MERCURE
de sang. — Le meilleur état est celui du matin, dans la chaleur et le repos. — La plupart des sjmptomes apparaissent la nuit.
Fièvre. — Fermentation violente et battement dans les artères. « — Pouls accéléré, faible, ou irrégulier. « — Froid continuel du corps. — Le soir et la nuit , frissons tels qu'on ne peut se réchauffer devant un poêle chaud. • — Horripilations et chaleur alternativement.
— Chaleur sèche, le soir. — Jour et nuit, chaleur brûlante avec augmentation des douleurs en se découvrant. — La nuit, forte sueur d'odeur acide. — Sueurs matinales.
Sommeil. — Grande somnolence dans la journée avec un demi sommeil continuel. — Somnolence léthargique. « — L'agitation et l'anxiété empêchent de s'endormir de bonne heure. — Sommeil inquiet et léger. — Réveil fréquent, la nuit. — Insomnie causée par la fermentation du sang, l'anxiété, et les images effrayantes de l'imagination.
Moral. — Grande distraction. —Délire. — Erreurs de l'imagination. < — Grande inquiétude physique et morale, surtout le soir et la nuit. — La nuit, anxiété et craintes. — Dégoût de la vie et désir de la mort.
— Mauvaise humeur et taciturnité. — Entêtement et impatience. — Manie et pleurs. — Géraissemens continuels.
Notes pratiques.
Le mercure est le médicament spécifique de la syphilis. On l'a employé avec succès dans la céphalalgie déchirante, et surtout celle qui avait son siège aux tempes, Ruckert, i , 202; dans l'ophtalmie, Arch., m, 3 , 67 ; Ann., 1 , 245 ; dans le gonflement et l'induration des glandes parotides et sous-maxillaires; et dans une espèce de scorbut de la bouche, Ann., 1 , 245. Plusieurs cas de glossite et de gonflement in-
166 MEDICAMENS ANTIPSORIQUES.
flammatoire de l'intérieur de la bouche, ont été guéris par le mercure , Hartmann. Ce médicament est l'un des spécifiques de l'ictère. Il jouit d'une grande efficacité dans la diarrhée dyssentérique , Ann., i , i8p ; dans le prolapsus du rectum pendant la selle, Ann., i, 100; dans les selles acres, muqueuses chez les enfans, avec écorchure a l'anus, et une éruption miliaire, Ruck., 207. Le mercure a souvent guéri d'une manière durable le prolapsus du vagin. Dans le gonflement et l'induration des mamelles , on voit déjà l'amélioration commencer au bout de huit jours, sous l'influence de ce médicament. On lui doit encore de nombreuses guérisons de cette espèce de dartres qui paraissent après des ulcères syphilitiques mal traités, avec écoulement de sanie, rongement, et une tendance visible à se propager, Ruckert , 200. (JV. D. T.)
tflTRE (Kalinitricum).
Durée d'action , t> semaines. — Anlid. Ether. Nitr.
Tête. — Céphalalgie qui commence le soir et dure toute la nuit et le jour suivant, avec contraction des paupières. — Céphalalgie après avoir mangé du veau. — Congestion vers la tête. — Mal de tête à l'occiput, qui diminue en déliant les cheveux. — Sensibilité douloureuse du cuir chevelu.
Yeux.' — Le soir, cercle de couleur d'arc-en-ciel autour de la lumière artificielle. — U odeur du camphre produit un obscurcissement devant les jeux.
JYez. — Inflammation avec élancement du bout du nez. — Êpistaxis dont le sang est acre comme si c'était du vinaigre. — Contraction douloureuse dans le front et les yeux, qui se concentre dans le bout du nez.
NITRE. i67
Face. — Rougeur et tension des joues, avec aggravation de la céphalalgie.
Langue, larynx. — Langue chargée d'une couche muqueuse blanchâtre. — Tension dans le larynx. «■*- Trandpes dans le larynx avec gêne de la déglutition.
Faim et soif. — Le soir 9 beaucoitp plus d'&ppétil qu à midi. — Soif violente continuelle.
Ventre. — Pression douloureuse dans les lombes pendant le repos, augmentée surtout par la toux. « — Tranchées qui se dissipent le soir. — Douleurs violentes du basventre, surtout au côté droit, après avoir mangé du veau. — Douleur aux reins.
Selles. — Selles diarrhoïques. — Selles difficiles,, paresseuses, dures, qui exigent beaucoup d'efforts.
Urines. — Urines fréquentes, abondantes, claires.
Org. génit. — Augmentation de l'appétit vénérien. — Règles d'un sang noir, qui viennent trop tôt et trop abondamment. . — Avant et pendant les règles, douleur violente au sacrum. — Leucorrhée blanche , ténue, qui rend le linge raide, et sort avec douleur au sacrum.
Toux. — Toux sèche y plus forte le matin que dans la jour née. — Toux et céphalalgie engourdissante qui réveille à trois heures du matin. — Douleurs de poitrine en toussant*, jusqu'à ce que les crachats se détachent. ■ — Toux avec élancement/dans la poitrine, et crachement de sang pur.
Poitrine. — Elancement dans la poitrine. — Oppression de poitrine en montant. — Tension et pression douloureuse dans la poitrine, avec âpreté au-dessous du sternum, qui provoque une toux sèche.
Dos. — Douleur de dos en se baissant. — Le matin en se réveillant, violente douleur au sacrum.
Memb. sup. — Déchirement et élancement dans les articulations des membres supérieurs, avec gonflement des
168 MÉDICAMENS ÀNTIPS0IUQUE5.
doigts, et sentiment de pesanteur de la main, et comme si elle devenait plus grande.
Memb. inf. — Sentiment de lassitude et de faiblesse paralyv tique dans les jambes, après une courte promenade.
Peau. — Élancemens à la peau comme des pointes d'épingles, suivis de brûlure, surtout à la face. — Vésicules brûlantes avec un liquide jaunâtre, qui crèvent par le grattement, ce qui fait cesser la brûlure. — Enflure rapide de tout le corps.
Sensat. gén. . — . Affaissement, le matin , avec sensation de chaleur a la face, et front brûlant. - — Lassitude plus grande assis que pendant le mouvement. — Le camphre augmente les symptômes.
Fièvre. — Le soir 7 frissons avec douleur. — Après midi , froid avec soif, ou froid sans soif après la céphalalgie ; la nuit suivante , chaleur sans soif et sans sueur. — Sueurs matinales, surtout a la poitrine. — Pouls plein, dur, accéléré.
Sommeil. — Somnolence, le jour. — La nuit, sommeil trèsinquiet, comme un demi-sommeil , avec réveil fréquent. — Cauchemar. — Assoupissement.
Moral. — Esprit agité ; anxiété.
Notes pratiques.
M. le docteur Grosz conseille le nitre dans quelques espèces de crampes d'estomac, et de phthisie purulente avec sueurs colliquatives, Gaz, hom., i, io3, (iV. D. T.)
. OR [Aurum).
Durée d'action , 6 semaines. — Antid, ?
Tête. — Le travail d'esprit fatigue extrêmement, et fait
or. 169
éprouver une violente douleur de tête, comme si elle était brisée; en continuant de travailler, la douleur augmente jusqu'à la confusion des idées. « — Congestion à la tête. — Le matin, douleur de tête, comme si le cerveau était brisé. — Le matin, pesanteur dans la tête. — Douleur pulsative dans une moitié de la tête, comme si on la hacliait. — Exostose à la tête. — Chute des cheveux. — Éruption rouge écailleuse sur le nez et sur le front.
Yeux. — ■ Amour ose , suite de la paralysie du nerf optique. — Tension dans les yeux avec diminution de la force visuelle. - — Taches de la cornée.
Nez. — Gonflement, inflammation et rougeur du nez. — Carie des os du nez et du palais par abus du mercure.
— Desquammation de l'épidémie du nez. - — Exaltation du sens de l'odorat.
Face. — La face est bouffie et luisante comme par la sueur , avec proéminence des yeux. — Inflammation des os de la face.
Mâch. — - Tiraillement dans les mâchoires avec gonflement de joues. — Douleur tensive de la mâchoire supérieure. — Douleur térébrante au palais.
Jîouche , faim , soif— Odeur fétide delà bouche, semblable à du fromage vieux. — La faim et la soif sont très vifs.
Estomac. — Douleur d'estomac comme causée par la faim.
— Malaise inexplicable au creux de l'estomac. Ventre. — Colique nocturne venteuse. — Sortie de beaucoup de vents fétides. — M&lâise dans Je bas-ventre.
— Ballonnement du ventj# S- Exostose dans la cavité du bassin. — Sortie de la hernie inguinale. — Hernie inguinale chez les enfans et les grandes personnes.
Selles. — Selles abondantes. — Diarrhée nocturne. Urines. — Suppression de la sécrétion urinaire. —Ischurie. Org. génit. — Augmentation dé l'appétit vénérien. — Gon-
*T0 MEDICAMENS ÀNTIPSORIQUES.
flement de la partie inférieure du scrotum. — Chute de l'utérus. — Tout le système génital est fortement entrepris.
Corysa Corysa fluent. — Écoulement de pus par le nez.
— Obturation du nez.
Poitrine. — Le matin, accumulation dans la poitrine et la trachée artère d'un mucus, dont l'expectoration est difficile. — La poitrine est extrêmement serrée pendant la nuit et la marche à l'air libre, ce qui oblige de faire des inspirations profondes. — Pression continuelle sur la partie gauche de la poitrine.
Cœur. — Forts battemens du cœur avec grande congestion à la poitrine.
Dos. — Violentes douleurs dorsales qui empêchent, le matin , de remuer les membres.
Même. sup. ■— Déchirement paralytique et douleur dte meurtrissure dans les extrémités , surtout dans les articulations, en mettant les membres à nu, et pendant le repos ; ces accidens se dissipent en sortant du lit.
Memb. inf. — Douleurs dans les genoux comme s'ils étaient fortement serrés par une ligature. — Déchirement paralytique dans les articulations postérieures des orteils et des doigts. — Goutte noueuse.
Se?isat. gén. — Grande fermentation du sang, avec forte congestion à la tête. — Bourdonnement et tapage
dans la tête, avec fort battement du cœur Crampe
hystérique. — Le sujet pleure et rit alternativement.
— Gonflement hydropique de tout le corps. — Toutes les sensations deviennent très fines et très aiguës. -— Exaltation c0l& sensibilité pour chaque douleur. — Le sujet aime le^grand air, même quand le temps n'est pas beau, et s'en trouve bien.
Fièvre. — Le soir, dans le lit, frisson non suivi de soif et de chaleur. — Chaleur de la face avec mains et pieds froids. — Sueur matinale abondante.
Sommeil. — Somnolence après le dîner! — Après quatre
heures du matin, le sommeil n'est plus bon. — Le matin en Réveillant, on se trouve faible et fatigué. — Manque de sommeil. — Sommeil agité avec rêves cffrayans.
Moral. — Mélancolie avec anxiété , inquiétude , et désir de la mort. — Indécision extrême. — Mélancolie profonde tant qu'on reste seul; elle se change en colère et emportement par la-moindre contradiction. — Désir de revoir ses amis et ses parens ; nostalgie. — Propension irrésistible à pleurer. — Inquiétude. — Variations dans l'état du moral ; on est tantôt emporté, tantôt gai, tantôt triste.
Notes pratiques.
L'ôr est le spécifique de l'ozène, avec carie des os et du nez, produite par l'abus du mercure. La carie simple des os du nez a été également guérie par ce médicament, Grosz., Gaz. liom., 1 , io3. On l'a employé avec succès contre la mauvaise odeur delà bouche, surtout chez les jeunes filles à l'époque de la puberté, Hartmann; ainsi que dans certaines hernies dont il a opéré la réduction, Arch., ni, i, 94. — vin, 2, 69. L'or est très efficace dans les descentes de matrice, Arch., iv, 1, 76. — vm, 1, 82. 11 a apaisé pour longtemps des crampes hystériques avec prolapsus uteri, Rau., 186. L'une des propriétés caractéristiques de cette substance est le bruissement et le tapage qu'elle produit dans la tête; ces symptômes si fréquens chez les femmes hystériques ont été guéris plusieurs fois d'une manière durable par son emploi, Ruck., 5i. L'or s'est montré salutaire dans la disquammation dartreuse de l'épiderme après un érésypèle, Rau., 198 ; dans les exostôses, et en jpénéral dans les maladies produites par l'abus desmercuriaux. Tïanemann lé recommande dans plusieurs espèces de folie. Enfin , ce médicament a procuré plusieurs guérisons d'hypocondrie, Arch., 1, 2, i34; et d'axthritis, Arch., iv, 2, 61. {N. D. <T.)
47â MEDICAMENS ANTIPSORIQUES.
PÉTROLE {Petroleum).
Durée d'action , de 40 à 50 jours. — Antid. Noix vomique. Pub.
Tête. — Vertige en se baissant. — Embarras de la tête. — Pression et élancement douloureux dans la tête. — Battemens a l'occiput. — Mal de tête, le matin à jeun , et le soir après la promenade. — Céphalalgie uni-latérale qui force à se coucher. — Sensation comme si tout était a vif dans la tête. — ■ Pincemens douloureux à la tête. • — Douleur du cuir chevelu au toucher, comme s'il était suppuré et contus. — Éruption à la tête et à la nuque. • — Croûtes au cuir chevelu. — Dartres à la nuque. — Chute des cheveux.
Yeux. — Inflammation des yeux. — Lueurs devant les yeux. . — Voile devant les yeux. ■ — Impossibilité de lire des caractères fins sans lunettes, a cause de la presbyopie. — Vue double. *->- Convulsion des yeux en haut.
Oreilles. — Tintement d'oreilles. • — Bruit dans l'oreille. — Bourdonnement et bruissement devant les oreilles.
— Surdité (surtout après l'usage de l'acide nitrique). — Sécheresse et sentiment de sécheresse désagréable dans l'intérieur des oreilles. » — Ecoulement de sang et de pus par les oreilles.
Nez. • — Sécheresse et sensation désagréable de sécheresse
dans le nez. — Obturation du nez.
Face. -— Chaleur de la face après le dîner. — Couleur de h
face y jaune 7 pâle.
Bouche. ■ — Boutons crouteux aux lèvres et aux angles de la
bouche. — Gonflement de la glande sous-maxillaire.
— La langue est chargée de matières blanches. *-~
* PÉTROLE. ITô
Odeur désagréable de la bouche, —Mucosités dans la bouche et dans la gorge.
Dents. — Odontalgiepar le contact de l'air libre , avec gonflement des joues, £lus forte la nuit. — Grande facilité à la luxation de l'articulation maxillaire droite , le matin au lit, avec de vives douleurs.
Appétit et soif. — Le matin , grande sécheresse de la bouche
et de la gorge , avec soif vive pour la bière. — Faim
v i ve . — Manque d'appétit. — Dégoût pour la viande
' et pour les choses grasses. — • Goût amer dans la
bouche.
Rapports. — Eructation.— Renvois d'un liquide acide et désagréable. — Envies de vomir.— Vomissement amer, verdâtre. — Après le dîner, obscurcissement et vertiges, , — Dans la déglutition, quelque chose remonte à l'ouverture postérieure des narines.
Estomac. — Douleur a la région précordiale, comme si quelque chose allait se déchirer. — Pression à Vestomac. • — Grande faiblesse de l'estomac.
y entre. — Vide dans le bas- ventre. — Tranchées.— Gargouillemens au bas- ventre. — Coliques après avoir mangé.
Selles. — Selles dures. — Selles fréquentes pendant la journée. — Diarrhée. — Selles muqueuses sanguinolentes. — Coliques avant la selle diarrhoïque. — Après avoir été à la selle, brûlure dans le rectum.
Urines. — Pissement fréquent, avec peu d'urines rouges, brunes et fétides. — Suintement involontaire et goutte à goutte des urines. — Rétrécissement de Vuretre. — Brûlure dans l'urètre.
Org. génit. — Prurit et humidité du scrotum.» — Dartres prUriteuses au scrotum et au périné. — Pollutions fréquentes. — Pxègles qui viennent trop tôt, et dont le sang cause du prurit. ~ Leucorrhée comme des blancs d'œuf.
Corysa. ~ Corysa. ^ Obturation du nez. — Enrouement,
Toux. — Toux, le soir, après le coucher — * Toux nocturne sèche. • — Toux sèche qui vient du fond de la poitrine, produite par sécheresse, et grattement dans la gorge. #
Poitrine. — Élancement dans un côté de la poitrine. — L'air froid produit une sensation de resserrement a la poitrine. — Dartres sur la poitrine.
Dos et sacrum. — Douleur dans le dos. — Douleur au sacrum, qui ne permet pas de rester debout.— Faiblesse et raideur dans le sacrum et dans le dos.
Memb. sup. — Déchirement dans les mains. — Taches brunes aux poignets. — Raideur goutteuse des articulations des doigts. — Brûlure à la paume des mains. — Grevasses delà peau des mains et des doigts, avec des rhagades sanguinolentes, l'hiver.
Memb. inf. — Dartres aux genoux. — - Brûlure à la plante des pieds qui sont gonflés. — -Tiraillement douloureux aux extrémités. — Craquement et raideur des articulations. — Engourdissement et raideur des membres. • — Facilité à se refroidir. — Craquement des articulations.
Peau. — Cors aux pieds. — Verrues. ■ — Engelures. — La peau guérit difficilement. < — Grande sensibilité de l'épiderme. « — Chairs luxuriantes dans les ulcères.
— Maladies des glandes après des contusions.
Sensat. gén. — Aversion pour Vair libre. . — Frissonnement
a l'air libre. — Chaleur passagère. — Fermentation du sang et sueur après un tour de promenade, ou un léger chagrin. — Malaise et faiblesse après être allé en voiture. — Le matin et le soir, grande lassitude.
— Grande disposition a se refroidir. —- Sensation de malaise universel, insupportable, avec tremblement et grande lassitude.
Fièvre. — Frissons avec céphalalgie, et froid des mains et de la face. — Fièvre intermittence. — Frissons, ensuite chaleur de la face et fro t id aux, pieds. ■=- Chaleur