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I. DÉFINITION ET RÈGLES PRATIQUES

68. — L'exposition statistique consiste dans le groupement et la présentation des données en vue de la publication. Elle a pour objet de grouper les données

De l'exposition

homogènes dételle façon que, par leur réunion, l'esprit soit frappé de certains résultats et que les tendances des faits se dégagent avec une suffisante netteté.

L'expérience apprendra la manière de présenter les données statistiques en tableaux clairs, bien ordonnés, qui ne soient ni trop simplistes, ni surchargés. Cet art, qui ne peut guère s'enseigner, ne concerne à vrai dire que les « professionnels » de la statistique et est en dehors du programme de ce cours.

Résumons seulement quelques règles qui peuvent être utiles à tous ceux qui doivent présenter les résultats chiffrés de certaines observations :

a) les formats trop grands sont incommodes et ne peuvent se placer dans les bibliothèques; trop petits, ils ne permettent pas la reproduction de tableaux tant soit peu développés. Le format in-40 est celui qui doit être préféré; il est assez généralement admis aujourd'hui;

h) on ne doit pas introduire dans les publications des tableaux imprimés sur format plus grand et pliés à l'intérieur du volume ; incommodes à consulter, ces tableaux sont vite déchirés et hors d'usage.

c) il est peu pratique d'avoir des tableaux se continuant sur quatre pages; la lecture en est difficile et rebutante.

d) il est très fréquent, par contre, qu'un tableau statistique s'étende sur deux pages, c'est-à-dire sur toute la largeur du volume; dans ce cas l'exact repérage des lignes est de rigueur.

e) pour faciliter la lecture, on peut répéter à droite la nomenclature selon laquelle les faits statistiques se trouvent présentés à gauche. Des numéros d'ordre peuvent, mais imparfaitement, remplir *le même office.

/) le choix judicieux des caractères d'imprimerie facilite la lecture (chiffres gras pour les totaux, etc.).

IL Procédés arithmétiques de l'exposition A. Les séries

69. L'observation statistique doit être répétée dans le temps pour acquérir toute la valeur dont elle est susceptible. Une succession de données statistiques résultant de Tobservatîon quantitative d'un fait non typique, c'est-à-diré variable, répétée dans le temps et en une unité donnée d'espace s'appelle une série. Ainsi, la population de la Belgique relevée tous les dix ans à l'aide du Recensement, forme une série. Le nombre des grèves survenues en Belgique, relevé chaque année par l'Office du Travail, forme aussi une série. Nous verrons plus loin que ces deux séries n'appartiennent pas à la même catégorie.

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