ORDRE DES SYMPTOMES
Tête , vei tiges , céphalalgie intérieure et extérieure , cheveux , front.
Yeux , vue.
Oreilles , ouïe.
Nez , odorat.
Face en général , joues.
Lèvres.
Mâchoire inférieure , menton , glande? sous-m?x ;, la*re$.
Cavité delà bouche.
Dents, gencives.
Langue , paroles , saHve,
Goût, fa r *n , soif.
Gorge, phaiynx.
Rapports , hoquet , p^ rosis.
Nausées , vomissemens.
Région précordiale , estomac.
Hypochondrés.
Ventre, nombril, bypogastre, région fngumeie.
Selles.
Rectum , anus ? périné.
Urines , vessie , urètre.
Organes génitaux , appétit vénérien , menstruation leucorrhée.
Eternuement , corysa.
Voix , enrouement.
Larynx , trachée.
Respiration.
Toux.
Poitrine.
Cœur.
Cou extérieur , nuque.
Omoplates, dos, région lombaire, sacrum.
Membres supérieurs.
Membres inférieurs.
Os.
Peau.
Sensations générales.
Fièvre, transpiration.
Sommeil et rêves.
Troubles de Y esprit , de la mémoire, moral.
Notes pratiques.
ACIDE MUMATÎQUÏ. 48
ACIDE MURIATIQUE. (Jcidum muriàiiàum.y
Durée d'aclion , cinq semaines. — Antidote ?
Tête. — Vertige tournoyant avec marche vacillante. — Pesanteur à l'occiput avec obscurcissement des yeux. - — Céphalalgie comme si le cerveau était déchiré et brisé. • — Céphalalgie diminuée par l'exercice, augmentée par le mouvement des yeux, et en se redressant dans le lit. — Eruption boutonneuse au front et sur les tempes.
Yeux. — Tuméfaction des paupières. — On ne voit que la moitié des objets et verticalement.
Oreilles. — Serrement de crampe, et comme une étreinte dans l'oreille. — Dureté de Vouïe. — Eruption à l'oreille et aux lèvres. r
Face. — En marchant au grand air, les joues deviennent rouges et brûlantes, sans soif.
Dents. — Fourmillement dans les dents inférieures.—- Odontalgie qui augmente par les boissons froides.
Langue.* — Grande sécheresse de la bouche avec paralysie de la langue. — La langue en parlant est lourde , comme s'il y avait du plomb dedans. — Ulcères profonds dans la langue.
VomissenjLens. — Vomissement des alimens ingérés.
Estomac et ventre. — Sensation de vide dans Teëtomac et le bas-ventre. — Sensation désagréable ,initladive, dans l'estomac et le bas-ventre. — Pincémens violens fq&i commencent a la région de l'ombilic , et se propagent des deux côtés avec gargouillement.
Selles et anus. — Évacuation de matières diarrhoïçjtes. *- Excrétion involontaire d'une selle liquide, «gueuse, pendant qu'on urfce. •*--.' Enflure 4es boudons hé-
44 MÉDICAkENS ANTIPSORXQtJES.
morrhoïdaux avec douleur brûlante, cuisante. - — Gonflement bleuâtre des boutons hémorrhojdaux. — Hémorrhoïdes fluantes.
Urines et vessie. — Fréquente envie cP uriner avec sécrétion abondante des urines* • — Ecoulement très abondant d'urines aqueuses. — Faiblesse paralytique de la vessie et de son col. — Tenesme urinaire.
Org. génitaux. — Sommeil de l'appétit vénérien. — Impuissance. — Accélération de l'époque des règles. •
Voix, — Enrouement continuel.
Toux. — Toux avec expectoration sanguinolente.
Poitrine. — Tension douloureuse au sternum. — Au milieu et en dedans du sternum coups tranchans, avec pression obtuse à la partie postérieure de la poitrine, et oppression.
Cœur. —> La nuit, battemens du cœur si violens qu'on les sent dans la face.
Dos. — Pression douloureuse , violente, au dos, comme si on avait levé quelque chose a faux , qui se dissipe par le mouvement.
Membres supï et infér. — Déchirement , tiraillement dans les extrémités en repos, qui diminuent par le mouvement. — Marche vacillante par faiblesse des cuisses.
Os. —-Le périoste de tous les os est douloureux, comme dans les fièvres intermittentes.
Peau. — Éruption croûteuse sur le dos des mains et des doigts. - — Ulcères putrides aux jambes, — Ulcères brûlans à leur circonférence. — Pustules noires.
Sensations gén. — Faiblesse excessive au point que les paupières tombent, quand on s'assied. — Douleur comme si toutes les articulations étaient brisées.
Fièvre et transp. —Prédominance du froid. — Horripilalions y avec bâillemens et pendiculations sans soif, et non suivis de chaleur. — * Chaleur sans soif, avec
ACIDE NITRIQtfE. 45
agitation générale, et désir de se découvrir le soir.— .
Sueurs nocturnes ♦ Sommeil. — Grande somnolence diurne qui se dissipe par
le mouvement. — Insomnie avant minuit. — Avant
minuit ronflement violent et gémissemens: on s'agite,
on parle, et on glisse sans cesse vers le bas du lit. —
Réveil fréquent par des frissons.
Moral. — Concentration en soi-même avec craintes et
anxiété. — Irrésolution avec anxiété. — Tristesse.
Notes pratiques.
Ce médicament est précieux dans les fièvres nerveuses accompagnées de stupeur. Ruckert, 2,2. On doit attendre de grands effets de son emploi dans les exanthèmes scrofuleux. Id. 3. Rau le recommande contreles aptlies et lejfcorbut de la bouche. C'est un puissant auxiliaire pour combattre l'impuissance. Com. prat., 1827, 87. (iT. D. T.) x
ACIDE NITRIQUE. ( Nitri acidum. )
Durée d'action , 40 jours. — ■ Antid. Camph.
Tête. — Vertiges qui forcent a se coucher.— Céphalalgie pulsatwe. — Grande chaleur et congestion a la tête.
— Céphalalgie avec grande sensibilité au bruit des voitures, et à la marche bruyante dans la chambre.
— Sensibilité douloureuse comme par une suppuration interne, à la partie extérieure (et postérieure) de la tête. — Chute considérable des cheveux, —r Eruption humide a la tête.
Yeux. — Paralysie de la paupière supérieure. — - Pression dans les jeux. — Élancement dans les yeux. • — Suppuration des yeux.— Ophtalmie à la suite de la suppression de la syphilis* — Voltige de points noirs devant les yeux. — Myopie» '— Vue, double. — Éblouisseinent à la lumière du jour. — Les yeux entourés d'un cercle jaune s'ouvrent difficilement le matin, — Yeux enfoncés.
46 MËDICAMENS ANTIPSORIQUES .
Oreiiles» ~-* Sécheresse de l'intérieur' des oreilles. — Bruissement y battemens dans les oreilles. — Obturation des oreilles. «— Dureté de l'ouïe.
Nez. ■•— Sécheresse du nez. — Épitaxis.
Face, lèvres et mâch. — Eruption boutonneuse a la face. :— Serrement de crampe dans les joues, et les os de la pommette. — Gonflement des joues, des lèvres, et des glandes sous-maxillaires. — Ulcères à la partie rouge des lèvres.
Dents. — Odontalgie tiraillante et pulsative, le soir au lit. — Les dents deviennent jaunes.
Cavité de la bouche. — Odeur fétide et putride de la bouche. — Scorbut de la bouche. — Ecorchure de la langue, du palais, et de l'intérieur des gencives avec beaucoup de douleur. — Goût d'amertume à la touche.
Salive. . — Salivation.
Goût y gorge. * — Brûlure dans la gorge. — Douleur d' ecorchure dans la gorge, r— Gèût acide avec brûlure dans la gorge. — Dégoût pour la viande.
Soif* ■ — Soif (dans la suppuration des poumons).
Rapports. — Après avoir bu vite, il remonte une gorgée de liquide acide.
Région préc, estomac. — On ne digère point le lait. —Apres avoir mangé , lassitude , chaleur et sueur abondante. Douleur au cardia en avalant les aliinens.— Spasme de l'estomac.
Ventre , gl. inguin. — Accumulation de vents dans le ventre. — Déplacement des vents, le matin et le soir. - — Tranchées. < — Elancemens dans le ventre par le toucher. ■ — Borborygmes. — Grand ballonnement du ventre produit par des vents, surtout le matin. — Douleur d'ulcération dans le bas-ventre.. — Gonflement "dès glande? inguinales.
Selles j anus» —Selles diarrhoïques souvent muqueuses avec oièur fétide, — Pression au fondement. -—Gonfle-
ACIDE NITRIQUE. Al
meut des boutons hémorrhoïdaux qui saignent à chaque selle- v Urines. ^- Fréquente envie d'urine* avec sécrétion d une petite quantité d'urines fétides, foncées ou brunes. . — Odeur fétide des urines. — Incontinence d'urines.
— Douleur en urinant. — L'urine sort froide.
Org. génitaux. — Appétit vénérien augmenté.— Condylo-
mes. Syphilis mercurielle. — Les règles viennent
trop tôt. — Suppression des règles. — Leucorrhée muqueuse , fétide, rougeâtre. — Leucorrhée rongeante.
Corysa. — Corysa sec. • — Obstruction des narines.
Toux, t- Toux avec douleur d'écorchure dans la gorge et dans la poitrine. — Toux avec expectoration d'un sang noir et coagulé.
Respiration^ — Respiration haletante. — asthme.
Poitrine, cœur. *-^ Congestion à la poitrine avec anxiété, chaleur et palpitations de cœur.
Nuque j dos ; sacrum. — Raideur de la nuque. — Douleur au dos et au sacrum après un refroidissement. . — Élancement dans les épaules. — Élancement au sacrum, en toussant.
Membres. — Douleur des cuisses en se levant de son siège.
— Faiblesse dans les genoux. — Douleur dans la rotule gauche, qui empêche presque de poser le pied à terre. — Serremens et crampes dans les mollets en marchant, et après s'être assis. — Crampes violentes du mollet, la nuit et vers le matin. ^— Les mains et les pieds jusqu'aux genoux sont froids. — Engelures aux mains et aux orteils. ~ Elancement dans le talon en marchant.
Os. — Carie des os.
Peau. — Les pores de la peau sont noirs. -~ Le plus léger refroidissement de température cause des engelures avec prurit et inflammation. • — Dartres pruriteuses. — Taches d'un brun rougeâtre à la peau*-— Verrue*.—
48 MÉDICAMENS ÀNTIPSORIQUES,
Urticaire. « — Gros furoncles aux jambes. — Ulcères fortement sanguinolens , brûlans, lancinans, %
Sensat. génér. — Déchirement dans les membres. — Le matin , grande lassitude. — Faiblesse. — Maigreur excessive. • — Chaleur, sueurs, et palpitations de cœur produites par un léger exercice après le repas. — La plupart des symptômes disparaissent^ en allant en voiture.
Fièvre. — Froid universel de la peau. — Fièvre, froid et chaleur l'après-midi. — Le soir, frissons au dos avec chaleur interne. — Accès de chaleur passagère , ou sentiment de chaleur continuelle sans soif.— -La nuit, chaleur sèche avec beaucoup de soif. — Sueurs nocturnes.
Sommeil. — Le jour, somnolence et vertiges provenant de „ •"faiblesse.- — Le soir , on s'endort trpp tard ; le matin, on s'éveille trop tôt. — Agitation nocturne , et fréquent réveil.
Moral. — Faiblesse de la mémoire. — Mélancolie, tristesse. — Inquiétude sur l'issue de la maladie, avec crainte de la mort. — Èloignement pour le travail. — Humeur, chagrin. — Irritabilité excessive.
Notes pratiques.
Ce remède manifeste sa plus grande activité, quand on l'administre après la potasse. Il ne convient guère qu'aux malades qui ont habituellement des selles trop molles, et on peut rarement l'employer chez ceux qui ont de la tendance a la constipation. Il convient mieux en général aux personnes brunes qu'aux blondes. (Hah., M. ch., Jourdan, 1. i , p. 5i8.)Une demoisellehystérique a qui on avait donné sans succès tous les autres médicamens, et dont le symptôme prédominant était une sensibilité douloureuse des tégumens de l'occiput, fut guérie par l'acide nitrique. (Ruck., t. v, p. 58.) On l'employa avec non moins d'utilité chez une personne a qui on avait amputé les deux mamelles qui