‹ Précis du traitement des fractures par le massage et la mobilisationChapitre 88 sur 194 · RÉDUCTION IMMÉDIATE · texte numérisé non relu

RÉDUCTION IMMÉDIATE

D’autres encore sont dûs à l’entraînement des fragments mobiles par les muscles auxquels ils donnent insertion.

A quel moment convient-il de corriger ces déformations, de redresser les membres déformés ?

On peut dire qu’en principe, il faut pratiquer ce redressement (la réduction) à l’époque la plus rapprochée possible de l’accident.

D’une part, les muscles s’habituent à ces nouveaux rapports osseux et deviennent rapidement trop rétractés et résistants, et d’autre part, le travail de réparation qui est extrêmement rapide a pour résultat de fixer les os dans leurs rapports défectueux.

Une réduction immédiate est, en règle générale, infiniment plus facile que ne sera la réduction même le lendemain.

On peut ajouter à cela qu’il y a des déformations qui entraînent des contractures en amenant une irritation directe des muscles, et, dans ces cas, la réduction la plus rapide possible s’impose, parce qu’elle supprime la cause de ces contractures.

Mais s’il y a des conditions qui imposent la réduction immédiate, il y en a d’autres qui doivent faire remettre la réduction à plus tard. Tel est le cas des contractures liées à certaines fractures. Même quand

DIFFORMIIÉS PAR CONTRACTURES.

elles sont liées à certaines prédispositions individuelles.

11 y a des fractures pour lesquelles, tant que lescontractures musculaires ne sont pas tombées, la réduction est impossible et tous les efforts n’aboutiront qu’à aggraver la situation, à rendre illusoires l’application des appareils les mieux combinés.

Tel est le cas de la plupart des fractures de clavicule, des fractures de l’olécrane, de bon nombre de fractures d’une ou des deux malléoles.

Dans ces cas, le massage est une réelle nécessité. Ce n’est qu’après le massage que les contractures disparaissent ; et la réduction devient alors si facile que, quel que soit l’appareil appliqué, on obtient cette réduction.

Ce sont ces contractures qui accompagnent le gonflement et qui ont fait dire que pour certaines fractures, il est sage de ne mettre d’appareils inamovibles qu’après un certain laps de temps. La règle n’est pas mauvaise, car il arrive que, les premiers jours ayant été passés dans un repos absolu, les contractures ont si bien cédé que les appareils mis alors obtiennent une bonne réduction.

Mais ce bon résultat ne se rencontre que dans un petit nombre de cas et n’a rien de comparable avec le résultat qu’obtient le massage.

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