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en perfectionnant leurs lois et leurs institutions, et elle est devenue leur plus ferme appui. Aujourd'hui encore elle est à la tête de toutes les nations civilisées, tandis que les peuples qui ont refusé ses lumières sont plongés dans la barbarie.
Jésus-Christ avait annoncé à ses apôtres qu'ils seraient persécutés, et nous avons vu l'Eglise sou. tenir incessamment de grands combats. Les empereurs ont d'abord voulu noyer l'Eglise naissante dans le sang de ses enfants ; puis après les persécutions sanglantes sont venues les attaques pertides des hérétiques qui voulaient altérer la pureté de sa doctrine ; aux hérétiques ont succédé les barbares qui ont donné au monde de grands scandales, et à mesure que la civilisati 1 a progressé, il est à rcmarquer que la vraie foi à vu se soulever coutre
elle les plus terriblestempêtes. Trouve-t-on des siè- :
cles comparables à ceux qui ont vu naître le protestantisme et le philosophisme? Parmi nous les périls ne sout ni moins grands, ni moins nombreux. Les ennemis de l'Eglise se cachent et se dissimulent, et c'est malheureusement ce qui les rend plus redoutables.
Toutefois nous ne devons point les craindre. Jésus-Christ, en parlant des épreuves que l'Eglise aurait à traverser ici-bas, a dit ces consolantes paroles : Les portes de l'enfer ne prévaudront point contre ele. Jusqu'aujourd'hui nous avons mème vu tous les efforts des ennemis tourner à son triomphe. Le sang répandu par les premiers persécuteurs à été une semence de chrétiens; la guerre que les hérésies ont faite à la vérité, n’a servi qu'à faire res-
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plendir celle-cid'uneplus vivelnmière; les vices des barbares ont été vaincus par la doctrine sanctifante de l'Homme-Dieu; les efforts des protestants et des philosophes ont mis à découvert tout ce qu'il ya d'insensé dans la conduite de l'homme qui se sépare de l'Eglise de quelque façon que ce soit, et aujourd'hui tousles esprits graves etjudicieux com-
prennent qu'il faut rester attaché à la foi catholique, si l'on ne veut s’égarer.
Ces triomphes constants nous montrent que l'Eglise doit éternellement durer. Elle a vu l’empire romain S'écrouler et elle est demeurée ferme au milieu de cet ébranlement. Flle se soutient depuis dix-huit siècles parmi les orages qui se sont élevés de toutes parts ; elle se perpétuera donc jusqu'à la fin du monde, malgré les tempêtss qui surviendront dans la suite. Cetx qui vivront après nous la trouveront toujours subsistante, parce que cette perpétuelle durée lui a été promise et que celni qui à fait cette promesse est immuable, fidèle ettout-puissant. Lisez, dit saint Augustin, lisez ée qui a été prédit, voyez ce qui a été accompli, et concluez que le reste s'accomplira infailliblement. | Nous devons donc nous attacher à l'Eglise, nous devons l'aimer comme la cité où Dieurègne, comme le séjour de l’éternelle vérité et le sanctuaire de la divine charité. Si elle a de grands combats à soulenir sur la terre, ces combats né troublent pas dans ses enfants la paix du cœur, qui consiste dans la fermeté de la foi, dans la certitude de l’espérance et dans l’ardeur de la charité,