HÉRÉSIE DE LUTHER
beteur de l’université de Wittemberg. Esprit init, ardent, plein de présomption, il attaqua glise à l'occasion des indulgences accordées par pape Léon X, parce que la publication en fut nfiée aux dominicains et non pas aux religieux Be son ordre. Il commença par déclamer contre bus des indulgences, puis contre les indulgen- D: mêmes. Il attaqua ensuite la doctrine de l'Église ir le péché originel, sur la justification et sur les crements. Ces nouveautés impies ayant été conmnécs par une bulle du pape, le fougueux noteur s’éléva contre la primauté du siége de ome, et ne gardant plus aucune mesure, il tomba écarte en écarts, et d'excès en excès, renouvent les crreurs déjà foudroyées dans les albigeois, ans Wiclef et dans les hussites. Il écrivit contre purgatoire, contre le libre arbitre, contre le méle des bonnes œuvres, etc. Tel fut le commenceent de sa funeste apostasie de l’ancienne foi. IL qualifia du nom de réformation, et ses sectàaurs furent ensuite appelés protestants, parce que urs principaux chefs protestèrent, en 4529, contre An décret de la diète de Spire rendu par l’archiduc erdinand et par les autres princes catholiques. - ®. CONDUITE INDIGNE DES PRINCES. — Luther, ont l'entreprise bardie avait besoin d’être soutee par de puissants appuis poussa les princes Allemagne à s'emparer des biens ecclésiastiques. e moyen facile lui rendit les princes favorables, l'espérance de recueillir une partie de ces riches Fvouilles engagea dans son parti des seigneurs lissants. Frédéric, élesteur de Saxe, et Philippe,
landgrave de Hesse, se déclarèrent hautement ses . protecteurs. Pour multiplier ses sectaires, Luther at. ” taqua la loi du célibat des prêtres et des religieux, et lui-même, qui était prêtre et moine, donna l’exem. ple de l'infraction, en épousant une jeune religieuse qu'il avait tirée de son couvent pour la catéchiser et la séduire. De telles leçons, sou‘enues par de Bu tels exemples, trouvèrent facilement accès dans 2 l'esprit des peuples; et une secte si favorable aux inciinations corrompues du cœur humain ne pou- ri vait que s’accroître de jeur en ‘on, à
. PROGRÈS DU LUTHÉRANISML.—- De la haute Saxe, l'hérésie se répandit dans les provinces septentrionales de l'Allemagne, dans les duchés de Brunswick, de Mecklembourg, de Pomérauie et dans la Prusse; Albert de Brandebourg, grand maître de l'ordre Teutonique, fut un des premiers à entrer dans la ligue protestante. Christian LIL abolit la religion catholique dans le Dancmark, la Norwége et l'laude et fit trancher la tête à tous ceux qui refusaient de croire à la doctrine de Luther. Gustave Wasa décréta également la confiscation de tous les biens des églises et des évèchés en Suède, défendit tout rapport avec Rome, et acheva de substituer le luthéranisme au catholicisme, en prescrivant à toutes les églises la liturgie qu’elles devaient suivre. Les rois de Pologne se déclarèrent d'abord ouvertement contre les nouvelles doctrines. Sigismond publia même une loi à ce sujet, mais il nt put réserver entièrement son peuple de la conta- gion. Les Dantzickois demandèrent et obtinrent le libre exercice du culte réformé, et bientôt dans
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