VII. — Fractures du genou
Sous le nom de fractures du genou, je désigne deux fractures qui sont justiciables du traitement par le massage sans immobilisation ou plutôt sans appareil inamovible.
Ces deux fractures diffèrent cependant de siège et d’importance.
L’une est la fracture de l’extrémité supérieure du tibia, l’autre est la fracture des condyles du fémur et en particulier la fracture verticale entre ces condyles.
J’ai eu l’occasion de traiter par le massage ces deux fractures avec un succès complet, alors que ces fractures articulaires sont considérées comme très compromettantes pour les mouvements du genou.
Il est rare que la fracture épiphysaire du tibia s’accompagne d’un grand déplacement et, en tous cas, lorsque le genou a été mis en bonne position dans une gouttière après réduction, avec ou sans chloroforme, ce sont les phénomènes articulaires qui seront redoutables et non les phénomènes de déplacement des fragments.
Au moins, dans les cas rares que j’ai observés, il en a été ainsi et cela est conforme à ce que l’on aurait pu prévoir.