‹ Précis du siècle de Louis XV (volume 2)Chapitre 2 sur 42 · T J ' • 'VT · texte numérisé non relu

T J ' • 'VT

8 PRÉCIS DU SIÈCLE LE LOUIS %y. 1

oncle ; que Louis XIV avait établi au prix de tant de sang; c'était en effet une guerre civile. ' ' ! Le roixTEspagné avait eu som de faire peindre les - . ^trois fleurs de hs. sur tou£ les drapeaux de son armée. Le même maréchal dé Berwick ? (}ui lui avait gagné des batailles pour affermir trôné,: commandait Farmée française. Le dût; de Ltfja, £on fils, çtàit officier ' général dansTarinée espagnole. Le père exhorta le 8&, [ par une lettre pathétique , k biéû fain^e son devoir coîitre lui-même. L'abbé du %otit , dé^i^cardinal ; enfant de la fortune comme Àlbérojii y et aussi sifrgiïlier que lui par son caractère, dirigea. îoqjc cçtte .entreprise. La Motte-Houdard , de racadéiûie fjKmç^isë, cbmposa le manifeste , qui ue fut Sïkné dé ' p£i N 'son ib/ \ ; 1 ' : q 1 " . , / = 1 720= Une fltftte ^aî^ttit ^W^M^e auprès de Messmo, et! àlorsiÉous lfei projèrs $11 CcihlinaL Àlbé.roni étant décon^rt^s, ce 'iiiinistr^^ regardé six mois auparavant comice le plus girand hônitfife d'Etat, ne passa plus alors qxie pour iin te^rah^.ët ùft ; brouillon. Le duc d Orléans ne vôUluidôàpèr lu |i>4ix tt Philippe V, quà condition ;^^î^ ; ?f ^fiU^i^; il fut livré par le rôid "Esjpagjaè âuk ^iWjp^ 'ft^ûç^i^ , qui le co nduisireh t sitf Tes ncoi}tlères d'italfê * ffiëiAe Jjomme étant$èi>ufe^^

plus entreprêAdre.dé bouleverser des royaume^ occupa son loisir à tenter, de détruite la république de Saint - Marin. Cependant il tësi^ta aë toùs"$és grands*

nene a perau depuis Ta bi,cilô.

Ces événements publics sont r;ssez connus J mais ce qui ne Test pas j et qûi est très vrai , c'est que quand ie régent voulut mettre pour condition de la p<rix,-quiil marierait sa fille, mademoiselle de Monlpcusier , «vu prince des Asturies, dom Louis, et qu'on donnerait l'infante d'Espagne au roi de France, il ne put y parvenir qu'en gagnant le jésuite E(aubentan ? confesseur de Philippe V; Ce jésuite détermina le roi d Espagne>à .ce double mariage ; mais ce fut à condition que le duc d'Orléans, qui s'était déclaré contre les jésuites, en deviendrait le protecteur, et qu'il ferait enregistrer; la constitution* Il le promit, et tint parole. Ce sout-là souvent les secrets ressorts des grands çhangements dans l'Etat et dans l'Eglise. L'abbé du Bois, désigné archevêque de 'Cambrai, conduisit seul cette affaire, et ce fut ce qui lui valut le cardinalat. Il fit enregistrer la bulle purement et simplement, comme on l'a déjà dit, par le grand conseil, ou plutôt malgré le grand conseil , par les princes du sang, les ducs et pairs, les maréchauxdeFrance, les conseillers clEtat è t les maîtres des requêtes, et surtout par le chancelier d-Aguesseaa lui-même, qui avait été si long-temps contraire à cette acceptation. D'Aguesseau, par cette faiblesse, se dés-, honorait aux yeux des citoyens, mais non pas des politiques. L'abbé du Bois obtint mênie une rétractation, du cardinal de Noaillcs. Le régent de France, dans cette intrigue , se trouva* lié pendaut quelque temps, par les mêmes intérêts, avec lé jésuite Daubenf on.

Philippe V commençait à être attaqué d'une mélancolie, qui, jointe à sa dévotion , le portait à rei^oiicer aux embaiTa$;dji tuône, et à le résignerai son fils aine v dom Louis j projet quen -effet il exéçuta depuis ? eir

10 PRÉCIS 00 SIÈCLE tiE LOUIS

1724. H confia ce secret * à Daubentoiil Ce jésuite trembla de perdre tout son fcrédit quand son pénitent ne serait plus lo maître, et d'être réduit à le suivre dans une solitude. Il révéla au duc d'Orléans la confession de Philippe V, ne doutant pas que ce prince ne fit tout son possible pour empêcher lie roi d'Espagne d'abdiquer. Le régent avait des vues contraires : il eût été content que son gendre fût roi, et qu'un jésuite, qui avait tant gêné son goûtdails l'affaire de la constitution, ne fut plus en état de lui prescrire des conditions. Il envoya la lettre de Daubenton au roi. d'Espagne. Ce monarque montra froidement la letlTe à son confesseur, qui tomba évanoui, cj mourut peu àe temps après, (a) \ \

Page 1