mars 1651. iffote de Voltaire
Pat an troisième awét, il mit ta tête 4n cardinal à prix, et iUa ce prix à cinquante raiJPe éeus.
Par un ^quatrième «rrôt, il fit vend*e ses meubles et sa bMotbéque pour awoir de quoi payer celte ,tôte.
Par ujq -cinquième arrêt, quand Je cardinal revint dans le royaume, à Ja tète d'une petite année, .pour se joindre aux troupes du roi» il envoya deux conseiller* 4 pour informer contre cette année : l'un d'eux, gui était ce même JfctauJU fut pris et renvoyé sans rancan avec indulgence.
L'avocat général Talon dit alors au coadjuteur dans ie parlement; Nous ne savons ce que nous faisonsj mm les princes,, les généraux, les cbefe de parti, les ministres,, ne le savaient pas davantage.
Ce n'était pas seulement une guerre civile, c'étaient cent petites guerres civiles qui changeaient chaque jour d'objet et d'intérêt à la cour, dans Paris, dans les provinces, partout où l'incendie était allumé. Les princes, les chefs, les ministres, les femmes, tous faisaient des traités .et les rompaient. Le jeune roi erra en fugitif au milieu de son royaume. Le prince de Condé, qui avait été Je soutien de la France, en devint le fléau ; et Turenne, après avoir trahi la cour, en fut ie libérateur.
Enfin, la cause du roi prévalut.; la reine mère ramena son fils victorieux à Paris *. Ce même peuple, qui avait accablé d'outrages la famille royale, signala son inconstance ordinaire en tournant ses emportements contre le parlement. On chantait au Louvre, au Palaw-Royai, au Luxembourg, dans la cour du Palais, dans les places, dans les églises, cette chanson si longtemps fameuse, quelque très-mauvaise :
Messieurs de la noire cour, Rendez grâces à la guerre; Tous oommandtet à la terre, Vous dansiei au Luxembourg; Petites gens de chicane, Canne Tombera sur vous; Et l'on verra madame ânae Tous faire rouer de coups.