MÉNAGES COMPOSÉS DE
PERSONNE (I
PERSONNES (2
PERSONNES
PERSONNES
PERSONNES
PERSONNES
« Il est clair, dit Bertillon, qu'il n'est pas plus long d'écrire un 2 que de tracer un bâtonnet, et d'autre part cela ôtera toute chance d'erreur car on n'aura jamais la tentation d'inscrire le chiffre 2 dans la colonne des 3. » Et il ajoute : a Cette manière de faire n'est pas toujours pratique. » Nous sommes pleinement
46 i^e Partie. Statistique générale
d'accord sur ce point : il est clair que ce procédé de notation perd de sa valeur à mesure qu'on s'avance dans l'ordre des nombres. Dès la dizaine, le procédé n'est plus pratique.
60. La méthode du pointage n'est à recommander que lorsqu'il s'agit d'un dépouillement peu compliqué
ou peu étendu. Elle présente, en effet, une série de désavantages qui apparaissent surtout lorsque le matériel statistique est fort considérable ; ce sont :
1° le pointage suppose le maniement fréquent de tout le matériel statistique. Or ce matériel est pondéreux, encombrant et d'un maniement désagréable ;
2^ l'agent peut, en pointant, se tromper de colonne ;
3^ il peut aussi douter du pointage d'une unité ;
4° le contrôle de ces erreurs est impossible; les corrections ne peuvent que faire concorder les chiffres entre eux et non mettre la notation chiffrée d'accord avec la réalité.
61. L'autre méthode de dépouillement est celle des (( fiches )). Elle est très généralement employée,
Du dépouillement
même lorsque le dépouillement n'est pas mécanique. L'usage de cette méthode s'impose lorsque le matériel statistique est considérable, compliqué ou qu'il se présente sous la forme de registres où toutes les unités différentes sont notées à la suite les unes des autres.
Avant de faire le schéma de la fiche, il faut avoir arrêté la contenance des tableaux de présentation. On reporte ensuite sur des « fiches » en carton souple les indications relatives à chaque unité contenues dans les bulletins ou formulaires. Cette inscription se fait au moyen de signes conventionnels. On peut, pour faciliter le contrôle, reporter ces données « en clair )) en les transcrivant telles qu'elles existent dans les bulletins, à condition qu'elles ne soient pas trop nombreuses, et en les traduisant ensuite, en regard, en notations conventionnelles. On augmente le pouvoir de représentation des fiches par l'emploi de couleurs différentes et de profils appropriés (« fiches à bec ))). L'emploi des fiches pour le dépouillement a déjà été recommandé en 1867 par Ernst Engel.
Nous reproduisons en premier lieu le modèle de la fiche employée lors du « Recensement général des industries et des métiers en Belgique au 3i octobre 1896 ».
Le type de fiche suivant, utilisé pour la statistique des accidents du travail ayant entraîné une incapacité de travail temporaire de plus de 8 jours, combine les indications écrites avec les notations conventionnelles.