‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 108 sur 180 · CHAPITRE HIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE HIT

Saint Bernard. Prédication de la seconde croisade (1146)

4. SAINT BERNARD A CITEAUX. — Bernard, né château de Fontaines, en Bourgogne, réunissai dans sa personne les grâces extérieures du corn et les plus rares qualités de l'esprit, aussi avait0l conçu de lui les plus belles espérances, Malgré l brillante position qui l’attendait dans le monde, il forma cependant la généreuse résolution des sacrifier à Dieu. Se: frères et ses amis firent tout leurs efforts pour le détourner de son projet, mais

il s’y affermit davantage, et parvint même à rame

ner à ses idées ceux qui auparavant lui avaient él

le plus contraires. Il fut suivi à Cîteaux par & frères, à l'exception du dernier qui resta près dé leur père pour le consoler pendant sa vieillesse Az moment du départ, l’aîné, voyant leur jet frère jouer avec d’autres enfants, lui dit : « Vous serez l'unique héritier de notre maison; nous vou laissons tous nos biens. » — « Oui, répondit let" fant, les biens du ciel sont pour vous, et ceux delpäil 8 terre sont pour moi : le partage n’est pas égal. «lis le

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resta cependant; mais dans la suite il vintse réunir à se rendire Me 5° frères.

tte ville? Qu. DÈS que Bernard fut entré à Cîteaux, on vit ur roi? Quibriller en lui les plus sublimes vertus : ils’appliqua nl lement à mortifier ses sens, qu’il semblait être u royaumodevenu un homme tout spirituel. Il soutenait par Bison exemple la ferveur de ses compagnons, et ranimait la sienne au souvenir des motifs de sa conversion, en se disant à lui-même : Bernard dans quel dessein es-tu venu ici! Ces courtes paroles sade (1149 jui inspiraient un nouveau courage pour remplir Mes devoirs de la vie religieuse.

®. FONDATION DE CLAIRVAUX. — Son exemple tira un si grand nombre de religieux dans ia mai- Bson de Cîteaux, qu’on fut bientôt obligé de fonder d'autres abbayes. Celle de Clairvaux fut bâtie dans Ja vallée d’Absinthe, dont les bois avaient longtemps servi de retraite aux voleurs. Saint Bernard ayant été nommé abbé de Clairvaux, fixa à douze le nombre desreligieux dela nouvelle abbaye ; mais le nombre ne tarda pas à s’accroître considérablement. On y voyait des hommes qui, après avoir été riches et honorés dans le monde, se glorifiaient dans la pauvreté de Jésus-Christ, etsouffraientavec joie la fatigue du travail et les privations. Le saint abbé était partout à la tête de son troupeau, s’imposant par lui-même les plus lourdes tâches.

8. INFLUENCE DE SAINT BERNARL. — Ses talents et ses vertus le rendirent célèbre dans le monde

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Jondit l'et entier. Dieu l'ayant favorisé du don des miracles, t ceux delAil guérissait, en les touchant ou en faisant sur eux as égal, «MIE signe de la croix, les malades de toute espèce,

454 CINQUIÉME ÉPONTE. | aveugles où paralytiques, qu'on lui amenait de foi loin. Les conversions qu'il opéra, grâce à son él: quence persuasive où plutôt à l'esprit divin quil'# nimait, n'étajent pas moins surprenantes. Ph sieurs Églises conçurent le désir de l'avoir pou pasteur : on lui offrit l'urchevèché dé Milan, cul dé Reims, l’évêclié de Langres et celui de Chälons ll refusa constamment ces dignités, né cherchanl qu’à s’ensevelir dans la retraite, xinstruire les reli gieux et à s'instruire lui-mèêr'- des voies de Die, Mais lé crédit que ses lumières et sa saintett li donnaient troubla souvent sa solitude. On recot rait à lui de tous côtés, et son zèle l’obligeait} prendre part aux différentes affaires de l'Eglise | était à la fois le refuge des malheureux, le défensenMté, des opprimés, le fléau des hérétiques, l'oracle dés souverains pontifes, le conseil des évêques et des rois; en un mot, l’homme de l'Eglise, toujour prêt à en défendre l'unité, à en combattre les erMais nemis. | Æ. PRÉDICATION DE LA DEUXIÈME CROISADE, — La terre sainte étant en danger de retomber à pouvoir des infidèles, qui s'étaient déjà emparés dé la ville d'Edesse et y avaient fait un horrible massacre des chrétiens, le roi de Jérusalem de mañnda des secours aux princes d'Occident. Le pape, alarmé de la triste situation où se trouvall la Palestine, entreprit de rallumer dans le cœur dés chrétiens la même ardeur que cinquante ans at paraævatit Urbain II y avait excitée. 11 écrivit au role de de France pour exhorter les Français à prendre les armes en faveur de la religion et chargea sahl

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