‹ Précis des leçons d'architecture données à l'École royale polytechnique (volume 2)Chapitre 45 sur 65 · DES DIVERS ACCESSOIRES DES APPARTEMENTS · texte numérisé non relu

DES DIVERS ACCESSOIRES DES APPARTEMENTS

Dans les maisons particulières qui ne peuvent être composées que d’un seul corps-de-logis ; on place les. domesti-

que dans les combles; et les écuries, les remises, les cuisines et offices au rez-de-chaussée. Quelquefois même on met ces dernieres dans un étage souterrain au niveau des caves. Dans les maisons où l’on peut pratiquer des ailes ou d’autres corps de bâtiment, soit sur la rue, soit au fond de la cour, on y place ces differents accessoires, ou du moins ceux d’où il. se répand un bruit ou une odeur incommode. Enfin, dans des maisons encore plus considérables, on relègue les cuisines et offices dans une cour particulière, les écuries et remises dans une autre, afin que la cour principale soit toujours propre et libre.

A l'entrée de la cour principale, on ménage un logement pour le portier. On place les greniers à fourrage, les chambres de cochers, palefreniers, etc. , au-dessus des écuries et remises; les cuisiniers, les chefs d'office, et la plupart des autres domestiques, au - dessus des cuisines. Quant aux femmes-de-chambre et valets-de-chambre, on les loge dans des entre-sols pratiqués dans le principal corps-de-logis audessus des garde-robes et autres petites pièces.

Les cuisines sont ordinairement accompagnées d'un gardemanger, d’un lavoir, d'un bücher et d'un commun où mangent les domestiques. Elles le sont même quelquefois d’une rôtisserie, d’une pâtisserie, etc. La meilleure exposition pour les cuisines est le nord.

L'office doit être accompagné d’une pièce où se dressent les desserts, d’un fruitier et de plusieurs autres pièces pour serrer les sucreries, l’argenterie, les porcelaines. Les offices doivent être exposées au levant.

Les écuries sont simples ou doubles. Une écurie simple doit avoir quatre mètres de largeur. Une double doit en avoir un peu plus de sept ; et quand elle a une certaine longueur,

il ne faut pas lui en donner moins de neuf à dix. L'espace

III PART

III SecTioN.

IFl° PART.

III Secrron.

qu'occupe chaque cheval en largeur est d'environ un mètre et un quart. Les jours des écuries, pour être convenables, doivent tomber sur la croupe des chevaux. Lorsque absolument cela ne se peut pas, il faut au moins que le bas des croisées soit élevé de trois metres et un tiers au-dessus du sol de l'écurie. Dans les grandes maisons, il y a plusieurs écuries , les unes pour les chevaux de carrosse, d’autres pour ceux de main, pour les chevaux malades, enfin pour les chevaux étrangers. Quel que soit leur usage, les écuries doivent être exposées au levant, du moins autant que cela est possible.

Les remises , au contraire, doivent être placées au nord. Il y a des remises simples ; il y en a de doubles. Les premières doivent avoir trois mètres de largeur ; les secondes cinq et un quart. Quand on ne relève pas le timon, les remises ont sept mètres de profondeur ; et quand on le relève, cinq mètres : toutes doivent avoir quatre mètres de hauteur.

Les écuries et les remises doivent être accompagnées d’une piece pour serrer les harnais, d'une sellerie, d’une cour à fumier débouchant sur la rue; enfin, les latrines pour les domestiques.

Nous n'en dirons pas davantage sur les maisons particulières à la ville; les planches 22, 23, 24, 27et 28, qui en représentent un assez grand nombre , disposées de différentes manières, étant plus propres à familiariser les élèves avec cette espèce d’édifice que tout ce que nous pourrions ajouter. Voyez de plus le Choix des projets, planches r1 et 12.

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