CAUSTIQUE
Inflammation du bas-ventre chez une femme en couche* Arch., vin, i , 67.
Fièvre puerpérale. Arch., 1, 1, 65.— 11, 2, 84.— vu, i, 67.
Métrite. Communie, prat., 1827, 38.
Prolapsus uteri , et induration. Coinm. prat., 1826, page 71.
Hémorrhagie utérine. Comm. prat., 1826, 24. Ann., 1, 112.
Asthme compliqué. Ann., 1 , 292.
Toux spasmodique. Comm. prat., 1828, 3.
Toux et oppression avec hémorrhoïdes. Rummel, 268.
Toux chronique nocturne chez un enfant scrofuleux. Arch., iv, ij, 48.
Coqueluche. Comm. prat., 1826, 18. Gaspari, 17, 8.
Affection rhumatismale. Rummel, 96. Ann., 11, 309.
Convulsions épileptiques. Ann., i,3i4. — 11, 320.
Crampes des enfans. Arch., 1 , 4, 98. Ann., 1, 3o2.
Tétanos. Arch., vu, 3, 72.
Apoplexie. Arch., v, 1, 67.
Antrax. Ann., 1, 366.
Fièvre inflammatoire. Ann., 1, 1. Arch., vu, 1, 27.
Fièvre scarlatine. Ann., 1, 4, i47> 228. — 11, 234. Arch., m, i,32.— vi, 2, 27, etc. ( JY. D. T.)
CAUSTIQUE ( Causticum).
Durée d'aclion , 50 jours. — Antid. Café. Eth. Nitr.
Tête. — Pression au cerveau qui rend la tête entreprise, obscurcie et stupide. — Élancement dans les tempes. — Raideur lancinante au vertex. — Élancemens a la tête. — Sensation d'engourdissement à l'occiput. — Tension et raideur des tégumens de la tête.
Yeux. — • Suppuration des jeux. — Inflammation scrofuleuse des jeux. — Presbyopie. — Étincelles devant
84 MEDICAMENS ANTIPSORIQUES.
les yeux. ~ Voltige de filamens bruns devant les jeux, — Amaurose commençante (cataracte).
Oreilles. — Serrement dans l'oreille. — Sensation dans l'oreille comme si tout ce qui est en dedans faisait effort pour sortir. . — Bourdonnement et bruissement dans la tête et les oreilles. — Ecoulement de pus fétide. — Sensation d'écorchure dans le conduit auditif. Nez. — Éruption au bout du nez. — Verrues anciennes au nez et aux sourcils. — On mouche du sang tous les matins. Face. — Couleur jaune de la face surtout aux tempes, avec
des lèvres pâles bleuâtres. — Éruption à la face. Lèvres. < — Sensation de spasme aux lèvres.
Mâchoires. — Douleurs arthritiques dans les mâchoires. — Tension et tiraillement douloureux au-dessus du menton.
Dents. — Dents douloureuses chassées de leurs alvéoles. — Suppuration chronique dans un point de la gencive. — Fistule dentaire.
Soif et faim. • — Soif vive avec peu d'appétit. Gorge. — Expuition de mucus en renâclant. — Mucosités à la gorge et derrière le palais. — Gonflement des glandes du cou semblable au goître. - — Sensation de froid qui monte de la gorge. — Mal comme de déchirure dans l'intérieur de la gorge, pendant qu'on fait des efforts.
Nausées. — Nausées qui vont jusqua la défaillance. Estomac- — Pression et serrement comme par une griffe dans l'estomac. — Douleurs spasmodiques d'estomac. — Pesanteur d'estomac après avoir mangé du pain. — Douleurs d'estomac avec chaleur à la tête , aggravées par tous les mouvemens brusques; on se trouve mieux en se couchant; frissons, lorsque les douleurs augmentent.
Ventre. — Pression dans la partie supérieure du ventre: — Gros ventre chez les enfans. — Gonflement du basventre* — Déplacement des vents , et selles dures.
CAtSTI(^U£. 85
Selles. — Efforts inutiles et fréquens d'aller à la selle ; elle vient avec douleur, anxiété et rougeur de la face. — ' Évacuations alvines, noueuses ou très minces. — Déchirement dans le rectum pendant la selle. — Constipation chronique.
Urines. — Envie fréquente d'uriner avec soif; on rend peu d'urines. Pissement involontaire le jour et la nuit. < —
# Émission involontaire de V urine en toussant, éter-
nuant et marchant. — L'urine devient trouble en se reposant. — Acreté dans l'urètre pendant et après rémission des urines.
Organes génit. — - Pollutions fréquentes. — Défaut d'érection s. — Les règles sont retardées, mais abondantes; elles coulent par caillots. — Les règles tardent à paraître a l'époque de la puberté. — Stérilité avec règles retardées. — Fleurs blanches abondantes dont l'odeur est comme celle des règles.
Corysa, larynx, voix. — Obstruction des deux narines. — Sensation d'excoriation au larynx hors le temps de la déglutition. — Raucité et âpreté de la voix, le matin et le soir.
Toux. — Toux courte. — Toux sèche, creuse, avec douleur d'écorchure dans la poitrine. — Douleur dans les hypocondres en toussant. — Asthme spasmodique.
Cœur. — Élancemens au cœur. — Palpitations de cœur.
Dos, omop.j sacr. • — Raideur douloureuse du dos y surtout en se levant de dessus sa chaise. — Tiraillement et déchirement dans les omoplates. — Douleur au sacrum; on sent chaque mouvement du corps dans le sacrum.
Membres super. — Douleurs arthritiques et rhumatismales dans les membres. — Tiraillemens dans les bras. — Pression douloureuse au-dessous du coude. — Sentiment de plénitude dans la main en saisissant un objet. — Engourdissement douloureux d'un doigt.— *
86 MEDHJAMENS ANTIPSORIQlitS.
Élancement depuis un doigt jusqu'au coude. — Raccourcissement et induration des tendons des doigts.
Membres infér. — Froid aux pieds % — Gonflement des pieds. — Marche mal assurée d'un enfant, et facilité a tomber. — Raideur dans les articulations des jambes. — En posant le pied a terre, douleur dans l'articulation coxo fémorale (et le pied) , produite commue . par une luxation ou une entorse.
Peau. — Eruption miliaire, urticaire. — Dartres.» — Vessie rongeante, panaris, et cors douloureux.
Sens. gén. — Grande sensibilité aux courans d'air et au froid. < — Déchirement violent dans les articulations, diminué par la chaleur du lit. — Hors du lit, faiblesse paralytique et démarche mal assurée. — Grippe opiniâtre. — Le soir y agitation insupportable dans les membres. — Assis, inquiétude générale, et anxiété à la région du cœur. — Les douleurs paraissent s'aggraver le soir et à l'air libre. — Les symptômes qui apparaissent à l'air libre, se perdent dans la chambre ; il ne reste qu'un peu de pression douloureuse à la tête. — Grande lassitude et abattement universel, surtout le soir. — Les symptômes primitifs sont plus lents à paraître que ceux des autres remèdes antipsoriques. « — Le café semble augmenter tous les symptômes.
Fièvre. — La nuit , frissons avec douleur dorsale , suivis de sueur universelle. — Sueurs nocturnes. — Sueur en marchant au grand air.
Sommeil. — Somnolence diurne semblable au coma somnolent. < — Insomnie nocturne causée par différens symptômes, et fréquent réveil en sursaut quand on s'endort. . — Insomnie nocturne avec chaleur sèche.
Moral. — Distraction. — Faiblesse de la mémoire. • — Anxiété, crainte. — Mélancolie. — Idées chagrinantes
CHAUX CARBON AXEE. <S7
nuit et jour. — Pleurs. — On a peur la nuit. — Tristesse. — Grandes angoisses.
Notes pratiques.
Le caustique est un desmédicamens dont on peut le moins se passer dans les maladies chroniques des yeux. Les inflammations scrofuleuses de ces organes peuvent rarement être guéries sans lui. Il exerce une action particulière et éminemment salutaire sur les organes génitaux, et principalement dans les cas d'incontinence d'urine, d'ischùrie, et de dysurie. Ruck., n, 72.
Le caustique a été employé avec de brillans succès dans un cas de rhumatisme aigu, accompagné de fièvre très intense. Arch., vi, 1 , 94. H a déployé des effets salutaires dans quelques affections spasmodiques, épileptiques. Ann., 11, 319. On à vu sous son influence s'améliorer plusieurs symptômes graves des maladies du larynx. Ann., n, 334* Le caustique est un des meilleurs remèdes contre la paralysie Gaz. Hom. Enfin, il a également réussi dans plusieurs cas de gale. Arch., vi, 2, 7 3. {N.D. T.)
CHAUX CARBON ATÉE (Calcarea carbonica).
Durée d'action , 50 jours. — Antid. Co-.nph. Eth. NHr.
Tête. ~- Vertiges en montant, et quand on marche a l'air libre. — La têle habituellement prise, comme si elle était pressée en avant par une planché. — Étourdissèment et tremblement avant le déjeûner. — Après avoir marché a l'air libre, martellément douloureux dans la tête, qui oblige a se coucher. — Tension à une tempe qui se propage au vertex. — Térébration de la tête comme si elle allait éclater. — Palpitations douloureuses de la tête augmentées par le travail d'esprit et les boissons spiritueuses. ■ — Battement au cen-
88 MLD1CAMLNS ANTIPSOHIQULS.
tre du cerveau. • — Bourdonnement et mal de tête avec chaleur des joues. — Froid glacial dans le côté droit de la tête. — Céphalalgie frontale avec pression et assourdissement qui augmente par le travail de l'esprit, et quand on se baisse. — Céphalalgie lorsqu'on lève quelque chose à faux. — Grande circonférence de la tête, et fontanelles ouvertes chez les enfans. — Le soir } sueur à la tête, — Chute des cheveux chez les femmes en couche.
Yeux. . — Trouble de la vue et voltige de plumes devant les yeux — Presbyopie — Les pupilles sont extrêmement dilatées. — Obscurcissement de la vue en lisant, ou après le dîner. — Pression dans les jeux. < — Inflammation scrofuleuse des yeux, et même avec suppuration et ptérigions de la cornée. — Gerçures, ardeur et douleur tranchante aux paupières. — Prurit et élancemens dans les yeux. — Ardeur et douleur tranchante dans les jeux en lisant à la lumière. — Larmoiement des jeux à V air libre. — Suppuration aux yeux. — Sensation de froid dans les yeux.
Oreilles. — Battement dans les oreilles. — Bourdonnement , bruissement et tintement des oreilles. — Craquement dans l'oreille en avalant. — Dureté de l'ouïe. — Dureté de l'ouïe produite par la suppression d'une fièvre intermittente au moyen du sulfate de quinine.
Nez. '■ — Obstruction du nez par un pus jaune et fétide. — Sécheresse désagréable du nez. — Odorat émoussé.
Face. — Prurit et éruption à la face. — Taches de rousseur.
— Gonflement sans chaleur de la face. — Couleur jaune pâle de la face.
Mâchoires. — Les glandes sous-maxillaires et celles du cou sont gonflées et douloureuses. — Goitre volumineux.
— Gonflement des amygdales avec sensation d'étroitesse du cou en avalant. — Ulcère fistuleux à la mâchoire inférieure
Bouche y goût, — Contraction spasmodique de la bouche.