I. — Fracture des phalanges
C’est là une fracture qui aura peu de bénéfice à tirer d’un massage proprement dit. Celui-ci ne peut qu’être réduit à quelques frictions longitudinales très légères.
Pourtant il faut noter que l’immobilisation du doigt n’a besoin que d’être très relative. Surtout si la fracture est proche d’une articulation, il y a lieu de tirer le doigt chaque jour d’un appareil à deux attelles ou en gouttière et de mobiliser avec soin les articulations du doigt.
Il est bien rare qu’il y ait une difformité nécessitant une réduction à proprement parler, sauf dans certains cas où la fracture, très proche de l’articulation, simule la luxation.
La réduction immédiate par traction doit être faite. Un appareil simple contient très bien cette fracture et, avec la mobilisation, la consolidation du doigt est extrêmement rapide.
Si on fait des frictions, éviter le foyer de fracture
FRACTURE DES MÉTACARPIENS.
lors des premières mobilisations, le soutenir très exactement en le tenant dans la main, de façon à ce qu’il ne soit pas le siège de mouvements angulaires très marqués.
Un certain nombre de fractures des phalanges, et des fractures de métacarpiens, restaient inconnues avant la radiographie. 11 faut tenir compte de ce fait et en profiter pour appliquer la méthode. Toutefois, nous faisons remarquer que, même sans radiographie, ces cas auraient eu chance de bénéficier du traitement par le massage, car on les considérait alors comme des contusions graves, en les méconnaissant parce qu’elles ne donnent ni déplacement, ni mobilité. Dès lors, le massage et la mobilisation conviennent aux contusions qui les masquent. L’avantage de la radiographie est alors surtout de permettre d’éviter l’irritation directe du foyer de fracture bien précisé par l’image.
Ordinairement le placement de la main sur un coussin résistant ou sur un drap plié en plusieurs doubles donne la meilleure position Je la main à masser.