‹ Précis des médicamens antipsoriques homéopathiques, de leur sphère d'action principale et de leurs propriétés caractéristiquesChapitre 58 sur 66 · SEL COMMUN · texte numérisé non relu

SEL COMMUN

Menstruation tardive et en trop petite quantité. — Règles trop prolongées. — Règles qui viennent trop tôt et trop fort. — Les règles ont de la peine a paraître à l'époque de la puberté. — • Avant, pendant et après les règles, céphalalgie. — Avant les règles, humeur chagrine et triste. — Tristesse h l'apparition des règles. — Leucorrhée avec coloration jaunede la face.

Corysa. — Corysa avec éternuement. — Envie inutile d'é ternuer. —Le matin, corysa sec.

Larynx. — Enrouement avec sensation de sécheresse au larynx. — Le matin, accumulation de mucosités dans le larynx.

Toux, resp.j poitr. — Ronflement de la poitrine. — L'haleine paraît brûlante. — Poitrine chargée avec toux.

— Toux matinale. — Toux courte chronique. — Jour et nuit, toux produite par un chatouillement a la région précordiale. — Toux produite par un chatouillement en marchant et en respirant profondément. — En toussant, céphalalgie comme si le front allait éclater. — Sentiment comme si l'intérieur de la poitrine était à vif. - — Respiration courte en marchant vite. « — Gène de la respiration par le travail des mains. — Oppression de poitrine qui est soulagée à l'air libre. — Tension douloureuse de la poitrine.

— Elancement dans la poitrine en respirant profondément. < — Elancement dans la poitrine en toussant. — ."' Elancement dans une .mamelle.

Cœur.*— Battemens de cœur violens avec anxiété, aggravés par le coucher sur le côté gauche.

Cou. — Goître.

Dos et sacrum. — Douleur tranchante au sacrum. -— Élancement à travers les hanches et le sacrum. — Douleur tensive dans le dos. — Pression à la nuque.

Memb. sup. — Douleur fouillante a la partie supérieure du bras. — Lassitude des bras. — Pesanteur paralytique des îbras. -*- Élancemens au poignet. — Engourdisse-

2(fâ MEDICAMENS ANTIPSORIQITES.

ment et fourmillement des doigts. • — Sécheresse et gerçure de la peau des mains, surtout autour des ongles où se forment des envies.

Même. inf. — Douleur dans la hanche comme si elle était

luxée. — Tiraillement douloureux dans les jambes

Dartres aux jarrets. — Raccourcissement douloureux des tendons des jarrets. — Lassitude dans les genoux et aux mollets. — Douleur d'ulcération à la cheville, au toucher et en posant le pied à terre. — Gonflement des pieds.

Sensat. gén. — Fatigue maladive après avoir beaucoup parlé. — Suites fâcheuses du chagrin. — Jaunisse chez les femmes enceintes. — Les alimens acides et le pain produisent de mauvais effets. « — Les douleurs nocturnes gênent la respiration, et produisent une espèce d'hémiplégie. — Le matin, grand malaise. — La plus grande fatigue a lieu, le matin, au lit, et lorsqu'on est assis.- — Paresse après un lever matinal. — • Lassitude et lourdeur du corps. — Pression tiraillante dans les membres. — Mouvemens convulsifs dans les muscles et dans les membres. — Douleur de brisure dans les membres. — Répugnance pour le mouvement. — Disposition à se refroidir. — Grande facilité aux luxations et à se donner des tours de reins. — Grand affaissement physique et moral après un travail forcé. — Chaque mouvement produit une accélération de la circulation , et on sent le pouls dans tout le corps. « — Grande maigreur. — Verrues.

Fièvre. — Frissons intérieurs fréquens. — Froid continuel et manque de chaleur vitale. . — Horripilations et envies de dormir, suivies d'une légère transpiration.—- Froid avec (ou sans) soif. • — Céphalalgie avec frissons et chaleur alternativement. — Chaleur avec grande soif — Sueurs matinales.

Sommeil. — Le matin, fatigue causée par le sommeil. — Sommeil pendant la journée. »— Sommeil avec rêvas-

së'ne'ûa. 403

séries. Rêves pénibles avec pleurs.— > Soif nocturne.

— La nuit, rêves lourds, et réveil qui dure plusieurs heures. — Une fois réveillé, la nuit, on ne peut plus se rendormir. — Somnambulisme.

Moral. — On ne se souvient de rien. . — Impuissance de penser. — Manque d'idées et distraction. — Faiblesse extrême de la mémoire. — Irritabilité et dépit. — Impatience et précipitation. — Emportement facile.

— Anxiété. — Tristesse avec pleurs, qui augmente par les consolations. • — Disposition à s'effrayer, - — Haines contre les personnes dont on a reçu des offenses autrefois.

Notés pratiques.

Le sel a été employé avec un grand succès pour arrêter la chute des cheveux chez les nourrices, Arch. x, 2, 63. Hartmann le recommande spécialement dans l'ictère des femmes enceintes. Ce médicament est d'une grande utilité dans plusieurs affections organiques du cœur, ainsi que dans les éruptions cutanées et ortiées qui viennent après des mouvemens violens. Le sel est Fuii des remèdes les plus précieux dans les fièvres intermittentes opiniâtres qui doivent leur origine à la psore. On cite un grand nombre de guérisons de ce genre dans Hartm., Thér., i , 166;— Arch., x, 1, 71; — Ann., n, 33g, 34i, 343. Un éloignement insurmontable pour la marche et un grand affaissement physique et moral, sont des symptômes caractéristiques du sel, Hart. Thér., i,38 7 . (N.B. T.)

SÉNÉGA (Senega).

Durée d'action , 4 semaines et plus. — Antid. Arnica. Bellad. Bryon. Camphre.

Tête. — - Vertiges avec murmure devant les oreilles. — La

204 MEDICAMENS ÀNTtPSORIQUES.

tête est entreprise , vide, chancelante, avec pression dans les yeux et trouble de la vue. — Pression obiuse dans le front et les orbites, avec sensibilité des yeux. ■ — Tiraillement dans le front et les "tempes, vers le bas de la face. — Céphalalgie pulsative avec pression aux yeux. — Congestion de sang à la tête et aux yeux en se baissant. . — Le mal de tête se propage jusqu aux yeux ; augmente dans une chambre chaude, et s'améliore à l'air libre, encore plus par le jroid. — Frissons et prurit au cuir chevelu. - — Eruption a la tête.

Yeux. — Pression douloureuse dans l'orbite et les yeux, comme si les yeux étaient poussés en dehors et distendus. — Tiraillement oblique des paupières inférieures. — Brûlure dans les yeux en lisant et en écrivant le soir. — Larmoiement des yeux à l'air libre, et en regardant fixement quelque chose. - — Gonflement des paupières avec brûlure et fourmillement intérieurs. — Tiraillement et mouvement convulsif des paupières. — Le matin , mucus endurci dans les cils.

— Sécheresse des yeux. — Trouble de la cornée. - — Eblouissemeut delà vue en lisant. — Sensibilité à la lumière. - — Hébétement du 7'egard avec lueurs devant les yeux. « — Taches brillantes devant les yeux.

— Confusion des lettres en lisant, qui augmente en se frottant les yeux.

Oreilles.^ — Pression dans l'oreille en marchant.»— Sensibilité

douloureuse de l'ouïe. Nez. — Sensation de sécheresse désagréable dans le nez. — »

Odeur fétide dans le nez , comme par un ulcère. Face. — Sensation de paralysie dans les muscles de

la face.

Dents. — Fouillement dans les dents en inspirant. Bouche. « — Brûlure au palais, dans la gorge, et à la pointe

de la langue. — Sécheresse de la cavité de la bouche ,

séhega; au3

avec mucus tenace dans là gorge, qui est crachotté en petits grumeaux. — Sécheresse dans la gorge qui rend la parole difficile et provoque la toux. — Inflammation du pharynx et de la luette. ~ Langue chargée, blanche, avec un goût de mucosités désagréable dans la bouche. — Odeur fétide de la bouche.

Goût , faim , soif. — Goût d'urines dans U booche. — Diminution de la saveur des alimens. — Manque d'appétit complet. — Faim rongeante avec sentiment de vacuité dans l'estomac. — Soif augmentée.

Renvois. — Renvois. — Nausées. — Mal de cœur avec envie

de vomir et étranglement.

Estomac. —Pression de crampe à l'estomac. — Brûlure a

l'estomac.

Ventre. — Rongement dans le ventre. — Chaleur et oppression dans le ventre, dans l'inspiration. — Flatuosi tés ' avec pression vers le bas-ventre. ^ Selles. — Selles dures, en trop petite quantité, suivies de

pression a l'anus.

Urines. — Diminution de la sécrétion des urines. — Pissement au lit , la nuit. — Urines écumeuses. — Urines entremêlées de filamens muqueux , et après le refroidissement , troublées et nuageuses. « — Urines avec un sédiment rouge et des mucosités. — Brûlure et élancement dans T urètre après avoir uriné. — En urinant, sensation comme si l'intérieur de l'urètre était collé.

Org. gén. — Appétit vénérien augmenté avec érections douloureuses. — Leucorrhée, Corysa. — Éternuement avec douleur d'écorchnre dans la

poitrine.

Toux. — - Toux sèche qui ébranle le corps, produite par un chatouillement au larynx, plus violente à l'air libre*, avec âpreté dans la gorge. — Toux avec crachement abondant de mucosités tenaces.

S|Çj6 MEDICAMENS ÀNTIPSORIQUES.

Poitrine. — ~ Congestion a la poitrine, étant assis. -^ Mucosités, abondantes dans la poitrine, — Phthisie muqueuse. '. — Hydroihorax. — Pression douloureuse dans la poitrine 9 surtout au repos 9 et le matin au réveil, sans gêne de la respiration. — Serrement de crampe douloureux dans la poitrine avec inquiétude et anxiété, augmentées quand on se couche sur le côté. — Élancement dans la poitrine aggravé par la toux et la respiration, r-r- Douleur d? écorchure dans la poitrine, aggravée par la pression extérieure, l'éternuement ,. la toux, et le mouvement. — Sensibilité de la poitrine. — Battemens de cœur violens qui ébranlent le corps. — • Difficulté de la respiration, comme par un obstacle dans les poumons. ■ — Respiration courte en marchant vite, et en montant un escalier. — Respiration courte par V effet d'une accumulation de mucosités. ■ — Collection de mucosités dans le larynx et dans la trachée artère. — Croup muqueux. « — Pfithisie trachéale. — Oppression de poitrine comme si le thorax était trop étroit, surtout à l'air libre.

Dos. — Pression douloureuse entre et au-dessous des omoplates. — Prurit et brûlure violente sous la peaude tout le dos et entre les omoplates.

Memb. sup. « — Tiraillemens paralytiques dans les avant-bras jusqu'au bas des doigts. — Douleur de luxation dans le poigne t.

Memb. inf. — Douleur de luxation dans l'articulation coxofémorale. — Lassitude paralytique dans les articulations coxo-fémorales, dans celles du genou et du pied. — Grande sensation de faiblesse dans les membres inférieurs.

Sensat. gén. « — Grand affaissement physique et moral avec pendïçulations, vide et pesanteur de la tête. — Constitution phtçgmatique, mçlte, et fleurie* *— Plaies

$4*1 A. I&ff

par suite de morsure des animaux venimeux (par exemple, des serpens).— Grande faiblesse qui prend sa source dans la poitrine. — Hydrqpisie universelle. — Beaucoup de symptômes augmentent dans le repos, et s'améliorent en marchant à l'air libre.

Fièvre. — Frissonnement avec lassitude dans les jambes. — Frissons dans le dos avec chaleur de la face, brûlure dans les yeux, céphalalgie pulsative, gêne de la res» piration , et élancement dans la poitrine.

Sommeil. — Somnolence, le soir, et aussitôt après s'être couché, sommeil profond et léthargique. — Sommeil inquiet par suite du mal de poitrine ou des crampes d'estomac.

Moral. — Sensation d'anxiété avec vitesse de la respiration. — Grande anxiété. . — Esprit mélancolique avec grande sensibilité aux offenses, — Hilarité avec grande irritabilité qui dégénère en colère et fureur.

Notes pratiques.

Le sénéga est d'une grande utilité dans les fièvres nerveuses, compliquées d'une affection locale de la poitrine; dans les maladies nerveuses des yeux, dans quelques espèces d'asthme, et de phthisie laryngée , Hartm., i, 182; — Arch., ix, 2, 188. Il est particulièrement indiqué dans les affections de poitrine, après que l'0tat inflammatoire est déjà combattu, lorsque la plèvre est surtout l'organe attaqué, et que les symptômes sont plutôt aggravés par le mouvement que par la respiration. (N. D. T.)

SÉPIA {Sepia).

Durée d'action , 40 jusfluà 50 jours. — Antid. Aconit. Acid. végét. Ether. NHr. ,

Tête. — Vertiges comme si tous les objets jse mouvaient. —

208 MEDICAMENS ANTIPSOMQUES.

Vertige à l'air libre comme si quelque chose roulait dans la tête. — Vertige, le matin en se levant, et chaque après-midi. — La tête est prise ; inaptitude aux travaux de Y esprit. — Goutte à la tête; accès de céphalalgie térébrante qui force à crier , accompagnée de vomissement. — Migraine; le soir, pesanteur à la tête; et après s'être couché, céphalalgie latérale déchirante. — Céphalalgie sémi-latérale lancinante. — Tous les matins, céphalalgie vive avec nausées jusqu'à midi. — Battemens douloureux de la tête, surtout dans l'occiput. — Congestions fortes vers la tête avec chaleur, surtout en se baissant. — Prurit a la tête, dans le nez et dans les oreilles. — Petits boutons rouges au front. « — Chute, des cheveux.

Yeux. — Impossibilité d'ouvrir les paupières, la nuit. — Pesanteur et chute de la paupière supérieure. — Les yeux sont sensibles à la lumière du jour qui produit une pression douloureuse de la tête au-dessus des yeux. . — Inflammation des yeux. — Fongus héma- Iodes de la cornée. — Suppuration des yeux, la nuit. — Voile devant les yeux. — Deux taches noires qui remuent devant les yeux.— Trouble delà vue en lisant et en écrivant. — Le soir, on voit une auréole verte autour de la lumière. — Les yeux sont comme vitrés, et le matin, au réveil, semblent nager dans un liquide.

Oreilles. ■ — Bourdonnement et bruissement devant les oreilles; Susceptibilité extrême de l'ouïe pour la musi« que. — Dureté de l'ouïe. — Surdité subite, comme par une cheville dans les oreilles. — Écoulement de pus liquide par les oreilles , avec prurit. — Douleur d'écorchure dans l'oreille.

Nez. — Sécheresse désagréable de l'intérieur du nez sans obturation. — Le nez est gonflé et enflammé. — Défaut d' odorat*

SEPIA.

Face. —Face jaune. — Bouffissure pâle de- la face,— Douleur de crampe dans les os de la face.

Bouche. — Scorbut de la bouche.— Sécheresse de la bouche. Langue chargée, blanche. • — Couleur jaunâtre autour de la bouche. — Tension de la lèvre inférieure. Manque de soif. — Soif, le matin. — Odeur désagréable et goût putride dans la bouche.

Dents. — - Gonflement des gencives. — Écorchure des gencives. — Saignement des gencives. — Êlancemens douloureux des dents. — Douleur tiraillante des dents qui s'étend jusqu'à F oreille. — Les dents se creusent. — Douleur des dents en les serrant Tune contre l'autre. — Odontalgie chez les femmes enceintes.

Gorge. Gonflement et inflammation dans le haut de la

gorge. — Écorchure du bout de la langue. •— Sensation pendant la déglutition comme s'il y avait une grosseur dans la gorge. — Tressaillement subit dans la gorge. —Le matin, crachottement de mucus.

Goût, faim, soif. — Grand désir de manger. — Voracité. . — Dégoût pour les alimens. — Les alimens ne veulent pas descendre. — Répugnance pour la viande et le lait. — Aigreur dans la bouche après avoir mangé.

Renvois. — Renvois. — Renvois douloureux pendant lesquels il vient du sang dans la bouche. — Renvois d'un liquide acide désagréable, surtout après avoir bu. — Sueur après avoir mangé. — Nausées en voiture. ■ — Nausées, le matin à jeun, quand on se lave la bouche; on est mieux après avoir mangé. « — Vomissement de bile.

Estomac. — Battemens dans la région précordiale. — Douleur dans la région prêcordiale en marchant. — Douleur d'estomac après le souper. — Pression dans l'estomac comme par une pierre. — Crampe d'estomac. — Brûlure dans l'estomac et dans le bas-ventre.

210 MEDICAMENS AWTIPSORIQUES.

— En avalant lesalimens, douleur violente au cardia. — Douleur térébrante dans les hypocondres. — En allant en voiture, douleur au foie, — Sensation de vide dans l'estomac et dans le bas-ventre. rentre. — Sensation de quelque chose de fixe et dur dans le bas-ventre. — Grosseur du bas-ventre chez les femme* qui ont eu des enfans. — Fréquente production et déplacement des vents. — Gargouillement et borborygmes dans le ventre, surtout après avoir mangé. — Tranchées après un exercice du corps. Selles. — Retard des selles. — Constipation chez les femmes enceintes. — Selles trop molles. — Selles en petite quantité avec des efforts et un ténesme pressant. « — Excrétion seulement de mucus avec des vents. — Diarrhée après avoir pris du lait. — Fourmillement dans le rectum. — Prurit à l'anus. — Afflux du sang vers l'anus. « — Chute du rectum pendant la selle. — Sortie des boutons hémorrhoïdaux. — Hémorrhoïdes fluentes. — Suintement humide du rectum. — Contraction douloureuse dans le rectum, au périné, et dans le vagin.

Urines. — Envie pressante d'uriner. — On urine la nuit. — Fréquente envie d'uriner, sans qu'on puisse le faire. — Écoulement involontaire de l'urine dans le premier sommeil. — Urines foncées. — L'urine dépose un sédiment blanc abondant. — Cuisson dans l'urètre en urinant.

Org. génit. — Appétit vénérien augmenté. — Pollutions nocturnes (après l'onanisme). — Suites fâcheuses de l'onanisme. • — Faiblesse des parties génitales. — Prurit autour des parties génitales. — Sensibilité douloureuse des testicules. — Prolapsus de l'utérus. — Stérilité des femmes. « — Fression dans ï utérus , vers le bas, avec gêne de la respiration. — Gonflement et éruption avec violent prurit, et suppuration à la partie interne des lèvres. — Les règles paraissent trop

tôt. -~ Suppression des règles. — Leucorrhée comme de l'eau jaunâtre avec élancement dans le vagin. — Leucorrhée rongeante*

Corjsa. — - Corysa sec. -r- Gorysa avec enrouement.

Toux. — Toux y le matin et le soir, avec crachats salés. . — Toux humide après le refroidissement. — r Expectoration qui s'opère difficilement. — Coqueluche chronique. — Toux sèche qui parait venir de l'estomac , le soir dans le lit , avec nausées et vomissement amer.

— Toux avec beaucoup de crachats r qui, le matin et le soir, ont un goût sanguinolent, et pendant le jour un goût muqueux , salé ou putride. — Toux chez les femmes enceintes.

Poitrine. ■ — Phthisie pulmonaire. — Fermentation dans la poitrine avec une forte palpitation de cœur. — Sentiment d'écorchure au milieu de la poitrine. « — Douleur de la poitrine occasionnée par le mouvement. — Serrement dans la poitrine. — Serrement de poitrine produit , soi t par des crachats qui ne peuvent pas sortir, soit par une expectoration trop abondante. — Accès nocturne d'asthme. — Élancement dans le côté gauche de la poitrine. — Elancement dans la poitrine pendant le travail de tête. — Douleur de côté en respirant et en toussant. — Ècorchure des mamelons.

Dos y nuque. — Douleur du dos. — Frissonnement dans le dos. — Déchirement et crampe dans le dos. — Raideur de la nuque. — Sueur dans le creux de Taisselle.

Memb. sup. — Raideur dans les bras. — Faiblesse des bras.

— Élancement dans les articulations du corps pendant le mouvement. « — Brûlure dans la paume des mains. — L'épiderme de l'intérieur des mains se pèle.

Memb. inf. — Paralysie des jambes, surtout après le chagrin. — Raideur des jambes jusqu'à l'articulation des

«M$ MËDICAMENS AtfTIPSORÏQUES.

cuisses, après avoir été assis un moment. — Froid des jambes et des pieds. — Tiraillement douloureux dans les jambes et les orteils. — Tressaillement des pieds pendant le sommeil de midi. — Crampe aux mollets. — Gonflement des jambes et des pieds. — Sueur des pieds. — Suppression de la sueur des pieds. Brûlure dans les pieds. — Fourmillement et engourdissement de la plante des pieds.

Peau. — Ulcères aux articulations des doigts et des pieds. — Ulcères indolens au bout des doigts et des orteils. — Prurit, éruption boutonneuse, et écorchure aux articulations. — Dartres bumides avec prurit et brûlure. — Eruption en forme d'anneau. — Furoncle a la cuisse. — Tacbe brune au coude. — Grande sensibilité delà peau.

Sensat. gén. — Engourdissement des bras et des jambes après un travail manuel. - — Raideur et engourdissement des articulations des mains , des genoux et des pieds.- — Élancement douloureux dans les extrémités. — Sensibilité douloureuse de toutes les parties du corps. < — Grande facilité à se donner des entorses et des luxations. — Forte fermentation nocturne du sang y pendant laquelle on sent le pouls par tout le corps. — Grande disposition à se refroidir, et sensibilité à l'air froid. — Grande sensibilité à l'air froid du nord. — > Après avoir été mouillé , violent frisson de fièvre suivi d'évanouissement , et plus tard de corysa. — Gonflement universel avec respiration courte sans soif. — Anxiété dans les membres ; on ne peut rester en repos nulle part — Inquiétude et battemens dans tous les membres. — Douleur de brûlure en différens endroits du corps. — Fermentation du sang et battemens du cœur. — Manque de la chaleur normale. — Effets nuisibles du chagrin. — Faiblesse avec tremblement. — Paresse et difficulté des mouvemens du corps. — Faiblesse au réveil. — Les symp-

sépia. 213

tomes disparaissent par un mouvement violent, dans la marche, à l'air libre, par l'escrime, en tournant (mais non par l'équitation) ; ils apparaissent le plus souvent et le plus fort quand on est assis tranquille, le matin et le soir.

Fièvre. — Accès de frisson et de chaleur avec soif. — Accès de chaleur passagère. — Accès de chaleur étant assis, et en marchant à l'air libre. — Chaleur continuelle avec rougeur de la face, et grande soif. — Sueur étant assis. — Sueur violente par un faible mouvement du corps. — Sueur nocturne. — Sueur , le matin. — Sueur acide , le matin.

Sommeil. - — . Grande somnolence, le jour. — On s'endort trop tard. — Sommeil agité avec rêvasseries ; beaucoup de rêves, et forte fermentation du sang dans tout le corps. — Le matin , on n'a pas suffisamment dormi.

Moral. — Faiblesse de la mémoire. — Distraction ; lenteur dans l'enchaînement des idées. — - Anxiété, le soir dans le lit. — Anxiété avec inquiétude et chaleur

passagère. — Grande facilité à s'effrayer Aversion

de ses propres affaires. — Indifférence pour les siens et ses proches. — Sensibilité avec dépit. — Décourament. — Mélancolie.

Notes pratiques. .

Lasépiaest un médicament inappréciable dans la migraine accompagnée de vomissemens , Ruck. On l'a employée avec succès dans une inflammation chronique des yeux et de Ja face, qui étaient couverts de boutons et de croûtes jaunâtres , Ann., m, 8. La sépia est recommandée dans l'irrégularité de la menstruation, Ann., m, 4i5 ; ainsi que dans quelques espèces de phthisie pulmonaire , Arch., vu, 2,3-2. Certains ulcères des pieds (Ann., m, 197), les dartres humides,

214 MEDICAMENS ANTIPSORÏQUES.

pruriteuses, rongeantes , sont guéries avec sûreté par ce médicament. Il est fort utile dans la gale primitive, quand l'action du soufre est épuisée. La lèpre est l'une des maladies où la sépia fait le plus grand bien, Arch., ix, 3, 109. Ce remède est d'une grande efficacité, et l'émule de la belladone dans les maladies mentales. En général , les douleurs lancinantes sont caractéristiques de ce médicament, et réclament son application. (N. D. T.)

SILICE (Silicea).

Durée d'action , de 40 à 50 jours. — Antid. Chaux. Soufre. Camphre.

Tête. — Vertiges qui forcent a s'arrêter, — Accès de vertige qui paraît monter du dos par la nuque à la tête. ■ — Vertige avec nausées. — Vertige en regardant en haut.

— Vertige en allant en voiture. . — Chaleur à la tête.

— Congestion et battemens dans la tête. — Obscurcissement de la tête. — Grand étourdis sèment , le soir; on est comme ivre. — Tête obscurcie, embarrassée. — Céphalalgie avec battemens. — Céphalalgie delà nuque aux verte jc qui, la nuit, empêche de dormir. — Céphalalgie quotidienne. — Déchirement avec chaleur au front avant midi. — Tiraillement douloureux dans la tête > comme si quelque chose voulait sortir par le front, — Douleurs dans la tête comme si elle allait éclater. — Céphalalgie uni-latérale, avec déchirement et élancement a travers les yeux et les os de la face. — Céphalalgie produite par le travail d'esprit, en se baissant, et par la parole. — Sueur de la tête , le soir. — Teigne : croûtes pruriteuses, humides. — Élévations tubéreuses sur le cuir

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