‹ Précis du traitement des fractures par le massage et la mobilisationChapitre 62 sur 194 · MOUVEMENTS ACTIFS · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS ACTIFS

En effet, masser et mobiliser une région fracturée sont des actes qui doivent faire partie de la première intervention utile du chirurgien dans les traumatismes articulaires et osseux.

Si les mouvements actifs ne sont pas dès ce moment beaucoup à conseiller, on peut les tâter. En examinant un poignet brisé on fera remuer les doigts. En examinant une fracture tibiale ou malléolaire sans déplacement, on fera mouvoir les orteils et fléchir le membre. De très petits mouvements ainsi provoqués donnent confiance au sujet, font tomber l’engourdissement et le malaise, et permettent de tâter la sensibilité et l’activité musculaire du sujet.

Mais, dans cette première période, le mouvement actif de quelqu’importance est en lui-même sans grande utilité et toujours dangereux.

Chaque jour amènera à faire des mouvements plus prolongés, un peu plus étendus et à provoquer des mouvements actifs plus répétés. Mais on ne saurait trop redire que, pour tous les cas, la progression lentement observée, la répétition des mouvements et leur multiplicité, plutôt que leur amplitude, sont les choses nécessaires Les grands mouvements, les mouvements violents, les mouvements trop rapides, les mouvements d’amplitude normale ou d'amplitude plus grande que les mouvements ordinaires, les mou-

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vements actifs, violents sont choses sans utilité et de nature à donner de mauvais résultats au lieu des bons auxquels conduit la sage mobilisation.

Le massage proprement dit ; ses indications et ses phases.

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Admettant que l’exploration nous mène à adopter le massage sans réduction ou après réduction, quelles seront les manœuvres à exécuter?

Il y a une condition préalable des plus importantes, la position à donner au membre. 11 ne faut jamais oublier non seulement que le massage doit être indolore, mais qu’il doit anesthésier une région douloureuse, les ébranlements du foyer de fracture étant, au début surtout, aussi modérés que possible. Il faut même qu’ils ne soient pas ressentis.

Il est donc d’importance capitale de donner au membre une situation telle qu’il soit facilement abordable et qu’on puisse limiter très exactement les mouvements.

Quelle que soit la modération des pressions, il faut que le point d’appui du membre soit bien solide et que les fragments soient en telle situation qu’ils ne soient pas entraînés en des déplacements angulaites.

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11 faut de toute nécessité qu’au dessous du foyer de fracture soit un point d’appui bien résistant, tout en étant assez doux pour ne point blesser. Un plan résistant, une planche bien garnie, une table peuvent être d’excellents supports pour les membres.

En cas de grande mobilité fragmentaire, un des meilleurs artifices pour être assuré qu’on n’ébranle pas trop le foyer de la fracture consiste à le placer dans sa main gauche pendant qu’on pratique le massage de la main droite. Pour certaines fractures, comme celle du radius et de l’avant-bras, cette manière de procéder peut rendre de grands services.

Pour certaines fractures des extrémités des membres, pied, main, poignet, il peut y avoir de grands avantages pour l’opérateur à placer le membre solidement sur ses genoux après y avoir placé un coussin solide, une planchette, etc., etc.

Quand le massage doit être fait au lit, il faut toujours avoir quelque plan solide intermédiaire qui empêche le membre de fuir. Des mouvements de défense pourraient rendre douloureuse la manoeuvre la mieux faite, voire même empêcher toute application satisfaisante de la méthode.

Ce choix est plus délicat qu’on ne le croit, car, aux premiers jours, il n’est pas possible d’adopter

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