‹ Précis du communisme suivi de Le marxisme est-il périmé ?Chapitre 5 sur 19 · L’HOMME EST UN ETRE SOCIAL · texte numérisé non relu

L’HOMME EST UN ETRE SOCIAL

Le plus grand penseur de l’Antiquité, Aristote, a écrit : « L’homme est un animal politique ». La science sociale de notre temps, d’accord avec l’expérience, développe et précise cette vérité en constatant que « l’homme est un être social ». C’est dans la société qu’il apprend à penser, à exprimer sa pensée dans les termes d’un langage connu et à agir sur les forces de la nature. Un homme absolument isolé est un être sans raison, sans moyens d’action sur le monde extérieur.

C’est la société qui, profitant de l’expérience des siècles, met dans les mains de l’homme un outillage perfectionné de production : le feu, les armes tranchantes, la machine à vapeur, l’électricité. Cet outillage bouleverse peu à peu toutes les conditions de la vie et prépare les bases techniques d’une nouvelle société fondée sur la solidarité de tous ses membres.

La conception bourgeoise ignore ou méconnaît cette vérité première et fondamentale. Elle ne connaît et ne reconnaît que l’individu. Elle sacrifie l’intérêt de tous, l’intérêt collectif à l’égoïsme individuel, la majorité des producteurs à la minorité des parasites. Sâ devise est : Laissez-nous faire, laissez-nous passer, — c’est-à-dire laissez tous les privilèges, tous les avantages à quelques individus favorisés et bien armés pour la lutte en vouant le reste de l’humanité à l’ignorance et à la misère. La

conception bourgeoise sacrifiant la société à l'individu privilégié, est une conception individualiste qui viole la loi fondamentale de la vie sociale : la solidarité et la coopération des individus dans la société. Le communisme, qui est basé sur la reconnaissance des intérêts communs à tous les membres de la société, est une conception collectiviste ou sociale, ne sacrifiant ni l’individu à la société, ni la société à l’individu. Le communisme a pour but : l’individu libre dans une société libre, le bien-être de chacun assuré par le bien-être de tous, l’homme normalement développé dans une société bien organisée.

Page 1