TRAITEMENTS MIXTES
mobilisation, aussi facile à contenir avec les appareils les plus simples que n’importe quelle fracture.
Il y a des fractures pour lesquelles les nécessités du déplacement primitif conduisent à faire une réduction, après laquelle la mobilité des fragments est très grande, ce qui amène la nécessité de transiger avec l’immobilisation.
Même pour ces cas, je n’accepte pas l’immobilisation absolue et prolongée par l’appareil inamovible, comme on l’a comprise jusqu’ici.
Voyons par exemple une grande difformité de la fracture du radius. Je fais la réduction dans ces cas ; mais le poignet est chaque jour massé, dans la main de l’opérateur, pour n’exposer à aucun déplacement ; puis on le place dans un appareil fait avec deux attelles et une bande. Il sera tiré de cet appareil tousles jours pour être massé. Mais déjà dès le huitième ou le dixième jour le maintien peut être moins rigoureux et dès le quinzième il y a une telle solidité que l’appareil de contention peut être remplacé par un appareil de protection. Dès la troisième semaine le poignet est rendu à divers usages.
Ce traitement, mixte en quelque sorte, n’est pas celui de toutes les fractures, il est celui des fractures qui, temporairement, menaceraient de donner un nouveau déplacement. L’habileté du chirurgien con-