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DIABÈTE SUCRÉ

est particulier à l'enfant, c'est l'évolution rapide, l'intensité et l'excessif amaigrissement. Le diabète infantile a, en somme, en général, l'allure clinique qui, chez l'adulte, est particulière aux diabètes pancréatiques graves.

Le début est parfois brusque : c'est du jour au lendemain que l'en tant est pris de soif immodérée; plus souvent la polydipsies'établit progressivement, entraînant la polyurie ; celle-ci, surtout chez le jeune enfant, peut avoir pour conséquence l'incontinence d'urine nocturne et même diurne. Dès le début, la quantité de sucre esL en général élevée; elle atteint habituellement une cinquantaine de grammes, parfois beaucoup plus.

lin général, l'évolution est rapidement progressive; en quelques années au plus, et parfois en quelques mois, l'enfant se caclieelisu de plus en plus et meurt dans le marasme. Souvent la lin est mar quée par des phénomènes dits acétonémiques, vomissements, douleurs épigastnques, somnolence, coma, urines donnant par le perchlorure de fer une coloration rouge vineuse (réaction de Gerhard!), odeur aigrelette de l'haleine.

Assez souvent la mort est hàtee par une complication intercurrente : bronchopneumonie, gangrène pulmonaire, tuberculose aiguë. Les maladies bénignes de l'enfance, rougeole, scarlatine, coqueluche, aggravent le diabète préexislant et hâtent notablement son évolution.

Diagnostic. — Chez de jeunes enfanls encore au régime lacté, on voit parfois, à la suite d'enténles graves, une laclosurie curable qui ne s'accompagne des symptômes du diabète que d'une fac;on très atténuée et qui se distingue de la glycosurie véritable par la réaction des osazones et l'impossibilité d'obtenir par la levure de bière la transformation de la substance réductrice en eau et acide carbonique. En dehors de ces r.as, la réduction persistante de la liqueur de Fehling suflit à affirmer le diabète. 11 ne faudra pas manquer de chercher chez l'enfant l'origine liérMo-syphililique possible.

Pronostic — 11 est très grave et d'autant plus rapidement mortel que l'enfant est plus jeune. Toutefois on a signalé des guérisons ; quand la guérison doit être obtenue, c'est dès que le traitement est institué que se produit une amélioration, qui progresse lentement vers la guérison complète. Quand, au contraire, le traitement n'amène pas rapidement une modilication heureuse, on peut prédire une terminaison fatale à plus ou moins brève échéance.

Traitement. — Chez les yrands et les moyens enfants, le régime

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antidiabétique est le même que chez l'adulte: suppression du sucre, limitation des farineux, proscription des viandes, des œufs, des graisses; l'huile de foie de morue sera donnée largement ; on donnera l'antipyrine, le bromure, la teinture d'opium ; on emploiera l'opothérapie pancréatique.

Le régime sera plus difficilement applicable chez le nourris-ton ; tout en continuant le sein, on donnera à chaque selle une cuillerée à calé d'eau de Vichy ; après le sevrage, on donnera de la crème de lait délayée dans de l'eau édulcorée avec de la glycérine au heu de sucre; de bonne heure, on donnera des œufs et du jus de viande. On pourra faire l'opothérapie pancréatique par injections sous-cutanées d'extrait glycérine.

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