‹ Précis des médicamens antipsoriques homéopathiques, de leur sphère d'action principale et de leurs propriétés caractéristiquesChapitre 38 sur 66 · DOUCE AMERE · texte numérisé non relu

DOUCE AMERE

et frayeur, comme si on était à la fin de son sommeil. . — Somnolence diurne.

Moral. — Grande anxiété. — Mauvaise humeur et propension à la dispute. — Abattement et anxiété. — Tristesse avec disposition aux larmes, et sentiment intérieur de maladie. — Amour particulier et ardeur pour le travail.

Notes pratiques.

La digitale est le médicament par excellence, dansl'hydropisie où Ton n'a point déjà fait un abus allopathique de cette substance. On l'emploie avec avantage dans l'hydrocéphale qui survient à la suite d'une inflammation cérébrale, Arch., m, 3, 68. Elle est d'un grand secours pour la guérison de l'ophtalmie, Hartm., i, 3o3. La digitale s'est montrée fort efficace dans plusieurs cas de gastrite, Ruck. 109, Ann., n, 264. Arch., ix, 2, 101. Dans une espèce de psoï te chronique, Ann.,i, 126. Dans la fièvre vermineuse, et dans un cas d'ictère, Arch., vin, i ? ioo. Dans un corysaetune toux chroniques, Arch., 1, 126. Dans la goutte qui se fixe sur les os, Arch., iv, 2 , 3 1 . Et enfin, dans la cyanose., Arch., iv, 3, 93. ( N. Z>. T. )

DOUCE AMÈRE (Dulca amara).

Durée d'action , de 30 à 40 jours. - Antid. Inconn.]

Tête. *— Fort et continuel étonnement de la tête. — Pression et assourdissement douloureux de la tête qui

n'occupe que quelques endroits Sensation comme

si l'occiput était agrandi. — Congestion a la tête avec bourdonnement des oreilles, et dureté de l'ouïe.

Yeux. — Pression aux yeux surtout en lisant. — Sensation

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dans les yeux comme si du feu en jaillissait. — Inflammation scrofaleuse des jeux. — Amaurose.

Oreilles. — Serrement nocturne des oreilles avec nausées.

Nez. • — Saignement d'un sang vermeil et brûlant, avec le sentiment de pression au-dessus du nez.

Face. — Mouvemens convulsifs dans les lèvres et les paupières a l'air froid. — Eruption à la face. « — Rougeur circonscrite des joues avec pâleur de la face.

Bouche. « — Scorbut de la bouche après un refroidissement.

Langue y salive. — Difficulté de parler comme si la langue était paralysée. — Sécheresse de la langue avec beaucoup de soif, et augmentation de la sécrétion salivaire. — Salivation.

Goût, soif. — Goût fade et savonneux. — Soif violente.

Gorge. — Inflammation de la gorge après un refroidissement. — Pression a la gorge comme si la luette était allongée. *•— Gonflement de glandes du cou.

Vomiss. — Nausées avec vomissement de mucus épais seulement.

Estomac. — Après un repas modéré , ballonnement de l'épigastre et du bas-ventre. — Rétraction de la région précordiale, avec brûlure douloureuse.

Centre. — Sensibilité douloureuse de la région du nombril.

— Tranchée* autour du nombril. — Elancemens et pincemens autour du nombril. - — Pincemeus violens du ventre comme par la présence d'un ver qui ramperait, picoterait, et rongerait. — Coliques produites par un refroidissement. • — Ascite. — Gonflement des glandes inguinales.

Selles. — Diarrhée avec coliques après un refroidissement.

— Diarrhée sanguinolente chronique avec démangeaison à l'anus. — Diarrhée chez les femmes enceintes et en couche. — Diarrhée muqueuse verdâtre. — Constipation.

Urines. — Urines claires et visqueuses en les rendant; elles

t>OUC£ AMERE. \\^

deviennent ensuite troubles, et redeviennent plus tard claires avec un sédiment muqueux. — Rétention d'urine. — Écoulement très peu abondant d'urines d'une odeur désagréable.

Org. génit. — Menstruation abondante. — Stérilité des

femmes.

Corysa. — Corysa sec qui augmente à l'air froid. Toux. — Coqueluche après un refroidissement, excitée par

l'inspiration profonde. — Toux humide. — Toux

avec expectoration d'un sang vermeil.

Poitrine. — Élancemens obtus qui ressemblent à des coups , dans les deux côtés de la poitrine. — Sensibilité douloureuse semblable aux flux des vagues, dans le côté gauche de la poitrine. — Forte oppression de poitrine en expirant et en inspirant. — Hydrothorax. — Phthisie muqueuse. — La nuit, suppression de la sécrétion du lait chez les femmes en couche après un refroidissement.

Cœur Forte palpitation du cœur qu'on peut sentir k l'extérieur.

Nuque Raideur de la nuque.

Dos, sacrum. — Douleur lancinante, fouillante, dans les lombes au-dessus de la hanche gauche. — Douleur violente dans les lombes, surtout dans le repos.— Elancement et pression dans le dos et dans le bras, qui augmente extrêmement la nuit.

Memb. sup. — Paralysie des bras comme par un accès d'apoplexie, avec froid glacial, ou comme par une contusion ; elle est plus forte dans le repos, et se dissipe par le mouvement. — Éruption dartreuse sur les mains. — Sueur de la paume des mains. — Fermes aux mains.

Memb. inf. — Douleur tiraillante et déchirante surtout dans les cuisses. — Bouffissure et gonflement des jambes,

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mais non pas du pied.— Brûlure dans lies pieds et aux orteils.

Peau. — Fièvre urticaire. — Éruption de vessies qui contiennent une humeur aqueuse jaunâtre. — Tumeur froide. — Croûtes dartreuses sur tout le corps. — Eruption de dartres avec gonflement ds glandes. • — Induration des glandes. — Exantême qui paraît subitement après un refroidissement. — Les symptômes augmentent surtout le soir et dans le repos.

Sensat. génér. — Déchirement dans les membres après un refroidissement. — Grande lassitude. — Maigreur. — Gonflement subit du corps. — La face, le tronc et les membres sont gonflés comme dans l'hydropisie.

Fièvre. < — Frissons fréquens surtout le soir, avec un froid tel qu'on ne peut pas se réchauffer auprès du feu. — Sécheresse et brûlure de la peau avec délire et soif. — Sueur générale surtout la nuit. — Sueur fétide avec abondante excrétion d'urine. — Sueur abondante. • — Fièvre muqueuse après un refroidissement.

Sommeil. — Grande somnolence, le jour. • — Sommeil inquiet par l'effet de la chaleur et de tressaillemens, surtout après minuit. — • On s J éveille de très bonne heure.

Moral. — Délire nocturne avec augmentation des douleurs. — - Grande impatience. — Disposition à chercher querelle, sans dépit. — Inquiétude intérieure.

Notes pratiques.

La douce amère est presque spécifique dans un grand nombre de maladies aiguës qui proviennent de refroidissement. Elle a été employée avec succès dans un,e espèce de céphalalgie, Ann., i , 2$4? danspJusieurë cas de .diarrhée et

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de coliques par refroidissement, Gasp., i83 ; Arch., 1, 3, 170 ; Ârcti., îv, 1, n3; Hartni., io4; dans le gonflement des glandes <lè l'aine et du cou, Ruck., 1 , i58. On peut se servir utilement de la douce amère commeî médicament intermédiaire dans la phthisie piluiîeuse, Ruck., 1, 1 58. Elle est très salutaire dans beaucoup d'affections éxantématiques, et dans les maladies consécutives de la miliaire, id. Ce médicament s'est montré fort efficace dans une hydropysie survenue chez un enfant, à la suite d'une fièvre intermittenfe, Ann., 1, 353; dans une fièvre violente avec rhumatisme universel, Ann., 11, i83 ; et contre les verrues des niains, Arch., 11, 3, 118.

ET AIN (Stannum. )

Durée d'action , 5 semaines. — Anlid. Pulsatille.

Tête! — Tous les matins, mal de tête, nausées, et mauvaise humeur. — Céphalalgie avec battemens dans les tempes. — Céphalalgie frontale errante avec pression et assourdissement.

Yeux. — Tressaillemens et mouvemens convutaifs des yeux. — Elancemens brûlans aux paupières. — Suppuration nocturne des jeux. — Ulcération a l'angle interne des yeux comme une fistule lacrymale. — Yeux ternes > troubles , enfoncés. • — Convulsions des yeux.

Oreilles. . — Tiraillement douloureux dans les oreilles comme un ténesme. - — Tintement des oreilles. — Le trou des boucles d'oreilles suppure. — Cris dans les oreilles en se mouchant.

Face. — Face pâle et cave. — ^Tiraillemens douloureux dans les pommettes et le^orbites. — Gonflement de la mâchoire supérieure et des joues.

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Mâchoire. . — Ebranlement des dents. — Crampes dans les mâchoires. — Gonflement douloureux k des glandes sous-maxillaires.

Bouche ; parole ., gorge. — Odeur désagréable de la bouche. — Faiblesse et difficulté de la parole par manque de forces. — Beaucoup de mucosités dans la bouche et dans la gorge avec envie de crachotter , ce qui produit une forte douleur d'écorchure dans le cou. — Apreté dans la gorge. — Après avoir crachotté, la voix est plus haute.

Faim , soif. — Soif augmentée. « — Faim insatiable.

Vom. •— Après le dîner, malaise dans le pharynx et le gosier suivi d'un vomissement amer. — Vomiturion violente , suivie de vomissement d'alimens non digérés. — Vomissement de sang.

Estomac. — Tension douloureuse a la région précordiale. « — Pression violente à l'estomac. « — Crampe et serrement comme d'une griffe a l'estomac et autour du nombril, avec malaise général. — Crampe d'estomac avec renvois amers; sentiment de faim dans l'estomac avec diarrhée.

Ventre. — Coliques spasmodiques au-dessus et au-dessous du nombril. — Pression a la région hépatique. • — Sensation de vacuité dans le bas-ventre. — Déplacement des vents. — Fouillement dans le bas-ventre avant chaque selle. — Pression dans le bas-ventre comme avant l'apparition des règles, qui augmente par la pression extérieure.

Selle. •— Envie fréquente et inutile d'aller a la selle. — Selles sèches, dures et noueuses.* — Selles peu abondantes verdâtres. « — Selles muqueuses.

Urines. — Urines rargs. — Défaut d'excitation à uriner, , comme si la vesste était insensible ; la plénitude seule

du bas-ventre indique le besoin de le faire. — Fréquente envie d'uriner.

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