DOCUMENT RELATIF AU VOL DU MANUSCRIT
que je joins ici avec ce billet. Il n'est donc pas douteux, monsieur, que ce manuscrit ne vienne du chevalier de La Morlière, et par conséquent de ia part de Voltaire, non-seulement par les raisons que je viens da dire, mais encore parce que c'est une de ses âmes damnées, qu'il emplois à ces sortes de manœuvres1, aussi bien que dans celles du poëme de la Pucelle, que La Morlière a répandu des premiers, et qu'il a vendu fort cher, Corbie1 m'ayant assuré qu'il lui en avait acheté un exemplaire cinquante louis; quand ce ne serait que vingt-cinq, cela serait fort honnête, et La Morlière a pu en tirer beaucoup d'argent. Je suis môme presque sûr que le voyage que j'ai su qu'il venait de faire à Rouen n'a été que pour y vendre cet ouvrage, ou peut-être pour l'y faire imprimer.
D'DÉMERT.
Ce 50 août 1753.
M. Berryer a écrit en haut de la lettres M. Duval, 1" septembre 1755.
M. Duval a ajouté :
L'écrilure du chevalier de La Morlière n'est pas jointe.