‹ Précis des médicamens antipsoriques homéopathiques, de leur sphère d'action principale et de leurs propriétés caractéristiquesChapitre 63 sur 66 · SOUFRE · texte numérisé non relu

SOUFRE

Org. gén. — Rougeur et inflammation de l'orifice de l'urètre et du prépuce (blennorrhagie chronique). — Faiblesse du pouvoir génital. — Augmentation de l'appétit vénérien. — Stérilité avec des règles qui viennent trop tôt et trop abondamment. — Suites fâcheuses de l'onanisme. — Pression surÊmfrarlies génitales. — Gonflement des testicules.^- Écorcîxure et humidité de la peau du scrotum. — Règles qui viennent trop tôt et trop abondamment (après trois semaines).— Règles trop peu abondantes. — Suppression des règles. — Stérilité. — Avortement. — Céphalalgie avant les î^egles. — Leucorrhée. — Leucorrhée muqueuse.

Corjsaj voix. — Corjsa. — Apreté dans la gorgé avec enrouement et beaucoup de mucosités.

Respiration» • — Respiration difficile. — Gène de la respiration avec sifflement et ronflement dans la poitrine , et battemens de cœur visibles. — Accès de suffocation nocturne.

Toux. Fourmillement dans le larynx qui provoque la

toux. — Toux nocturne. — Toux sèche, jour et nuit , avec resserrement crampoïde de la poitrine, et étranglement comme pour vomir. — Coqueluche chronique.

Poitrine. — Suppuration des poumons. — Phthisie pulmonaire. — Plénitude de la poitrine. • — Sensation de froid dans la poitrine, avec ardeur qui s'étend jusqu'à la face , et palpitations de cœur. — Pression au sternum. — Inflammation des mamelles. • — Douleur d'écorckure aux mamelons* — Cuissons avec douleur de brûlure dans les mamelons. — Cancer des mamelles.

Dos. — Tiraillement dans le dos. • — Douleur au sacrum en marchant, ou en se levant de squ siège. — Déviation rachîtique et ankilose de la colonne vertébrale. — Courbure du corps en marchant.

2^8 MED1CAMENS ANTIPSORIQUES.

Memb. sup. — Tiraillement dans les articulations du coude , de la main et des doigts. — Faiblesse dans les bras et dans les jambes. — Gerçures de la peau des mains. — Desquammation de la peau des mains et des

MemÊmÊÊfc — Lourdeur des jambes. — Raideur des articulations du pied. — Pieds froids, — Froid et raideur des orteils. — Êrysipele aux jambes. ■ — Tumeur blanche aux jambes. — Tiraillement et déchirement dans les jambes.

Os. — Douleur lancinante vague, surtout dans les articulations des extrémités. — Goutte des articulations avec gonflement et chaleur. — Douleur dans les os, comme si la chair était détachée. — Rachitis. — Exostose. — Courbure des os.

Peau. —-Enflure pâle, tendue, chaude, ou inflammation érysipélateuse, avec douleur, battemens, et élancemens. — Éruption ortiée. — Prurit a la peau, surtout la nuit, et le matin après le réveil. — Induration des glandes. — Écorchure chez les enfans. — Exanthème chronique. — Envies. — Verrues. — Varices. ■ — Ulcères fisluleux. — Panaris. • — Rhagades. — Engelures. — Gale.

Sensat. géji. — Engourdissement des membres. — La tête est baissée en marchant. — On se fatigue en parlant.

— Sensibilité à l'air libre. — Accès de secousses épileptiques ; il sort comme une souris des bras et du dos. — Forte fermentation du sang. — Inquiétudes dans tous les membres, qui empêchent de rester longtemps assis. — Inquiétudes dans tous les membres, qui se dissipent en marchant. — La plupart des symptômes paraissent seulement dans le repos, et se dissipent par le mouvement de la partie affectée, ou a la marche ; on se trouve plus mal quand on est debout.

— La chaleur extérieure diminue les douleurs, et le froid les augmente.

sou fm:. M9

Fièvre. ■ — Froid, frissonnement sans soif. — Chaleur avec soif vive. • — Sueur acide, toutes les nuits* — Sueur dans le lit , le matin et le soir. — Sueur forte en travaillant.

Sommeil. — Somnolence diurne invincible, surtout après midi et le soir à la lumière. — Le soir, au lit, on s'endort tard, et pendant la nuit, inquiétude qui empêche de dormir. — Le matin, on reste longtemps endormi , mais le sommeil ne restaure point. — Frayeur pendant le sommeil. • — Rêves agités, effravans; on parle en dormant. — Cauchemar. Secousses et tressaillemens nocturnes du corps en dormant. — Somnambulisme.

Moral. — Embarras de la tête, et difficulté à penser. — - Grande faiblesse de la mémoire. — Irritabilité. — Irascibilité. — Tristesse. — Inquiétude et impatience. — Anxiété, le soir. — Grande disposition à la frayeur. — On pleure et on rit alternativement. — Tristesse et abattement.

Notes pratiques.

Le soufre est le médicament antipsorique par excellence. Il a seul la propriété de guérir la gale récente ; mais dans les cas invétérés, il faut recourir aussi a quelques autres remèdes, tels que le charbon végétal, le caustique et la sépia. On l'a employé avec utilité dans une espèce de céphalalgie chronique, Ann., m, 271. Un mal de tête cruel chez un ouvrier en plomb fut guéri par le soufre , Comm. prat., 1827, 90. Il suffit dans beaucoup de cas pour la cure de l'ophthalmie qui n'est point invétérée, Arch., 11, 2, 100;- — m, 2, 117. Il n'est pas moins efficace dans l'amaurose commençante, Ann., 1 , 805 dans les aphtes des enfans, Ann., 1, 245; dans les crampes d'estomac, Ann., 1, 85; dans quelques cas de diarrhée dyssentérique ,' Ann., 1 , 99 ', ainsi que dans les coliques accompagnées d'hémorrhoïdes, Ann., 1,

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268. Le soufre est l'un des spécifiques de l'affection hémorrhoïdaire, et le médicament dont on retire les meilleurs effets dans les gonorrhées chroniques. Plusieurs maladies de poitrine sont de son ressort. Les gerçures des mamelles, Arch., vnî, 3, i49; les douleurs vagues, lancinantes, des articulations, et les tumeurs érysipélateuses , Ruck., 1, 3281 , sont combattues avec un grand succès par le soufre. Il a plusieurs fois déployé une rare efficacité dans les ulcères des pieds, Arch., 11, 2, n5; dans les panaris, Com. prat., 1828 ; dans les scrofules, Arch., vin, 3, 71 ; dans le rachitis, Arch., vm, 2, 46; dans la carie des os, Arch., ix, 3, 95 ; et enfin dans une foule innombrable de cas qui n'avaient cédé à aucun autre médicament. (iV. D. T.)

STRONTIANE (Strontiana).

Durée d'action , 40 jours et plus. — Antid. Camphre.

J n éte. — Vertiges avec céphalalgie et nausées. — Pression douloureuse au front. — Céphalalgie lancinante* — Le soir, étant couché dans le lit, tension de la peau de la tête, de la poitrine, du dos, des lombes et des pieds. — Après le dîner, en marchant, grande sensation de chaleur a la tête et à la face, avec chaleur de la face, anxiété et somnolence. — Résonnement dans les tempes, le soir.

Yeux. — Pression douloureuse sur la paroi supérieure de l'orbite. — Brûlure dans les yeux. — Après avoir frotté les yeux, pression comme s'il y avait du sable ; on voit des cercles bleus et rouges. — On voit dans l'obscurité des taches vertes devant les yeux.

STRONTIANE. fgt

jy e # t En $e mouchant, il sort des croûte^ sanguinolentes du nez. — Tressaillement dans le côté gauche du nez.

Face. — Rougeur et chaleur: ardente dé laf4cb.^r Prurit dans plusieurs parties de la face. > — Térébfâtiôn violente dans l'os de la pommette droite. •.

Bouche. — Le matin, sensation d'engourdissement et de sécheresse dans la bouche, avec une quantité suffisante de salive. — Sensation d'engourdis9cment dans la bouche.

Vents. — Odontalgie par secousses. — Tirailleniens douloureux dans les dents, et auparavant, grande augmentation de la salive dans la bouche.

Goût y faim et soif. — Manque d'appétit ; on n'a dégoût que pour le pain bis. • — Faim après le dîner. — Forte soif, surtout pour la bière.

Nausées. — Nausées avec chaleur brûlante à la face.

Estomac , ventre. — Pression a l'estomac avec sensation de plénitude dans le bas-ventre. - — Coliques dans la ré gion ombilicale. — Tranchées avec diarrhée et frissons. — Beaucoup de flatuosités. ■ — Elancement dans les hypocondres.

Selles. — Selles retardées, compactes, noueuses, qui sortent après de grands efforts et avec une douleur violente. — Diarrhée aqueuse, jaunâtre.- — Brûlure a l'anus après la selle. — Douleur hémorrhoïdale dans l'intérieur de Tanus.

Urines. — Sécrétion des urines diminuées — Urine pâle d'une odeur fortement ammoniacale.

Org. génit. — Retard des règles qui sont d'abord comme dn sérum, et sortent ensuite en caillots.

Respiration. — En marchant, gêne de la respiration avec brûlure à la face.

Toux Toux forte, sèche , produite par une irritation à

à la trachée artère, surtout la nuit.

Poitrine. — Pression douloureuse de la poitrine. — Tirail-

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lement douloureux dans les muscles du côté droit de la poitrine.

Cœur. — Palpitations de cœur.

Dos. — Douleur tiraillante dans le dos et dans les lombes. — Douleur de brisure dans le dos et le sacrum.

Membres. — Douleur déchirante dans les extrémités, surtout dans les articulations ; elle est plus violente, le le soir et dans le lit.

Os. — Douleurs fugitives dont on ne peut assigner la place ; cependant elles paraissent avoir leur siège dans le canal médullaire des os.

Peau. — Prurit ca et là, qui augmente par le grattement.

Sens. gén. — Grande et universelle lassitude, avec abattetement, le matin et le soir. — Grand amaigrissement. — On se trouve mieux a l'air libre , à la chaleur en général, et surtout au soleil. « — Le soir, le mouvement des membres d'un côté (droit ) est gêné, comme par l'effet d'une paralysie.

Fièvre. —Avant midi et le soir, frissons. • — Chaleur qui sort du nez et de la bouche, avec soif. — Chaleur nocturne sèche. — La nuit, sueur abondante, et douleur subite dans un membre lorsqu'on le découvre. — Sueur dans la partie malade.

Sommeil. — On s'endort tard. — Tressaillemens et sursaut * en s' endormant. — La nuit, réveil fréquent occasionné surtout par une toux sèche. — Sommeil fantastique et plein de rêyes.

Moral. — Grand oubli. < — Anxiétés et soucis. — Mauvaise humeur, avec disposition à s'emporter et à se mettre en colère.

Notes pratiques.

La strontiane a été jusqu'ici peu étudiée , et ses propriétés ne sont pas encore très connues. On sait toutefois qu'elle mé-

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