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I. — Paralysie brachiale supérieure obstétricale

Étiolo^^ie. — Elle s'observe presque uniquement chez les enfants nés par le siège, quand l'extraction de la tête dernière a été laborieuse. Pour extraire la tète, on pratique dans ce cas, on le sait, la manœuvre de Mauriceau, pendant laquelle l'index droit de l'accoucheur appuie sur l'épaule gauche de l'enfant, et le médius droit sur l'épaule droite; on comprend que, dans cette manœuvre, les branches supérieures du plexus brachial d'un côté ou de l'autre puissent se trouver comprimées ou tiraillées pour peu qu'il ait fallu déployer une certaine force pour dégager la tète. Plus raiement, c'est une cuiller du forceps qui a ti*aumatisé la région du plexus brachial ; parfois le doigt de l'accoucheur, allant accrocher l'aisselle du fœtus pour le dégagement des épaules dans la présentation de la tête, en relevant fortement l'épaule et la clavicule, amène la compression du plexus.

Symptoinatologie. — La lésion porte en généi*al sur les deux ou trois branches supérieures du plexus brachial, qui innervent les muscles de l'omoplate, le deltoïde, le biceps, le coraco-brachial, le brachial antérieur et les supinateurs. Le membre i)end immobile le long du tronc ; le bras est en rotation inteine, l'avant-bras en pronation ; les mouvements de la main et des doigts sont conservés ; la sensibilité est intacte.

Diagnostic. — Les fractures obstétricales d'un des os longs du membre supérieur entraînent une immobilité du membre qui pour- . rait, à première vue, faire croire à une paralysie; mais la palpation

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éveille une douleur locale et fait sentir la crépitation osseuse et la mobilité anormale ; la radiographie éclairerait au besoin dans les cas douteux,

La pseudo-paralysie syphilitique est également douloureuse, et on note un gonflement de l'os au niveau de Tépiphyse atteinte (tig. 19).

Les paralysies d'origine centrale (hémorragie méningée ou cérébrale) n'atteignent guère le bras de façon isolée ; la face ou le membre inférieur sont également plus ou moins atteints.

Pronostic. — Très fréquemment, les branches nerveuses lésées se régénèrent, et le mouvement revient dans le membre de façon complète après quelques mois. Cependant, exceptionnellement, la paralysie peut rester définitive; le membre est alors plus ou moins entravé dans son développement, atrophié, aminci, immobilisé par les rétractions des muscles dégénérés, atteint de cyanose et de troubles trophiques. Quand la contractilité reste conservée plusieurs jours après la naissance, on peut espérer la restitutio ad integrum.

Traitement. — On prescrira des frictions et du massage sur les régions atteintes. En outre, il faut faire des séances journalières d'électrisation par les courants continus, le pôle positif étant appliqué au point d'Erb (entre les deux chefs des muscles scalènes), le pôle négatif successivement sur chacun des muscles atteints.

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