‹ Précis du siècle de Louis XVChapitre 43 sur 257 · Voyez une lettre du 15 septembre · texte numérisé non relu

Voyez une lettre du 15 septembre

point de poudre; les chefs du peuple étaient peu soumis au sénat. Les Autrichiens conservaient toujours quelques intelligences. Le duc de Boufflers eut d'abord autant d'embarras avec ceux qu'il Tenait défendre qu'avec ceux qu'il venait combattre. 11 mit Tordre partout ; des provisions de toute espèce abordèrent en sûreté, moyennant une rétribution qu'on donnait en secret à des capitaines de vaisseaux anglais : tant l'intérêt particulier sert toujours à faire ou à réparer les malheurs publics. Les Autrichiens avaient quelques moines dans leur parti ; on leur opposa les mêmes armes avec plus de force; on engagea les confesseurs à refuser l'absolution à quiconque balançait entre la patrie et les ennemis. Un ermite se mit à la tête des milices, qu'il encourageait par son enthousiasme en leur parlant, et par son exemple en combattant. 11 fut tué dans un de ces petits combats qui se donnaient tous les jours, et mourut en exhortant les Génois à se défendre. Les dames génoises mirent en gage leurs pierreries chef des juifs pour subvenir aux frais des ouvrages nécessaires.

Mais le plus puissant de ces encouragements fut la valeur des troupes françaises, que le duc de Boufflers employait souvent à attaquer les ennemis dans leurs postes au delà de la double enceinte de Gênes. On réussit dans presque tous ces petits combats, dont le détail attirait alors l'attention, et qui se perdent ensuite parmi des événements innombrables.

La cour de Vienne ordonna enfin qu'on levât le blocus. Le duc de Boufflers ne jouit point de ce bonheur et de cette gloire; il mourut de la petite vérole le jour même que les ennemis se retiraient (27 juin 1747 '). Il était fils du maréchal de Boufflers, ce général si estimé sous Louis XIV, homme vertueux, bon citoyen, et le duc mit les qualités de son père.

Gênes n'était pas alors pressée, mais elle était toujours trèsmenacée par les Piémontais, maîtres de tous les environs ; par la flotte anglaise, qui bouchait ses ports; par les Autrichiens, qui revenaient des Alpes fondre sur elle. Il fallait que le maréchal de Belle-Isle descendit en Italie, et c'est ce qui était d'une extrême

t Bouliers en tombé malade le tZ juin mais U n'est mort que le 2 juil-

ttft CHAPITRE XIII.

Cènes défait à la fin être accablée, le royaume de flapies exposé» Mie espérance otée à don Philippe de s'établir en Italie. Ledâcde Modère en ce cas paraissait sans ressource. Louis IV ne se rebuta pas.

(97 septembre 4747) U envoya à Gènes le eue de Ricnekea, de nouvelles troupes, de l'argent Le duc de Richelieu arrive, dans un. petit bâtiment malgré la flotte anglaise ; ses tnanpes passent à in. faveur de la même manœuvre. La tour oel^^ efforts;

eho fait passer a Gènes environ tamis mille hommes4; elle pranst deux cent cinquante mille livres par mois aux Génois, mais louai é* France les donne ; le doc de Richelieu repousse les ennemis dama plusieurs combats, fait fortifier tous les postes, met les cotes en. sûreté. Alors la cour d'Angleterre s'épuisait pour faire tomber Gènes, comme celle de France peur la défendre. Le ministère anglais donne cent cinquante mille livres sterling à l'impéxatrico-reine, et autant an roi de Sardaigne, pour entreprendre le siège de Gènes. Les Anglais perdirent leurs avances. Le maréchal de Belle-blé, après avoir pris le comté de Nice, tenait les Autrichiens et les Piémostais en alarmes. S'ils faisaient le siège de Gènes, il tombait sur canu Ainsi, étant encore arrêté par eux, il les arrêtait

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