HÉRÉSIE DE WICLEF ET DE JEAN HUSS
cui est suffisamment contrit. Ces erreurs quoique nées ou répandues en Angleterre n'y prirent point acine, et Wiclef étant mort, sa secte tomba peu à peu; mais il avait laissé des écrits infectés du vein de l'hérésie.
tles désordres MR ©: ERBEURS DE JEAN Huss. — Les écrits de Wichisme? Mclef furent portés à Prague par un gentilhomme de “sullat duc. Drihème, qui avait étudié à Oxford, et communiqués vec qui Sigis- Sd « à Jean Huss, recteur de l’université de Prague. Ce-
> calme fut, 1417).
pour Clément
il pour réunir
stance? hi-ciadopta la doctrine pernicieuse contenue dans aan ns Mes livres, et la débita dans ses sermons avec une lut=il ? ardeur incroyable. Il y ajouta denouvelles erreurs, ntre autres la nécessité de communier sous les jeux espèces. Il s’attacha un grand nombre de disiples, dont le plus ardent était Jérôme de Prague, les Hussites et cette nouvelle secte fit de grands progrès en Bohème. L’archevèque de Prague etle pape Jean XXHII rpation du e négligèrent rien pour arrêter le cours de l'erreur hcore pour et ramener le novateur à la vérité et à la soumisos étant ion; mais tous leurs efforts furent inutiles ; Jean Le cette fu. MiUsS Continua de répandre son hérésie dans les inivereité iles et les villages, suivi d'une grande foule de r. JL avait peuple qui l'écoutait avec un extrème empresseins singu- Mn. Les choses en étaient à ce point, lorsque fut
Urbain V bonvoqué le concile de Constance.
pour se W 3. CONDAMNATION DE JEAN HUSS. — Jean Huss scclésias- M présenta lui-même au milieu de l'assemblée nt que le our défendre sa doctrine. Avant son départ il avait S évêques [Ait annoncer dans les églises de Prague qu il con- ; prêtres: entait à être jugé par le concile et à subir les peiint par le | es portées contres les hérétiques, si on pouvait le
e à celui Monvaincre d'aucune erreur contre la foi. Après
cette déclaration, l’empereur Sigismond lui avai donné un sauf-conduit, non pour le soustraire a châtiment auquel il se soumettait lui-même, mai pour le mettre en sûreté dans le voyage et lui faci. liter le moyen de se justifier, si, comme il le disait il avait été calomnié. Le concile entendit le sec taire, examina ses livres avec Soin et en condamm la doctrine. L'hérésiarque ayant refusé de se sou. mettre, on essaya de fléchir son obstination ct de le soustraire ainsi au châtiment qui le menaçait Il persista dans son erreur, et le concile, après Pavoir solennellement dégradé, le livra au bras sé. culier. On lui appliqua la peine portée par les lois alors en vigueur contre les hérétiques et il fut brûlé vif (1415). Peu après, Jérôme de Prague son disciple et son ami, subit le même supplice.
Æ, GUERRE DES HUSSITES (1419-1434). — La condamnation et le supplice de Jean Huss et de son disciple exaspérèrent leurs partisans. Ils prirent les armes, sous la conduite du fanatique Jean Ziska, et se précipitèrent sur Phôtel de ville de Prague, où ils massacrèrent tous les magistrats catholiques. Ils se répandirent ensuite dans la Bohème, pillant les couvents, incendiant les églises et torturant les prêtres. Sigismond, qui recueillit la couronne de Wenceslas, envoya succes- È sivement contre ces furieux quatre armées qui furent taillées en pièces. Pendant cet intervaile la peste emporta le féroce Ziska, qui, dit-on, ne rougit pas sur son lit de mort d’ordonner qu’on fit de sa peau un tambour, pour allumer encore la fureur des combats. Les hussites se don-