‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 130 sur 180 · UNION DE L'ÉGLISE GRECQUE ET DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

UNION DE L'ÉGLISE GRECQUE ET DE L'ÉGLISE

Dune. — Les autres évèques s’attachèrent à la

ommunion du pape et se rendirent à Ferrare. On vit arriver l’empereur et le patriarche de Cons-

- MBntinople, avec vingt archevêques d'Orient et un

and nombre d’autres ecclésiastiques grecs d’un érite éminent. Mais les prétentions de quelquess des membres du concile déterminèrent le pape, lu consentement des Grecs, à transférer cette semblée à Florence (1439). Lorsau'on y eut lairci toutes les difficultés, l’empereur, le paarche et les évèques grecs donnèrent une prossion de foi conforme à celle de l'Église rolaine, dans laquelle ils reconnaissaient en parti-

culier que le Saint-Esprit procède du Père et à Fils et que le pape est le chef de l'Église univer. selle. Ensuite ia réunion fut agréée de parte d'autre. L'on rédigea un décret dans lequel onin séra tous les points que les Grecs avaient contesté auparavant; cet acte fut signé par le pape, park patriarche et par les autres prélats grecs, à l’exc tion de Marc, évèque d'Éphèse, ‘qui refusa con tamment de le souscrire. Ainsi fut terminée la réy nion de l’Église grecque à l'Église latine, à laquelle les papes travailaient depuis si longtemps.

&. TROUBLE DE CETTE UNION. — Le succès dik concile répandit une joie universelle dans l'Église catholique; mais cette joie fut de courte duré, Quand l’empereur et les prélats grecs furent de retour à Constantinople, ils trouvèrent le clergé et le peuple de cette ville étrangement prévenus contre l'union. Les schismatiques proférèrent des menaces contre ceux qui avaient accepté les décisions du concile, et comblèrent d’éloges Marc d'Éphèse, qui, seul, avait osé refuser son as sentiment. Les députés qui avaient assisté au con-M"t cile de Florence, intimidés par ce déchaînement de leurs concitoyens, n’eurent point le courage dé défendre la profession de foi qu'ils avaient eux: mêmes signée, de sorte que le schisme fut fixé sans retour. Quelques années après, le pape Nicolas V écrivit à cette nation malheureuse que Dieu allaià enfin la punir de son obstination, en la livrant auf ministres de sa vengeance, et ceite terrible prédiction ne tarda pas à s’accomplir.

Æ, PRISE DE CONSTANTINOPLE (1453), — Le 6

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