THUYA
cheresse de la peau des mains, — Gonflement douloureux et rougeur du bout des doigts. — Fourmillement et élancement dans le bout des doigts. — Froid et paralysie des doigts et du bout des doigts. — Les douleurs dans les bras augmentent par la chaleur et en les laissant pendans, et s'améliorent par le mouvement, dans le froid, et après mk transpiration.
Memb. inf. — Élancement dans les muscles et les articulations des jambes. — Tiraillemens dans les membres inférieurs. — Grande faiblesse^et lassitude des jambes, surtout en montant un escalier. — Prurit aux cuisses. — Eruption boutonneuse et ulcères aux cuisses. — Boutons prurigineux blancs aux mollets. — Gonflement douloureux et rougeur du dos du pied et du bout des orteils. — Tache rouge marbrée sur le dos du pied. — Engelures aux orteils.
Peau. • — Le soir et la nuit, prurit lancinant a la peau. « — Aux bras et aux jambes, boutons comme varioliques, entourés d'un bord rouge et large. — Les symptômes de la peau (et même les autres) sont améliorés par le toucher.
Sensat. gén. — Aversion du mouvement. — Les symptômes augmentent, surtout après midi , vers le soir, et pendant la nuit, vers trois heures, et diminuent par le repos.
Fièvre. — Gonflement des veines. — Après minuit, frissonnement avec bâillement. — Frisson sans soif. — Le soir , violente fermentation du sang avec battement dans les artères. — Le soir, chaleur, surtout dans la Jace. — Sueur au commencement du sommeil.
Sommeil. — Grande somnolence, le soir. - — On s'endort très tard par suite d'inquiétudes et de chaleur sèche. -. — Insomnie nocturne avec inquiétude et froid du corps. « — Convulsions pendant le sommeil, — Beaucoup de rêves accablans et produisant de l'anxiété.
$38 MÉDICAMENS À^TIIPSORIQUES.
Moral. < — Inquiétude* — Mauvaise humeur et abattement. *-- Grandes réflexions sur les petites choses, avec inquiétude anxieuse pour l'avenir. — Dégoût de la vie. -r- Grande mauvaise humeur*
■ * Notes pratiques.
Quoique le thuya soit avec l'acide nitrique , l'acide phosphorique, et le ïycopode, le spécifique le plus puissant contre la sycosis, on doit le ranger néanmoins dans la classe des remèdes antipsoriques, car il se montre salutaire dans plusieurs maladies de nature purement psorique. Hartmann croit qu'on doit retirer des effets avantageux du thuya dans le tic douloureux* de Fothergill. Il l'a employé avec un grand succès pour combattre les croûtes opiniâtres du nez qui tombent et se renouvellent sans cesse, avec rougeur inflammatoire et sensibilité des parties affectées. Ce médicament ne réussit jamais dans la blénnorrhagie pure, sans fies; mais aussi il opère les effets les plus merveilleux, lorsque ce dernier symptôme est joint à la blénnorrhagie. Le thuya employé alternativement avec l'acide nitrique est le spécifique des condylomes, Hahn., M. m., p. v, 122; Mal. cnr. ? i, i46; Arch.,x, 1, 89; Ann., 1, 36g ? 370.
VESSE-LOUP DES BOUVIERS (fycoperdon bovista).
Durée d'action , 50 jours. — Autid. Camphre. ?
Tétê. — Vertiges assourdissans avec perte des sens. — Très peu de vîn àiiffifc pour enivrer. 7- Crande dis-
VESSJHMMJF B*S BGVVI»**. *$t
traction et faiblesse de la mémoire. — Douleurs de tète qui paraissent avoir leur siège profondément dans le cerveau, et qui produisent une sensation comme si la tête était devenue plus grande. — * Au réveil, douleurs de tête comme après un long sommeil. — Douleurs de tête nocturnes qui ne permettent pais de la soulever. — Grande sensibilité du cuir chevelu au toucher. — Chute des cheveux.
Yeux. — Yeux ternes, sans éclat, et sans vivacité. Oreilles. — Écoulement de pus fétide par les oreilles. — Diminution de l'ouïe.
Nez. — Croûtes dans ies narines. — Rougeur et écorchure
des narines.
Face. — Térébration et fouillemens dans les os de la pommette. — Congestion faciale. — On change très facilement de couleur. . — Grande pâleur, le matin après s'être levé.
Lèvres. ■ — Gonflement pale de la lèvre supérieure. — Éruption aux angles de la bouche.
Dents. — Tiraillement douloureux des dents, le soir et pendant la nuit, qui cesse par la chaleur et a Fair libre.- — Saignement facile et abondant des gencives. . — Douleur dans les dents incisives supérieures suivie du gonflement de la lèvre supérieure.
Bouche. — Grand afflux de salive à la bouche. « — Bégaiement. — Sensation de brûlure à la gorge. -*~ Engourdissement de l'intérieur de la bouche.
Soif y nausées. — Soif pour les boissons froides, surtout l'après-midi et le soir. *— (Manque de soif). -^ Le matin et avant midi, nausées avec frissons.
Kentre. — Coliques fortes qui augmentent dans le repos. — Grande sensibilité du ventre intérieurement et extérieurement Emission de vents fétides.
Selles. — Selles durée, compactes ou constipation. — Diarrhée avec coliques.
Urines. ~~ Fréquentes envies d'urinér.
240 MÏDICAMENS ANTIPSORIQUES.
Org. génit. — Appétit vénérien augmenté. — Pollutions fréquentes. — Les règles viennent trop tôt et trop abondantes. — - Écoulement de sang hors de V époque des règles. — Leucorrhée acre et avec démangeaison.
Voix. — Le matin, voix enrouée, et comme lorsqu'on est enchiffrené.
Respir. , poit. , cœur. • — Respiration courte par le travail des mains. — Elancemens dans la poitrine. — Palpitation du cœur avec anxiété et tremblement.
Memb. sup. > — Douleurs de luxation et de paralysie dans les articulations des membres, — Sensation de paralysie dans les artères de l'avant-bras. — La manipulation des instrumens , par exemple de ciseaux , laisse une empreinte profonde dans la peau. — Dartres humides sur le dos de la main. — Prurit en différens endroits, que le grattement ne soulage pas, surtout quand on a chaud.
Memb. inf. — Elancemens dans les articulations du genou et du pied. — Grande lassitude et faiblesse dans les articulations. — Elancemens violens dans les cors.
Fièvre. — Frissons et soif, même auprès d'un poêle chaud, et la nuit dans son lit. — Chaleur et soif \ anxiété, inquiétude, et serrement de la poitrine. — Sueur matinale, surtout à la poitrine. — Sueur des aisselles avec odeur d'ognon. — Fermentation du sang avec soif.
Sommeil. — - Grande somnolence prématurée, l'après-midi et le soir. — Sommeil inquiet et plein de rêves.
Moral. — Inquiétudes, mélancolie, tristesse. — Affaissement de l'âme quand on est seul.
Notes pratiques.
Le vesse-loup des bouviers est peu usité, et n'a pas encore
m^mmmm^mmmmmm^mmm
ztarc. â41
été suffisamment étudié. Mais les meilleurs homéopathes lui supposent une grande analogie avec le lycopode. Il semble exercer une action très énergique sur la langue , particulièment dans le cas de bégaiement. On peut espérer qu'on retirera par la suite de bons effets de ce médicament dans plusieurs espèces de dartres. (iV. D. T. )
ZINC (Zincum).
Durée d'action , de 30 à 40 jours. — Antid. Camphr. Foie de S. C. Fève de Saint-Ignace.
Tête. — Fertiges à ï occiput , comme si on allait tomber du efrté gauche. « — Déchirement et élancement douloureux dans les parties latérales de la tête, (fui s aggravent après le dîner. — Tiraillement dans le front et dans l'occiput. — Céphalalgie après avoir feu du vin. ,— Les maux de tête s'améliorent a l'air libre, et s'aggravent dans la chambre. — Sensation d'écorehure et démangeaison cuisante au cuir chevelu.
Yeux. — Sensation de lassitude des yeux, avec grande faiblesse dans la tête. — Sensation d'écorchure , ou démangeaison cuisante dans les yeux. — Inflammation des paupières. — Larmoiement des yeux* — Pression sut les yeux. — Paralysie des paupières supérieures.
oreilles. — Étreinte de V oreille avec élancement déchirant, et gonflement extérieur, surtout chez les enfans. — Ecoulement abondant de pus (par T oreille gauche).
Nez. ■— - Pression insurmontable à la racine du nez. -— Gonflement de F intérieur et de l'extérieur du nez, avec perte dé l'odorat.
Fade. — Gouleur pâle de la face.
lièvres. — Les lèvres et les angles de la bouche sont gercés, et ulcérés intérieurement — Les lèvres sont chargées d'un mucus épais et gluant.
242 MKDICAMENS ÀNTIPSORIQUES.
Bouche, — Petits ulcères jaunâtres à la partie intérieure des joues. — Fourmillement à l'intérieur, avec sécrétion abondante de salive d'un goût métallique.
Dents. - — Tiraillement et déchirement dans les dents , surtout dans les dents molaires.
Goût j, faim, soif. — Appétit diminué. — Aversion pour la viande, le poisson, et les alimens cuits et chauds.
Gorge. — Mucosités abondantes a la gorge ; il en vient aussi dans la bouche de la partie postérieure des narines.
— Mal dégorge déchirant, tiraillant en arrière à l'œsophage , plus sensible hors le temps de la déglutition que pendant. — Sensation de crampe à l'œsophage, dans la région de la fossette du cou.
Rapp. 9 <vom. — Rapports avec pression douloureuse à la poitrine. — Pjrosis après les douleurs. • — Vomissement de sang.
Estomac. « — Pression a la région précordiale. — Brûlure dans l'estomac. — Chaleur désagréable vers le cardia et dans l'œsophage.
Hjpoc. — Douleurs spasmodiques dans les hypocondres, et alternativement oppression de poitrine. — Elancemens dans la rate.
Ventre. . — Tension et pression dans la partie supérieure du ventre. — Coliques de crampe autour du nombril. — Élancement et pression dans la région des reins. — Sortie abondante de flatuosités. — Malaise avec pression sur les parois intérieures du tronc, comme provenant des nerfs, sans aucun vestige de flatuosités.
Selles. — Selles diarrhoïques , molles comme de la bouillie. — Selles sèches, dures, insuffisantes. — Constipation.
— Selles molles avec un sang rouge clair.
Urines. « — L'urine produit une forte pression sur la vessie. — Sortie fréquente et abondante d'une urine claire d'un jaune citron , qui dépose plus tard un sédiment blanc en flocons. — Après un pissement douloureux, sortie
mmm
zmc. $45
de sang de Furètre. « — Calculs urinaires etrèneaux. Org. gén. — Grande excitation au coït avec sécrétion difficile du sperme. — Nymphomanie chez les femmes en couche , avec grande sensibilité des parties génitales.
— Suppression des règles et des lochies, avec grande sensibilité des mamelles.
Respiration. — Asthme spasmodique. — Respiration courte après avoir mangé, produite par les vents.
Toux. — Toux sèche avec élancement et douleur comme si la poitrine éclatait. — Toux avec expectoration muqueuse, épaisse.
Poitrine. — Pression et oppression de poitrine. - — Brûlure dans la poitrine. — Elancement dans le côté gauche de la poitrine. — Suppression de la sécrétion du lait chez les femmes en couche.
Nuque, dos. — - Déchirement et raideur du cou. — Tension dans les omoplates. « — Douleur rhumatismale dans le dos.
Memb. sup. — Déchirement dans les muscles du bras. — Déchiremens autour du poignet. . — Déchirement dans les mains et les doigts. ■ — Douleur paralytique du bras.
— Les mains sont comme mortes , paralysées.
Memb. inf. — Déchirement dans les membres inférieurs. - —
Déchirement dans les articulations du pied. — Douleur de luxation dans l'articulation du pied. — Elancement dans les orteils. — Déchirement dans les pieds.
Peau. — Prurit violent , lancinant, surtout le soir au lit, que le toucher dissipe aussitôt. — Dartres , ulcères dartreux y et maladies de la peau chroniques. — Rhagades.
Sens. gén. — Déchirement douloureux dans les extrémités, augmenté par chaque mouvement du corps. —(Hémiplégie). — Tiraillement et tressaillemens visibles ca et la dans le corps. — Tremblement violent, universel. — Palpitations violentes par tout le corps. — En marchant, et le matin, au réveil, grande lassitude
$44 MEDICAMENS ANTIPSORIQUES.
comme après avoir trop dormi. — Les douleurs que le zinc produit paraissent avoir leur siège entre cuir et chair. — Le vin augmente tous les symptômes, même lorsqu'il sont déjà apaisés par le camphre. — Le vin (la camomille), la noix vomique, augmentent et provoquent les symp termes du zinc (stirtout l'agitation nocturne et la constipation). — Laplupart des symptômes apparaissent après le dîner et vers le soir. Fièvre. — Frissons fébriles le long du dos. — Frissonnement continuel avec augmentation de la chaleur intérieure. — Horripilation fébrile avec chaleur passagère, tremblement violent de tous les membres, respiration courte , brûlante , et battemens par tout le corps. Sommeil. — Somnolence continuelle dans la journée, avec envie de bailler. — Envie continuelle de dormir. — Sommeil interrompu et agité par des rêves.
Moral. — Hypocondrie après le dîner , avec pression au-dessous des fausses côtes. — Humeur morose , taciturne, surtout le soir. — Grande sensibilité au bruit, et tremblement qui dure long-temps après chaque impression morale. — Emportement facile, qui a des suite très nuisibles. — Humeur très variable ; à midi, triste, le soir, vive et joyeuse.
Notes pratiques.
L'action trop énergique du zinc est modérée, pour quelque temps seulement, par le camphre et la fève de saint Ignace. Le foie de soufre calcaire est son plus puissant antidote. Ruçkert, i, 33g, dit avoir employé ce médicament avec un succès extraordinaire dans le gonflement intérieur et extérieur des parties molles et dures du nez, avec sécheresse constante des fosses nazales, perte de l'odorat et larmoiement continuel. L'expérience a montré la grande efficacité du zinc dans les affections rhumatismales chroniques, Ruck. , 345. On le recommande surtout dans les maladies compliquées de tremblement et de tressaillement en différentes parties du corps.