‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 146 sur 180 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des variations des protestants. Concile de Trente, Saint Charles Borromée.

4. DES VARIATIONS DES PROTESTANTS. — Ün des caractères de l’hérésie est d’être sujette à se diviser et à varier dans ses enseignements. Jusqu'à pré. sent aucune n’a échappé à cette instabilité de doc: trine. Les protestants, d’abord si unis dans leurs attaques contre l'Eglise, se trouvèrent impuissants à conserver entre eux la moindre unité. Ne s’accordant que pour nier, quand il leur fallut formuler un symbole, ïls produisirentmilleopinionsdiverses, Luther et Calvin se lancèrent le sarcasme et l'in. jure; Zwingle guerroya ouvertement contre le réformateur saxon ; Socin imagina un naturalisme odieux qui effraya les réformés eux mêmes. Comme on permettait à chacun de s’en rapporter uniquenent à sa raison et de baser sa croyance sur 4 propre interprétation de la Bible, il y eut autant de religions que d'individus. C'est ce qui a fait dire, avec vérité, qu'il serait plus aisé de compter tous les nuages qui passent devant le soleil dans un jour d'orage, que d'énumérer toutes les variations que le protestantisme a subies. Cette mobilité finit

par causer sa ruine, mais elie n'empêcha pas que, dans'les commencements, l'erreur ne jouit d'unt à

certaine ardeur de prosélytisme qui lui fit faire de grandes conquêtes, partout où les passions demardaient à être délivrées du joug qui les comprimuait,

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