‹ Précis des médicamens antipsoriques homéopathiques, de leur sphère d'action principale et de leurs propriétés caractéristiquesChapitre 32 sur 66 · CHAUX CARBON AT · texte numérisé non relu

CHAUX CARBON AT

dans un côté de la poitrine dans le mouvement, et quand on est couché sur le côté. — Brûlure dans la poîtrine. — Enflure avec chaleur forte des mamelles.

— Suppression du lait chez une nourrice. — Ecorchure des mamelons.

Cœur. — Palpitations et tremblement du cœur avec anxiété.

Nuque. — Raideur de la nuque.

Dos, sacrum. • — Douleur nocturne dans le dos et dans les bras. — Elancemens dans le dos, entre les omoplates, et dans le sacrum. — Douleur de luxation dans le dos. — Gonflement et déviation de la colonne vertébrale. — Douleur dans les lombes et les reins en allant en voiture.

Membres super. — TiraiHemens et décbiremens dans les bras, la nuit. — Lassitudes spontanées des bras, comme une paralysie. — Engourdissement de la main en saisissant un objet. — Gonflement des mains.

— Stupeur et engourdissement des doigts même dans la chaleur. — Nœuds de goutte dans les articulations du poignet et des doigts. — Fourmillement et engourdissement dans les doigts. — Paralysie fréquente des doigts.

Membres infér. — Elancemens dans les cuisses en posant le pied a terre. • — Pesanteur et raideur des jambes. — Serrement de crampe dans les jambes. « — Tumeur blanche du genou. — Tuméfaction du genou. — Taches rouges aux jambes. — Ulcères aux extrémités. — Gonflement de la plante des pieds et des malléoles. — Prurit violent aux jambes. — Sueur des pieds. — Brûlure à la plante des pieds. — Sensibilité douloureuse du gros orteil. — Douleur des cors.— Le soir, les pieds sont engourdis, comme morts. — Varices chez les femmes enceintes.

Os. — - Exostose. — Carie.

Peau. — La peau de tout le corps est âpre, et comme semée

9^ M£DICAM£NS AN TIPSORl^UES.

de boutons miliaires. — fermes. — Exantème chronique. — Urticaire. — Dartres humides. — Varices. — Loupes qui se renouvellent tous les mois, et suppurent. — Tumeur fistuleuse.

Sensat. génér. — Frissonnement visible dans la peau, qui commence aux pieds et monte jusqu'à la tête, qui en devient étourdie. — pièces d'èpïlepsie. — Danse de Saint-Guy. • — Grande sensibilité à l'air humide et froid. — On a une grande disposition à lever un objet à faux; il en résulte de la raideur et du gonflement, a la nuque, avec céphalalgie. • — Grande disposition a se refroidir. ■ — Le soir, malaise , comme précurseur delà fièvre intermittente. — Inquiétude qui fait mouvoir sans cesse les bras et les jambes. — Grande sueur même par un mouvement très modéré. . — Grande fatigue à la suite d'une marche modérée au grand air. — Déchirement dans les bras et les jambes. — Manque de forces , lassitude. — Plétore excessive. — Fatigue à la suite du parler. — Tous les symptômes se renouvellent et s'aggravent par un travail fait dans l'eau, ou quand on lave. — - Grand embonpoint chez les jeunes gens.

Fièvre. — Grand frissonnement intérieur sans soif. — Frissonnement continuel avec beaucoup de soif. < — Chaleur avec soif. — ■ Fièvre tierce paraissant le soir, d'abord avec chaleur a la face, et froid ensuite. — Anxiété pendant la sueur. — Sueurs nocturnes. — La nuit, sueur sur la poitrine.

Sommeil. « — Somnolence le jour et le soir de très bonne heure. « — On s'éveille très souvent la nuit. — Rêves avec anxiété ; imagination vagabonde et rêvasseries la nuit. — Chaleur avec anxiété nocturne; asthme et inquiétude dans le lit. — La nuit, pression à la région précordiale , qui de là remonte au larynx et à la tête. — Soif nocturne.

Moral. — Susceptibilité nerveuse. — Anxiété commençant

CHAUX CARBONATEE. 95

au crépuscule. — Disposition a s'effrayer — Caractère pleureur. • — Manque d'hilarité, avec pesanteur des jambes. — Accès de désespoir causé par la perte de sa santé.

Notes pratiques.

La chaux est surtout efficace après l'usage du soufre et du nitre. La simple respiration par le nez de Tune de ses plus hautes atténuations, apporte un grand soulagement dans la dentition difficile des enfans. On a cru long-temps qu'on ne pouvait administrer la chaux qu'une seule fois dans le cours d'un traitement antipsorique ; mais l'expérience a prouvé que cette assertion était erronée. On a prétendu encore que la chaux ne devait jamais être employée lorsque les règles retardaient, et coulaient avec peu d'abondance. Une publication faite dans la Gazette homéopathique du 3o janvier i833, tendrait à démontrer que cette règle n'est point absolue, et qu'on a retiré de très bons effets de ce médicament précisément dans le retard et le peu d'abondance des règles.

Hahnemann regarde la chaux comme un des meilleurs remèdes anti-épileptiques. Ce médicament s'est montré salutaire dans un fongus hématode et un obscurcissement de la cornée, Arch., vu, 2, 62; dans un cas de dureté de l'ouïe, Arch., vin, 3 , 60 \ et dans les crampes de l'estomac avec vomissement des alimens, Ann., 1, 258.Ruckert a constaté la grande utilité de la chaux dans les éruptions dartreuses humides. On l'a administrée avec succès dans une espèce de danse de St.-Guy, survenue après la miliaire, avec une énorme quantité de verrues, Arch., vm, 1 , 463 dans les crampes épileptiques, Ann., 1, 3 12; dans la nécrose et les exostoses, Arch,, vin, 1, 44; dan s la carie, Arch., ix, 3, g5; dans les loupes et les ulcères fistuleux, Arch., vin, 1, ^3. La chaux seule a suffi pour la guérison d'un cas de phthisie tuberculeuse. Ann., i,344» (N.D. T.)

94 MÉDICÀMENS ANTIPSOFJQUES.

CHARBON ANIMAL (Cario animalis).

Durée d'action , 36 jours. — Anlid. Camph.

Tête. — Le matin y vertiges. — Vertiges avec nausées en se redressant ; ils passent quand on se baisse ou qu'on se couche. — Le matin, douleurs de tête, comme après l'ivresse produite par le vin. — Pesanteur à l'occiput. — Céphalalgie qui augmente à Vair frais. • — Sensibilité des tégumens de la tête a la pression du chapeau. — Sensation comme si on avait quelque chose de placé dans le front, au dessus des yeux, qui empêche de regarder en haut.

Yeux. — Grande presbjopie avec dilatation de la pupille.

Oreilles. • — Bourdonnement dans les oreilles. « — Ecoulement des oreilles.

Nez. — Douleur des os du nez. — La pointe du nez rouge , brûlante et fendillée.

Face. • — Éruption abondante déboutons, non douloureux, à la face. — Taches lisses, rosées (d'un rouge cramoisi vif), épaisses au toucher. — Êrésy pelé delà face.

Dents. — Gencives rouges, gonflées et douloureuses. — Grand ébranlement des dents.

Goût , nausées. - — Goût d'amertume à la bouche. — Renvois inutiles avec douleur. — Nausées la nuit.

Estomac. < — Pression à l'estomac, même à jeun, et le soir, dans le lit, après s'être couché. — Faiblesse de T estomac > telle que tous les alimens produisent du malaise. — Borborygmes bruyans dans l'estomac et le ventre. - — Crampes d'estomac.

Centre. • — Pression et douleur tranchante dans la région du foie. — Déplacement des vents. — Vents fétides.

Selles. — Selles dures, noueuses, ou seulement envie inutile d'aller a la selle avec sortie de vents. - — Transudàtion collante, inodore, au périné.

CHARBON ANMAL. 95

Urines. — Urines abondantes. — Écoulement involontaire de l'urine.

Organes génitaux. — Leucorrhée qui forme des taches jaunes sur le linge* — Les lochies sont très ténues et fétides.

Corjsa. — Corysa sec qui empêche de respirer par le nez. • — Obturation du nez.

Toux.» — Le matin, toux avec expectoration causée par la sécheresse de la gorge.

Poitrine. — Serrement de la poitrine le matin, et après avoir mangé. — Sensation de froid dans la poitrine. — Nœuds douloureux sur la poitrine. — Inflammation érésypelateuse des mamelles chez les femmes en couche.

Sacrum. — Elancement au sacrum, en respirant profondément.

Membr. sup. — Induration des glandes de l'aisselle. — Transpiration au creux des aisselles. • — Raideur arthritique des articulations des doigts. — Engourdissement de la main.

Membres inf — Tumeur inflammatoire aux pieds et aux orteils, avec chaleur et douleur, comme s'ils avaient été gelés. . — Serrement de crampe des orteils.

Sensat. gén. ^- Pression douloureuse dans les articulations et les muscles. — Tous les membres sont comme engourdis, surtout la tête. — Grande disposition à se donner des tours de reins. — Prurit par tout le corps, surtout le soir au lit. — Gonflement, induration et douleur des glandes. — Engelures.

Fièvre. — Frissons le soir dans le lit, et sueurs pendant le sommeil. —Le soir, grand froid des pieds et des mains. — Chaleur nocturne. — Sueurs nocturnes débilitantes, surtout aux cuisses.

Sommeil. — Sommeil agité, plein de rêves.

Moral. — Alternatives de gaîté et de tristesse. -**. Sensibilité excessive , avec dépit taciturne et morosité.

96 MJ2DICÀMENS ÀNTIPSORÏQUES.

Notes pratiques.

Le charbon animal a montré sa plus grande efficacité dans le gonflement des glandes parotides , et dans les nœuds douloureux des mamelles. Arch., rx, i, i4o. (N. D. T.)

CHARBON VÉGÉTAL (Carbo vegetabilis).

Durée d'action , 36 jours. — Antid. Camphre. Café.

Tête. • — Céphalalgie et battemens de tête après le dîner et le soir. • — Mal de tête provenant Réchauffement. — Pesanteur de tête. — Céphalalgie comme produite par la contraction des tégumens de la tête. — Sensibilité des tégumens de la tête à la pression , par exemple d'un chapeau.

Yeux. • — Douleur des yeux par suite de regards soutenus. • — Pression aux jeux. — Suppuration des yeux pendant la nuit. — Prurit et démangeaison dans les angles des yeux. — Myopie.

Oreilles. — Rougeur et chaleur de l'oreille externe, tous les soirs. « — Manque de cérumen. . — Bourdonnemens.

Nez. — Ëpistaxis fort et fréquent précédé et suivi d'une grande chaleur.

Face, lèvres.-— Couleur de la face pâle, d'un jaune grisâtre. — Lèvres gercées. — Ictère.

Dents. » — Gencives saignantes. . — La gencive se détache et s'éloigne des dents incisives. — Ébranlement habituel des dents. — Douleur des dents déchirante et tiraillante. — Douleurs des dents qui produisent une sensation de contraction. « — Écorchure des gencives.

Bouche. — Scorbut de la bouche. ■— Sécheresse de la bouche, ou afflux d'eau.

Gorge. « — Mal de gorge comme produit par un gonflement. —- Sensation de construction à la gorge, qui empêche

CHARBON VEGETAL. 97

la déglutition. — Sensation de grattement dans la gorge. - — Abondance de mucus qu'on peut expulser en renâclant. — Apreté de la bouche et de la langue.

Goût } faim et soif. « — Goût d'amertume dans la bouche. — Goût salé. — Tous les alimens ont un goût salé, ,^- Dégoiit habituel de la viande. — Faim et soif immodérées.

Jiapp.y nausées j vom. — Rapports vides, amers. — Rapports des alimens gras. — Pienvoi des alimens. — Acides dans la bouche après le dîner. — Malaise et pression à l'estomac après le dîner. • — Sueur en mangeant. — Le matin nausées. — Nausées continuelles.

— Vomissement de sang. — La nuit, un liquide acre et chaud „ remonte à la gorge.

Estomac. . — Crampes de l'estomac, avec sensation d'une pression brûlante, beaucoup de vents , et grande sensibilité de la région précordiale. — Douleurs d'estomac chez les nourrices.

Ventre. — Ballonnement extraordinaire du bas-ventre après le dîner. — Elancemens au-dessous des côtes. — Coliques de vents.- — Pincemens au-dessous du nombril, qui se propagent du côté gauche au côté droit , avec sentiment de paralysie a la jambe droite. — Gonflement extraordinaire du ventre par les vents, avec chaleur dans tout le corps.

Selles. . — Selles liquides pales. -— Selles difficiles qui pourtant ne sont pas dures, avec grande étreinte et brûlure à l'anus , et douleurs du bas-ventre sembla-, blés a celles de l'enfantement. — Constipation.

Anus. — Douleur des boutons hémorrhoïdaux. — Hémorrhoïdes fluentes. — Écorchure et humidité du périné.

Urines. —Fréquente envie d'uriner, avec anxiété, le jour et la nuit. — Pissement au lit. —Urines trop foncées.

— Urines ronges mêlées avec du sang, — Diabètes.

98 MEDICAMENS ANTIPSORIQUES.

Org. génit. *— Pollutions fréquentes. — Appétit vénérien , immodérément voluptueux. — Ejaculation trop prompte du sperme pendant le coït. — Taches sur le gland humides , rouges et lisses. — Les règles reviennent trop tôt, avec des coliques de crampe. — * Menstruation trop abondante.

Corjsa. — Obstruction du nez qui s'aggrave le soir.

Voix. — Enrouement prolongé. — Le matin (et le soir), enrouement augmenté en parlant trop long-temps.

Trachée. ■ — Mal a la trachée artère.

Toux. • — Catarrhe et mal de gorge ( pendant la miliajre ). . — Tous les jours, trois, quatre accès de toux spasmodique. — Le soir, toux spasmodique prolongée.- — Toux avec crachement de sang, et douleur ardente dans la poitrine.

Poitrine. — Serrement de poit. — Asthme provenant iïhydrothorax. — Sensation d'écorchure et de rhagades dans la poitrine. ■ — Brûlure a la région précordiale avec congestion de la poitrine, et violentes palpitations de cœur.« — PhUiysie pulmonaire. — Taches brunâtres sur la poitrine. • — inflammation des mamelles.

Dos. • — Tiraillemens dans le dos.

Membres sup. et inf. — Chaleur des mains. — Sueur des pieds. — Les orteils sont rouges, gonflés, avec une douleur lancinante, comme s'ils étaient gelés.- — Crampes aux mollets la nuit. — Ulcères indolens au bout des doigts et des orteils. — Varices chez les femmes enceintes.

Sensat. gén, et peau. — Engourdissement des membres. — Douleurs dans les membres, comme par luxation , ou après avoir levé quelque chose a faux. — Les membres sont comme brisés , le matin après être sorti du lit. — Tremblottementet tressaillement partiels dansles membres pendant la journée. — Douleur déchirante rhumatismale dans les extrémités. — Douleurs brûlantes fans les membres, dans les os, et dans les

CHARBON VEGETAL. 99

ulcères. . — Malaise à la suite d'une débauche de vin faite la veille. — Grande faiblesse portée jusqu'à l'évanouissement, le matin au lit ^ ou en commençant a marcher. — Vers midi, apathie universelle , et envie d'appuyer la tête et de se reposer. — Prurit universel, lorsqu'on commence à avoir chaud dans le lit, le soir. — Ulcères fétides aux jambes, qui saignent facilement , et produisent une douleur cuisante , avec un pus acre et sanieux. — Induration des glandes. — Éruption fine et granuleuse. — Taches et stries d'un rouge brunâtre. — Urticaire miliaire.

Fièvre. — Le soir et la nuit, froid fébrile suivi de chaleur passagère. — Sueurs nocturnes. — Sueur d'une odeur acide, le malin. — Fièvre intermittente, avec soif seulement pendant le froid.

Sommeil. — Grande somnolence, le jour. — Insomnie produite par l'agitation du corps. — Rêvasseries nocturnes, et réveil en sursaut produit par des rêves effrayans. — Peur des fantômes , la nuit.

Moral. . — Faiblesse de la mémoire subite revenant périodiquement. — Lenteur des idées. — Idées fixes. — Disposition à se mettre en colère ; humeur violente. — Le soir, anxiété et agitation.

Notes pratiques. *

Le charbon végétal produit une céphalalgie violente, la soif suffocante, et une foule d'autres symptômes qui n'ont pu être guéris que par l'arsenic. Aussi, le docteur Franz regarde l'arsenic comme son meilleur antidote.

Une propriété caractéristique du charbon végétal est la douleur brûlante. Il doit donc être employé dans toutes les maladies où se rencontre ce symptôme, surtout dans les ulcères lymphatiques.

Lorsque, dans le choléra, les symptômes principaux ont

100 MÉDICAMENS ANTIPSORIQUES.

cessé, et que ceux de congestion apparaissent; lorsque la stupeur se manifeste, que l'oppression est prédominante, et que les joues deviennent rouges, et se couvrent d'une sueur gluante, on donne, avec le plus grand succès, le charbon végétal. Arch., xn, 2, ia3.

Ce médicament a très bien réussi dans les simples congestions de sang à la tête,, Arch. , vi, 3 , 981 ; dans le scorbut des gencives avec odeur fétide > à la suite de l'abus du mercure, Gaspa ri; dans les crampes d'estomac qni forcent à se courber, et gênent la respiration, en produisant une douleur de constriction, Arch., vm, 1, 70; dans les crampes d'estomac chroniques, avec pression brûlante et grande accumulation de vents; contre les vents, et les renvois fréquens après le dîner ; contre les hémorrhoïdes avec épistaxis. Le charbon jouit d'une efficacité extraordinaire dans la bronchite chronique, et dansTasthme réuni à l'hydrothorax; dans une espèce d'enrouement chronique qui augmente, surtout le soir ; dans les ulcères et les ulcères variqueux des jambes; dans cette disposition à se refroidir qui fait que le plus petit courant d'air produit un rhumatisme, de l'enrouement, une douleur déchirante dans les membres , de la transpiration, Gasp. , 23 ; dans les fièvres intermittentes où la soif ne se fait sentir que dans la période du froid, et manque dans celle de chaleur, Arch., ^x, h3.

CIGUË (Conium maculatum).

Durée d'action , 30 à 35 jours. — Antid, Café. Eth. Nitr.

* Tête. — Vertige dans lequel tout tourne en rond , en se redressant. « — Vertige en regardant autour de soi, comme si le malade allait tomber de côté. . — Céphalalgie lancinante chronique. — Accès de céphalalgie déchirante qui oblige à se coucher. — « Élancemens

Page 1