnaître enfin si l'édifice doit avoir un seul étage ou plusieurs, ou un seul dans certaines parties, et plusieurs dans d'autres.

Lorsque ces conditions sont bien remplies, on sent qu'un projet est bien avancé, mais on doit sentir en même temps que pour l'achever, il reste encore bien d'autres observations à faire; et que celles-ci seraient bien inutiles, si les premières étaient fautives : avant d'aller plus loin , il faut donc s'assurer de leur justesse. Si cet examen est satisfaisant, on devra fixer les idées que l'on a conçues, au moyen d'un croquis rapide, qui, en soulageant la mémoire, puisse mettre à portée de les examiner de nouveau , avec plus de loisir et d'exactitude, et de passer ensuite avec confiance à d'autres observations.

Nous allons donner un exemple de la manière dont on doit fixer ses idées en architecture, au moyen d'un croquis.

Supposons qu'il s'agisse de faire le projet d'un édifice destiné à la réunion des savants, des hommes de lettres et des artistes; qu'outre les salles d'assemblées particulières pour les sections de chacune de ces classes, que le programme suppose devoir être au nombre de trois, on demande une •Jomondoit

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salle pour les séances publiques, un vestibule commun, des '«•**»•

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vestibules particuliers, une galerie qui établisse une communi- «' un rTo< i 81 »

cation facile entre toutes les parties de l'édifice, des cabinets, Hianti*2i un logement de concierge, etc. ; voici la manière dont il faudra s'y prendre.

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