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CONVULSIONS

auditif, du tube digestif, etc. ; la présence d'ascaris dans l'intestin, celle de scybales sonl des causes possibles qu'il faut toujours rechercher; la dentition est souvent l'occasion de crises se répétant à chaque éruption dentaire; un repas trop copieux peut provoquer une attaque convulsive, qui s'apaise dès que l'enfant a rejeté le contenu de son estomac. Un a vu une émotion de la nourrice, un abus de café ou d'alcool, un coït trop passionné, se traduire par une convulsion du nourrisson.

Dans un certain nombre de cas, la convulsion apparaît comme premier symptôme du début d'une maladie aiyuë, grippe, angine, pneumonie, rougeole. Dans la période fébrile des maladies aiguës, les convulsions s'observent dans les circonstances où se produit le délire chez l'adulte. Dans la coqueluche, la quinte peut être suivie d'une convulsion. Dans les gastro-entérites, les convulsions ont un tout autre pronostic, selon qu'elles apparaissent au début de la maladie, ou tardivement; dans ce dernier cas, elles sont le signe d'une aggravation et d'une fin prochaine. Au cours de la fièvre typhoïde, des fièvres éruptives, de la pneumonie, les convulsions font parfois partie d'un syndrome méningé se manifestant par delà céphalalgie, des troubles vaso-moteurs, des vomissements, de la constipation, de la tension et de l'irrégularité du pouls; il s'agit tantôt de simples troubles fonctionnels toxiques, la ponction lombaire ne révélant aucune altération du liquide céphalo-rachidien tantôt de localisation infectieuse sur les méninges, de méningite aiguë fruste; on trouve alors une leucocytose méningée avec présence de mici'obes dans le liquide.

Enfin les convulsions peuvent être symptomatiques d'une lésion cérébrale: l'encéphalite, les hémorragies cérébrales débutent le plus souvent par une crise convulsive prolongée; dans les états cérébraux chroniques, tumeurs, kystes, sclérose, hydrocéphalie, les convulsions sont fréquentes, tantôt généralisées, tantôt localisées, et se confondent alors avec Fépilepsie jacksonienne.

Symptomatologie. — L'enfant pris de convulsions se raidit brusquement, sa face pâlit, ses yeux s'élèvent, la pupille se cache en totalité ou en partie sous la paupière supérieure, les yeux sont divergents ou convergents; des secousses toniques agitent les membres et la face; les yeux s'agitent sous la paupière; les mâchoires sont serrées, les dents grincent. Puis les mouvements deviennent plus étendus (mouvements cloniques), la face se cyanose et se couvre de sueur; de l'écume apparaît aux lèvres; la respiration devient bruyante ; souvent une miction survient, ou même une défécation ; finalement la force des mouvements s'atténue, ainsi que le bruit

Apert. — Mal. des Enfants. S édition.-. 31

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respiratoire; l'enfant reste abruti, le regard lixe, les pupilles en mydriase, la face congestionnée; puis le sommeil naturel succède au coma, et, au bout d'une heure ou deux, l'enfant se réveille ; il ne subsiste aucune trace de ce qui vient de se passer, à moins que la convulsion n'ait été la conséquence d'une lésion cérébrale -persistante.

Diagnostic. — Le diagnostic du symptAme est facile, mais il n'est pas toujours possible de faire le diagnostic de la cause. Il faudra rechercher dans l'état de l'enfant et dans celui de la nourrice tout ce qui peut être incriminé parmi les éléments provocateurs divers que nous avons énumérés à propos de l'étiologie.

Pronostic. — Le pronostic est bénin quand la convulsion est peu prolongée, isolée, et quand la cause provocatrice est trouvée et ne présente par elle-même rien de grave. Il faut se méfier beaucoup plus des convulsions, qui se répètent à courts intervalles, ou qui sont suivies de coma prolongé; elles peuvent être l'indice d'altérations cérébrales ou méningées commençantes; dans ces cas, il faut soupçonner une méningite tuberculeuse possible et pratiquer une ponction lombaire. Je dois dire que l'erreur inverse est commise beaucoup plus fréquemment et que bien souvent les convulsions du jeune âge sont attribuées à tort à une méningite qui n'existe pas.

Il faut se demander aussi si la convulsion n'est pas une al laque épileptique. Les sujets qui deviendront plus tard épileptiques font facilement des convulsions dans la première enfance ; il est difficile à cet âge de distinguer ce qui est crise convulsive simple et ce qui est crise d'épilepsie ; quand les convulsions continuent à se produire à intervalles éloignés, assez réguliers, sans cause provocatrice, bien que l'enfant ait atteint trois ou quatre ans, on est en droit de soupçonner l'épilepsie. L'épilepsie ne présente dans l'enfance rien qui la distingue de l'épilepsie de l'adulte.

Traitement. — Lors d'une attaque convulsive, il faut d'abord commencer par déshabiller complètement l'enfant; on peut essayer de provoquer des vomissements par la titillation de la luette, si la convulsion est survenue dans l'heure qui suit le repas; puis on plonge l'enfant dans un bain d'infusion de tilleul ou de camomille, ou simplement d'eau tiède à 36° ; on l'y laisse cinq à dix minutes; si les convulsions ne cessent pas, on peut faire respirer quelques gouttes de chloroforme ou d'éther, ou encore administrer ua la\emenl ainsi composé :

Lait 100 grammes.

Jaune d'œul' N" t

Chloral Ile', Kl par année d'âge.

Bromure de sodium 1 gramme.

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