TERREURS NOCTURNES
Blotti dans un coin du son lit, il pousse des cris, interrompus de-' mots entrecoupés qui permettent souvent de se rendre compte de ce qu'il voit : c'est un animal monstrueux, chat, chien, loup, ou un homme, une femme, des voleurs. L'enfant ne reconnaît pas, ne voit pas les personnes qui accourent à ses cris ; si on le prend dans les bras, il s'y blottit, toujours terrifié; mais ce n'est qu'au bout d'un temps variant de quelques minutes aune demi-heure, ou uneheure, que l'hallucination semble s'atténuer, que le calme renaît peu à peu et que l'enfant finit par se rendormir, d'un sommeil calme. 11 est exceptionnel que la crise se répète une seconde fois au courant de la même nuit. Le plus souvent, l'enfant ne conserve au réveil aucun souvenir de sa crise. Souvent elle revient plusieurs nuits successives, à peu près à la même heure chaque nuit, ou toutes les deux ou trois nuitspendanthuitouquinzejours. Puisdes mois, des annéess'écoulent et, au bout de ce temps, il arrive qu'une nouvelle série de crises recommence. Les crises n'apparaissent jamais pendant le sommeil diurne.
Les terreurs nocturnes se voient parfois chez des sujets dont le caractère impressionnable explique la prédisposition, ou chez des enfants de névropathes, d'alcooliques. Mais, dans bon nombre de cas, l'enfant ne présente rien de particulier dans ses antécédents personnels ou héréditaires, et il semble surtout qu'il faille incriminer des troubles digestifs. 11 s'agit surtout d'enfants malingres, à digestions lentes, sujets à des flatulences, à des alternatives de constipation et de diarrhée. On a tfussi, dans quelques cas, mis en relief l'influence des vers intestinaux ou de la dentition.
Diagnostic. — 11 est facile.
Traitement. — Il comporte, d'une part, l'administration de calmants du système nerveux (bromure, fleur d'oranger, tilleul), d'autre~purt des soins alimentaires dirigés contre la dysepsie et la constipation, ainsi qu'un traitement général reconstituant.
Apebt. — Mal. des Enfants, 5e édiiiun ;11