CHAPITRE II
Prédication des croisades. Histoire de la première croisade | (1095-1100).
k A. OBJET ET MOTIFS LES CROISADES. — Avant que es Turcs-Seldjoucides se fussent emparés de la alestine, les chrétiens, quoique malheureux et urmentés, avaient assez librement exercé leur
le; mais dès que Jérusalem fut tombée au pouir des musulmans, les chrétiens furent accablés ‘bumiliations et de mauvais traitements. De plus, es Turesmenaçaient sérieusement Constantinople, bil étaità craindre. que s'ils se rendaient maîtrès de |
ne
cette ville, ilsnecouvrissentensuitel'Europedeleurs hordesdévastatrices.Les croisades eurent donc pour objet d'aller briser chez elle cette puissance enne mie.et de décider du triomphe de la vérité sur l'ex reur, de la liberté sur le despotisme, de la civilisa tion sur la barbarie) Elles n'étaient pas moiig utiles, on le voit, à la cause de l'Europe et de l’hx manité entière qu’à selle de la religion, Ces en. treprises si salutaires dans leurs résultats ne fui rent pas moihs justes dans leurs motifs, Les croi sés, comme auxiliaires des empereurs d'Orient, entreprirent de rendre à ces princes les contrées que les musulmans leur avaient ravies:; comme chrétiens, ils devaient arrêter le débordement de lislamisme, et mettre an terme aux profanations des lieux où s'étaient accomplis les augustes mystères de la vie et de la passion de Jésus-Christ. :®. PLUSIEURS PÉLERINAGES AUX SAINTS LIEUX. —-È Les saints lieux, objet de la vénération des fidèles dès les premiers temps du christianisme, avaient surtout été visités avec un pieux empressement depuis que Constantin et sa mère, sainte Hélène, avaient enrichi Jérusalem de monuments célèbres, Depuis la conquête de la ville sainie par Omar, leshi fidèles établis à Jérusalem -et les pélerins qui sl rendaient avaient en à souffrir de cruelles persécutions. Ces vexations devinrent surtont intolé rables lorsque les Fatimites se furent rendus malt tres de Jérusalem, et plus encore lorsque les Tuï comans l’eurent enlevée aux Fatimites. Le tal bléau que: faisaient les pélerins de la tyrannie défi infidèles et des: abominations qui souillaient lé
ints lieux, ne ralentit pas l’ardeur pour les péleriges, mais elle se transforma en expéditions guer-
pedeleurs donc pour
ance ennegres, ayant pour but de délivrer la terre sainte. é sur l'en cape français, Sylvestre IF, qui avait lui-même
Ja civilisa Jas moi et de l'hw . Ces en.
tats ne fu . Les croi s d'Orient, >S Contrées S; Comme dement de ofanations
sité Jérusalem, fit un appel à tons les princes rétiens contre les sectateurs du Coran. Saint égoire VIT, qui n'était étranger à rien de ce qui passait dans le monde catholique, et Victor HE, n digne successeur, poursuivirent activement le me dessein, et, à leur voix, il se fit plusieurs mements, qui se bornèrent pourtant à purger la éditerranée des pirateries des Sarrasins et à faire e descente en Afrique. Ce fut seulement sous rbain II que la chrétienté se souleva à la voix du ef de l'Eglise, et que les croisades proprement
usies mysites commencèrent, \ Christ. M3 PRÉDICATION DES CROISADES. — Urbain II > LIEUX, -Rait d'abord communiqué son projet aux Italiens
des fidèlesans le concile de Plaisance (1094); mais il ne fut Je, avaient ompris que des Français. Ce fut à Clermont (1095) sement de-Mue chacun s’écria : Dieu le veut! Dieu Le veut! A la te Hélène Mix de l’ermite Pierre d'Amiens, qui avait été luis célèbres ème témoin de l’état déplorable des saints lieux
Omar, les qui fut chargé par le souverain pontite de prèins qui sYher la croisade en France, en Italie et en Alle- Iles persé-Mhagne, les populations entières s'ébranlèrent, im-
atientes d’aller combattre les ennemis de Dieu. ans le premier élan de l'enthousiasme, des banle les Tures nombrehses se mirent en marche sous la cons. Le tite de Pierre l’Ermite lui-même, et de quelques annie détres chefs qu'elles s'étaient donnés; mais victiaient les deteur indiscipline, elles alièrent inutilement
ut. intolé ndus mal